Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 30 000 euros
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Frankenstream rencontre les pères fondateurs du stream, ausculte son histoire et sa conquête du monde pour finalement interroger notre aveuglement face à la pollution numérique. Collage d’archives, d’interviews et de data-visualisations, le récit offre une effrayante plongée dans cette technologie, miroir de nos propres excès sur internet.
Né il y a trente ans dans un recoin d’Internet, le streaming est devenu la technologie incontournable des années 2020. Dissimulé derrière un jargon marketing aérien, fréquemment associé aux termes « dématérialisation », « virtuel », « cloud », il paraît désincarné alors qu’il nécessite des installations physiques lourdes pour fonctionner : infinité de serveurs, câbles, réseaux, data centers, terminaux, etc. À cause de sa boulimie, cette technologie fait en outre exploser la consommation d’énergie et de matières premières. À l’aide d’un collage percutant d’infographies, d’archives carburant à l’ironie geek, et grâce à un jeune aéropage d’experts et des rencontres avec ses pères fondateurs, ce documentaire retrace l’histoire du streaming et sa conquête du monde, parallèlement à la montée en intensité des alarmes des climatologues. Il interroge notre aveuglement face à la pollution numérique. Jouant sur l’analogie entre cette technologie et Frankenstein, à coups de malicieuses apparitions de Boris Karloff, il n’assène pas de verdict définitif pour autant. Sa dernière partie esquisse des solutions, individuelles ou collectives, pour dompter et verdir la bête.
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