A la découverte des Saints Bretons. Le 8 août, c’est la St Gwenneg

saints et miracles bretons

Nous vous proposons dans cette rubrique de découvrir l’histoire des Saints Bretons. Les saints bretons désignent des personnalités bretonnes vénérées pour le caractère exemplaire de leur vie d’un point de vue chrétien. Peu d’entre elles ont été reconnues saintes par la procédure de canonisation de l’Église catholique (mise en place plusieurs siècles après leur mort), mais ont été désignées par le peuple, leur existence même n’étant pas toujours historiquement attestée. La plupart des vitae de saints bretons qui nous sont parvenues datent en effet des ixe et xe siècles ou ont été réécrites dans le contexte de la réforme grégorienne qui induit parfois les clercs à remodeler les documents hagiographiques, issus de traditions orales transmises aussi bien dans le vieux fond populaire que dans le milieu savant, dans leur intérêt (légitimation de la figure épiscopale, du bien-fondé d’une réforme d’une communauté monastique). Le développement du culte de ces saints se développe au Moyen Âge tardif lorsque plusieurs familles de l’aristocratie bretonne s’approprient les légendes hagiographiques en justifiant par des arguments généalogiques, de la protection particulière d’un saint ou de son adoption comme ancêtre de substitution dans leurs lignages.

Les historiens actuels éprouvent encore beaucoup de difficultés pour distinguer entre imaginaire et réalité. L’historicité des épisodes de la vie de ces saints reste ainsi souvent douteuse car ces épisodes se retrouvent dans l’hagiographie tels qu’ils apparaissent dans les coutumes ou dans le folklore. La structure même du récit des vitae se rencontre dans d’autres Vies de saints dont les auteurs reprennent généralement des « conventions littéraires d’un modèle biblique qui façonnait leurs modes de pensée et d’expression ».

En 2022, environ 170 saints bretons sont représentés, chacun par une statue, à la Vallée des Saints, en Carnoët.

Le 8 août, c’est la St Gwenneg

Frère de Judoc, frère ou cousin de Judicael, fonde au 7e siècle le monastère de Wormhout. Comme son frère, il quitte la Bretagne pour le Nord, où il est accueilli au monastère de Sithui par saint Bertin. Celui-ci leur demande, à lui et à ses compagnons, de construire un monastère dans le Pagus Terwanensis, aujourd’hui Thérouanne (62). Un homme riche leur offre un lieu appelé Woromholt (l’actuel Wormhout), dont il deviendra l’abbé jusqu’à sa mort en 717. Il sera enterré dans son monastère.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Une réponse

  1. Est-ce que ce n’est pas à Sint-Winoksbergen qu’il a construit son monastère, sur le Groenberg, où la tour subsiste toujours?
    Sithui se trouvait en Flandre aussi: à Sint-Omaars.

Les commentaires sont fermés.

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