A la découverte des Saints Bretons. Le 2 août, c’est la Saint Uniac (Unieg)

Nous vous proposons dans cette rubrique de découvrir l’histoire des Saints Bretons. Les saints bretons désignent des personnalités bretonnes vénérées pour le caractère exemplaire de leur vie d’un point de vue chrétien. Peu d’entre elles ont été reconnues saintes par la procédure de canonisation de l’Église catholique (mise en place plusieurs siècles après leur mort), mais ont été désignées par le peuple, leur existence même n’étant pas toujours historiquement attestée. La plupart des vitae de saints bretons qui nous sont parvenues datent en effet des ixe et xe siècles ou ont été réécrites dans le contexte de la réforme grégorienne qui induit parfois les clercs à remodeler les documents hagiographiques, issus de traditions orales transmises aussi bien dans le vieux fond populaire que dans le milieu savant, dans leur intérêt (légitimation de la figure épiscopale, du bien-fondé d’une réforme d’une communauté monastique). Le développement du culte de ces saints se développe au Moyen Âge tardif lorsque plusieurs familles de l’aristocratie bretonne s’approprient les légendes hagiographiques en justifiant par des arguments généalogiques, de la protection particulière d’un saint ou de son adoption comme ancêtre de substitution dans leurs lignages.

Les historiens actuels éprouvent encore beaucoup de difficultés pour distinguer entre imaginaire et réalité. L’historicité des épisodes de la vie de ces saints reste ainsi souvent douteuse car ces épisodes se retrouvent dans l’hagiographie tels qu’ils apparaissent dans les coutumes ou dans le folklore. La structure même du récit des vitae se rencontre dans d’autres Vies de saints dont les auteurs reprennent généralement des « conventions littéraires d’un modèle biblique qui façonnait leurs modes de pensée et d’expression ».

En 2022, environ 170 saints bretons sont représentés, chacun par une statue, à la Vallée des Saints, en Carnoët.

Le 2 août, c’est la Saint Uniac (Unieg)

Compagnon de saint Samson avec lequel il débarque en 548 à Saint-Guinoux en Bretagne, Saint Uniac devient un des religieux les plus fervents du monastère de Dol et le collaborateur de saint Méen, avant de se rendre à Saint-Uniac où il fonde un prieuré qui sera donné à l’abbaye de Saint-Méen . Il fit jaillir une source selon la légende pour soulager les habitants autour de son monastère qui souffraient de la sécheresse, dont l’eau à la réputation d’être intarissable et de guérir les malades atteints d’infections de la peau. Une niche surmontant cette source abrite une statue en bois représentant le saint. Au xiie siècle, de grandes processions y étaient organisées le , jour de sa fête, jusqu’à la fin du xixe siècle.

Tout comme saint Méen son supérieur, il est invoqué pour guérir les maladies de peau.

Photo : Info Bretagne
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Une réponse

  1. CHER SAINT MEEN comme je suis malheureuse de ne pas avoir fait ton pélerinage le 21 JUIN en AVEYRON mais on t’aime on pense à TOI et bien entendu tu as toujours fait le cadeau de cet élément de la VIE c’est à dire l’EAU
    les voies de DIEU SONT IMPENETRABLES n’allez pas trop loin regardez et entendez ce qui est pres de vous sans culpabilité mais avec humilité !!!

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