Le président colombien Gustavo Petro a affirmé avoir échappé, lundi soir, à une tentative d’assassinat sur la côte caraïbe du pays. L’information a été rendue publique mardi lors d’une réunion de cabinet retransmise en direct.
Selon le chef de l’État, son hélicoptère n’a pas pu atterrir à destination en raison de menaces armées. Des individus, qu’il n’a pas nommés, auraient été en position de tirer sur l’appareil. « Nous avons pris la direction du large pendant quatre heures et je suis arrivé à un endroit où nous n’étions pas censés aller, en échappant au fait d’être tué », a-t-il déclaré.
Un climat de violence à l’approche des élections
Ces déclarations interviennent dans un contexte de regain des violences en Colombie, à quelques mois de l’élection présidentielle. Le pays reste marqué par des décennies de conflit interne impliquant guérillas, groupes paramilitaires et organisations liées au narcotrafic.
Constitutionnellement empêché de briguer un second mandat, Gustavo Petro, premier président de gauche de l’histoire du pays, affirme depuis plusieurs mois être la cible d’un complot. Il évoque notamment une coalition de narcotrafiquants décidés à l’éliminer depuis son arrivée au pouvoir en août 2022.
Parmi les noms cités figure celui d’Ivan Mordisco, chef d’un important groupe dissident issu des anciennes FARC. Ces factions ont refusé de se désarmer après l’accord de paix signé en 2016 entre le gouvernement colombien et la guérilla marxiste.
Si aucune preuve publique n’a été présentée à ce stade concernant l’épisode de lundi, les autorités colombiennes ont déjà fait état par le passé de menaces visant le président. En 2024, Gustavo Petro avait évoqué une autre tentative présumée contre sa vie.
Une histoire marquée par les assassinats politiques
La Colombie porte une mémoire lourde en matière de violence politique. Plusieurs figures de gauche, dont des candidats à l’élection présidentielle, ont été assassinées au cours des dernières décennies. Ce passé nourrit aujourd’hui les inquiétudes face à la résurgence des tensions.
Les déclarations du président interviennent alors que le pays tente de contenir les affrontements entre groupes armés et de consolider un processus de paix fragile. Reste à savoir si les autorités fourniront dans les prochains jours des éléments supplémentaires sur les circonstances exactes de l’incident.
Pour l’heure, l’exécutif colombien évoque un épisode grave, sur fond de narcotrafic et de rivalités armées, dans un pays où la violence politique demeure une réalité persistante.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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