Une nouvelle enquête d’opinion réalisée les 5 et 6 février 2026 par Ipsos bva – CESI École d’ingénieurs pour La Tribune Dimanche dresse un état des lieux détaillé de l’image de Marine Le Pen et de Jordan Bardella dans l’opinion française.
Réalisée auprès d’un échantillon national représentatif de 1 078 personnes âgées de 18 ans et plus, interrogées en ligne selon la méthode des quotas, cette étude met en lumière des profils largement convergents, mais aussi des nuances significatives selon les segments électoraux
Des écarts limités dans l’opinion générale
Premier enseignement : les deux figures du Rassemblement national apparaissent très proches dans l’esprit des Français. Sur l’ensemble des critères testés, les écarts ne dépassent jamais cinq points.
Marine Le Pen obtient 51 % d’opinions positives sur sa solidité en matière d’immigration et d’intégration, 50 % sur l’insécurité et 50 % sur sa volonté de « vraiment changer les choses ». Elle est également créditée de 42 % sur la stature présidentielle et 37 % sur les enjeux internationaux.
Jordan Bardella, de son côté, est perçu comme légèrement plus porteur de renouvellement : 53 % des sondés estiment qu’il veut « vraiment changer les choses », contre 50 % pour Marine Le Pen. Il atteint également 52 % sur l’immigration, 50 % sur l’insécurité et 47 % sur sa compréhension de la situation réelle du pays.
En revanche, il apparaît moins solide sur la dimension présidentielle (38 %) et sur les questions internationales (31 %).
Une base RN quasi unanime
Sans surprise, l’adhésion est massive chez les sympathisants du Rassemblement national. Les deux responsables obtiennent des scores très élevés sur les enjeux régaliens : 91 à 93 % sur l’immigration et l’insécurité. Ils sont également jugés aptes à exercer la fonction présidentielle (90 % pour Marine Le Pen, 89 % pour Jordan Bardella).
La différence se joue davantage sur l’incarnation du changement : 94 % des sympathisants RN estiment que Jordan Bardella veut réellement changer les choses, contre 89 % pour Marine Le Pen.
Sur les enjeux internationaux, l’ancienne candidate à l’Élysée conserve toutefois un avantage net (85 % contre 75 %).
Les Républicains : crédibilité gouvernementale contre désir de renouvellement
Chez les sympathisants Les Républicains, le tableau est plus contrasté. Marine Le Pen est perçue comme plus crédible sur la sécurité (79 % contre 74 %), les enjeux sociaux (55 % contre 50 %), économiques (50 % contre 39 %) et internationaux (42 % contre 32 %). Elle bénéficie également d’un avantage sur la stature présidentielle (55 % contre 47 %) et sur l’entourage pour gouverner (42 % contre 35 %).
Jordan Bardella, en revanche, est davantage identifié comme un acteur du changement (80 % contre 76 %) et comme plus solide sur l’immigration (76 % contre 72 %). Il est aussi jugé comme comprenant mieux la situation réelle du pays (71 % contre 63 %).
Les sympathisants LR semblent ainsi partagés entre la dimension expérimentée et institutionnelle de Marine Le Pen et l’image de renouvellement incarnée par Jordan Bardella.
Une opposition persistante à gauche et au centre
Chez les sympathisants de gauche et ceux de la majorité présidentielle (Renaissance–Modem–Horizons), l’opposition demeure frontale. Les niveaux d’adhésion restent faibles sur l’ensemble des critères testés.
Les personnes sans proximité partisane affichent également un scepticisme marqué, notamment sur la capacité des deux responsables à gouverner ou à gérer les dossiers internationaux. Dans ce segment, Marine Le Pen est toutefois systématiquement devant Jordan Bardella, à l’exception d’un critère : la proximité avec les préoccupations des Français, où le président du RN devance légèrement sa prédécesseure (28 % contre 24 %).
Deux figures complémentaires ?
Au total, l’enquête met en évidence une forte convergence d’image entre les deux dirigeants du Rassemblement national, avec des nuances d’accent : Marine Le Pen apparaît plus institutionnelle, plus expérimentée et plus crédible sur les enjeux internationaux et gouvernementaux ; Jordan Bardella incarne davantage le renouvellement et la dynamique du changement.
Dans un paysage politique en recomposition, cette complémentarité pourrait constituer un atout stratégique pour le mouvement, alors que les lignes d’opposition et les fractures électorales restent très marquées dans l’opinion.
Illustrations : DR
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