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En 2013, la capital-risqueuse américaine Aileen Lee inventait le terme de « licorne » pour désigner ces start-up privées valorisées à plus d’un milliard de dollars, si rares à l’époque qu’elles en paraissaient mythiques. Treize ans plus tard, le paysage a radicalement changé : on en dénombre désormais 1 705 à travers le monde, selon une analyse publiée début avril 2026 à partir des données de Crunchbase, PitchBook et TechCrunch.
Les États-Unis écrasent la concurrence
Sans surprise, les États-Unis dominent largement ce classement avec 880 licornes, soit plus de la moitié du total mondial. Le pays héberge également les pépites les plus valorisées de la planète : SpaceX, l’entreprise spatiale d’Elon Musk, est devenue la première société privée de l’histoire à franchir le cap des 1 000 milliards de dollars, atteignant 1 250 milliards après sa fusion avec xAI, en attendant une introduction en bourse annoncée comme historique. Suivent OpenAI (840 milliards), Anthropic (380 milliards), Stripe (159 milliards), Databricks (134 milliards) et Waymo (126 milliards).
La Chine arrive en deuxième position avec 287 licornes, portée par son immense marché intérieur. Le géant ByteDance, maison-mère de TikTok et Douyin, est valorisé à 480 milliards de dollars, tandis qu’Ant Group, l’affilié financier d’Alibaba, atteint 150 milliards. L’Inde compte 85 licornes, avec en tête Reliance Retail (101 milliards) et Reliance Jio (58 milliards).
L’Europe à la traîne, le Royaume-Uni en tête
Le Vieux Continent fait pâle figure face aux mastodontes américains et asiatiques. Le Royaume-Uni reste la première puissance européenne en la matière avec 69 licornes, principalement dans le secteur financier : la fintech Revolut (75 milliards) et la plateforme de paiement Checkout.com (40 milliards) en sont les fers de lance. L’Amérique latine, elle, totalise une trentaine de licornes, dont une vingtaine au Brésil.
L’IA, reine incontestée des nouvelles licornes
Sur les 47 entreprises ayant atteint le statut de licorne depuis le début de l’année 2026, 12 évoluent dans l’intelligence artificielle, soit 25,5 % du total. Ces sociétés se concentrent sur les infrastructures et les outils spécialisés bâtis autour des grands modèles de langage. La HealthTech arrive en deuxième position avec 6 nouvelles licornes (12,8 %), suivie du cloud et des infrastructures (4 entreprises). Les semi-conducteurs, la cybersécurité, les cryptomonnaies et le SpaceTech comptent chacun trois nouvelles licornes.
La nouvelle licorne la plus valorisée de l’année est l’américaine humans&, une jeune pousse spécialisée dans l’IA, qui a atteint 4,5 milliards de dollars début 2026 grâce au soutien de NVIDIA, GV (ex-Google Ventures) et Emerson Collective. Elle est talonnée par Ricursive Intelligence, fondée par d’anciens chercheurs de Google DeepMind et valorisée à 4 milliards après une levée de fonds de 300 millions menée par Lightspeed Venture Partners.
Robotique, défense et espace montent en puissance
D’autres secteurs émergent fortement. Bedrock Robotics (1,8 milliard) illustre l’engouement pour l’automatisation industrielle. Au Royaume-Uni, Roark, également valorisée à 1,8 milliard, témoigne de l’intérêt croissant des investisseurs pour les technologies de défense et de sécurité, dans un contexte où gouvernements et fonds privés font de la souveraineté technologique une priorité. Varda Space Industries (1,6 milliard) développe quant à elle des engins spatiaux capables de fabriquer des matériaux de haute valeur en orbite avant de les rapatrier sur Terre.
Cette concentration extrême des richesses technologiques entre quelques mains américaines et chinoises pose une question stratégique pour l’Europe et la France : sans champions comparables, le Vieux Continent risque de devenir un simple consommateur de technologies conçues ailleurs, avec toutes les conséquences économiques et politiques que cela implique.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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