L’année 2026 marque un tournant pour l’épargne française. La baisse du Livret A à 1,5 % et le durcissement de la fiscalité du capital obligent les épargnants à repenser leur stratégie patrimoniale.
La diversification patrimoniale en 2026 devient une nécessité pour préserver le pouvoir d’achat. Entre fonds euros nouvelle génération, SCPI et produits structurés, les alternatives aux placements traditionnels existent.
Le Livret A perd de son attrait en 2026
Le taux du Livret A chute à 1,5 % au 1er février 2026. Cette baisse prolonge une tendance amorcée depuis le pic de 3 % atteint en février 2023. Le rendement reste toutefois positif en termes réels face à une inflation maîtrisée à 0,8 %.
Kenny Sitbon, investisseur depuis 2007 et ancien cadre de Goldman Sachs pendant plus de dix ans, observe que cette évolution modifie profondément les arbitrages patrimoniaux. Le cabinet Anavie qu’il accompagne dans sa stratégie patrimoniale identifie la nécessité d’une approche plus diversifiée pour les épargnants disposant de liquidités excédentaires.
La fiscalité du capital se durcit
Les contributions sociales augmentent de 1,4 point en 2026. Le prélèvement total sur les revenus du capital atteint désormais 18,6 %. Cette hausse réduit mécaniquement le rendement net des placements financiers soumis à fiscalité.
Les livrets réglementés conservent leur avantage : aucun impôt ni prélèvement social ne s’applique sur leurs intérêts. Cette exonération totale justifie leur maintien comme socle de l’épargne de précaution, dans la limite des plafonds réglementaires.
Les fonds euros nouvelle génération se distinguent
Certains fonds euros affichent des rendements supérieurs à 3,5 % nets de frais de gestion en 2025. Ces performances s’expliquent par l’exposition aux obligations acquises durant la période de taux élevés. Trois caractéristiques distinguent ces supports :
· Une composition obligataire profitant des taux élevés récents
· Une garantie du capital maintenue par l’assureur
· Une liquidité préservée contrairement aux placements bloqués
Ces fonds constituent une alternative crédible aux livrets pour l’épargne de précaution excédentaire. Le rendement dépasse significativement celui du Livret A tout en conservant la sécurité du capital.
Les SCPI retrouvent de l’intérêt
Le marché des SCPI a traversé une correction entre 2023 et 2024. Les prix de parts se sont ajustés à la hausse des taux directeurs, créant un point d’entrée attractif pour les investisseurs. La sélection reste primordiale :
· Privilégier les SCPI européennes pour leur fiscalité allégée
· Éviter les portefeuilles concentrés sur les bureaux vieillissants
· Rechercher les structures à frais d’entrée réduits ou nuls
Les SCPI offrent un rendement locatif généralement compris entre 5 % et 6 %. Ce niveau dépasse nettement celui des placements sécurisés, en contrepartie d’un risque de perte en capital.
Construire une allocation équilibrée
La diversification patrimoniale repose sur une répartition entre plusieurs classes d’actifs. Chaque compartiment répond à un objectif distinct. Une allocation type pour 2026 peut s’organiser ainsi :
· Liquidités immédiates (Livret A, LDDS) : équivalent de 3 à 6 mois de dépenses
· Épargne sécurisée : fonds euros boostés et comptes à terme
· Rendement : SCPI sélectionnées et obligations
· Croissance : actions via ETF pour les profils adaptés
Le rééquilibrage régulier permet de maintenir cette répartition face aux évolutions de marché et aux besoins personnels.
FAQ
Faut-il vider son Livret A en 2026 ?
Le Livret A conserve sa pertinence comme réserve de précaution immédiate. Son rendement de 1,5 % reste positif en termes réels face à une inflation de 0,8 %. L’excédent au-delà de 3 à 6 mois de dépenses peut être orienté vers des supports plus rémunérateurs comme les fonds euros boostés.
Quels placements privilégier pour battre l’inflation ?
Plusieurs classes d’actifs permettent de dépasser le niveau d’inflation en 2026. Les fonds euros boostés offrent des rendements supérieurs à 3,5 % nets. Les SCPI visent 5 % à 6 % de rendement locatif. Les produits structurés peuvent cibler 7 % à 9 % sous conditions.
Conclusion
L’année 2026 impose une révision des stratégies d’épargne. La baisse du Livret A et le durcissement fiscal réduisent l’attractivité des placements traditionnels pour les épargnants disposant de liquidités excédentaires.
La diversification entre liquidités, fonds sécurisés et actifs de rendement permet de préserver le patrimoine. Une analyse personnalisée reste nécessaire pour adapter cette allocation au profil de risque et aux objectifs de chacun.
Article non rédigé par la rédaction de breizh-info.com