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Trois adieux, La Frappe, Salvation, La Dernière patiente, The Good Sister, The Holy Boy, voici la sélection cinéma hebdo.
Trois adieux
La réalisatrice espagnole Isabel Coixet adapte le roman de l’écrivaine italienne Michela Murgia, publié quelques mois avant sa disparition en 2023. À Rome, Marta et Antonio se séparent après une dispute anodine. Lui, chef en pleine ascension, se réfugie derrière ses fourneaux ; elle perd l’appétit avant de découvrir ce que son corps lui dit vraiment. Avec Alba Rohrwacher et Elio Germano. 2h. Le film a remporté le prix de la meilleure réalisation et le prix du public au Festival du cinéma espagnol de Nantes.
La Frappe
Premier long-métrage du comédien et réalisateur Julien Gaspar-Oliveri, présenté en séance spéciale à la Semaine de la critique du dernier Festival de Cannes. Enzo, 19 ans, et sa sœur Carla, 20 ans, livrés à eux-mêmes depuis des années, voient revenir leur père Anthony, libéré de prison. Là où Enzo entrevoit la promesse fragile d’une famille à reconstruire, Carla juge l’idée inconcevable — jusqu’à ce qu’Enzo soit rattrapé par une vérité longtemps tue. Avec Diego Murgia, Bastien Bouillon et Romane Fringeli. 1h46, tout public avec avertissement.
Salvation
Ours d’argent – Grand prix du jury à la Berlinale 2026, ce drame du réalisateur turc Emin Alper met en scène deux villages, l’un à flanc de montagne, l’autre dans la plaine. Le retour des habitants du bas, exilés, sur leurs terres ravive des conflits ancestraux avec ceux du haut, où croyances, paranoïa et luttes de pouvoir viennent menacer une cohabitation déjà fragile. Coproduction turco-française tournée à Mardin, avec Caner Cindoruk, Berkay Ateş et Feyyaz Duman. 2h, interdit aux moins de 12 ans.
La Dernière patiente
Premier film de fiction de Rémi Bassaler, formé à la Fémis et venu du documentaire. La veille de son départ à la retraite, Judith, médecin de banlieue depuis trente ans dans un quartier voué à la démolition, ouvre la porte de son cabinet à Aïda, enceinte de 8 mois et sans suivi médical. Elle décide de l’héberger, s’engageant dans une nuit où ses convictions de soignante seront mises à l’épreuve face à un système de santé à bout de souffle. Avec Anouk Grinberg, Luàna Bajrami et Félix Lefebvre. 1h20.
The Good Sister
Premier long-métrage de l’Allemande Sarah Miro Fischer, présenté au Festival de Berlin. Rose est très proche de son frère aîné Sam, qu’elle adore. Lorsqu’une femme accuse Sam de viol, elle est appelée à témoigner dans le cadre de l’enquête et doit réévaluer toute sa relation à lui — et à elle-même. La réalisatrice, elle-même victime de violences sexuelles, a fait le choix d’écarter le point de vue judiciaire pour se concentrer entièrement sur les tourments de son héroïne. Avec Marie Bloching et Anton Weil. 1h36, en version originale sous-titrée.
The Holy Boy
Troisième long-métrage de l’Italien Paolo Strippoli, présenté hors compétition à la Mostra de Venise. Sergio, enseignant hanté par son passé, est muté à Remis, petit village de montagne réputé pour être le plus heureux d’Italie. Mais cette « vallée des sourires » cache un rituel étrange : chaque semaine, les habitants se rassemblent autour de Matteo, un adolescent réputé capable d’absorber la douleur des autres. Avec Michele Riondino et le jeune Giulio Feltri, découvert dans un atelier de théâtre à Rome après près d’un an de recherches. 2h02, interdit aux moins de 12 ans avec avertissement.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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