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Dans le bassin de la Vilaine, plus de 100 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle après les inondations de 2025. En 2026, Betton et Saint-Grégoire, au nord de Rennes, ont de nouveau connu des évacuations d’urgence, des routes coupées et d’importants dégâts. Pourtant, seuls 38 % des Bretons s’estiment suffisamment préparés si une inondation touchait leur quartier dans les 24 heures, contre 42 % des Français. C’est le principal enseignement du baromètre annuel de l’association Assurance Prévention, présenté ce mercredi 14 octobre à Saint-Grégoire, au lendemain de la Journée nationale de la résilience.
Un risque moins redouté qu’en 2025
Près de la moitié des Bretons (46 %) ont déjà été confrontés à une inondation, directement, à travers un proche ou dans leur commune. Le risque inquiète pourtant moins : 29 % le citent parmi les risques naturels qui les préoccupent le plus, contre 33 % l’an dernier, alors que les canicules et les feux de forêt prennent une place croissante dans les craintes des Français. Parmi les Bretons qui constatent une aggravation des dégâts sans s’en inquiéter davantage, 42 % pensent ne pas vivre en zone à risque.
Savoir quoi faire ne suffit pas
56 % des Bretons pensent savoir comment réagir en cas d’inondation, mais ils ne sont que 38 % à se sentir réellement prêts. La proportion grimpe à 72 % chez ceux qui ont déjà vécu une inondation.
Les mesures concrètes restent rares. Seuls 17 % des Bretons disposent d’un kit d’urgence prêt à l’emploi, contre 20 % des Français, même si 40 % envisagent d’en préparer un. Selon le baromètre, 13 % des personnes interrogées ont aménagé une zone refuge en hauteur et 9 % ont rempli un plan individuel de mise en sûreté. Pour Alain-Marc Chesnier, de l’association Assurance Prévention, « les bons réflexes sont connus, mais encore trop peu appliqués ».
Des réflexes en recul
Chez les Bretons déjà confrontés à une inondation, les bons comportements reculent nettement par rapport à 2025. Ils sont 74 % à avoir évité les zones où l’eau montait, contre 80 % un an plus tôt. Seuls 68 % ont suivi les informations en direct et autant ont renoncé à prendre leur voiture, contre 83 % dans les 2 cas en 2025. À l’inverse, 49 % ont rassemblé les membres de leur foyer à la maison, quitte à se déplacer pendant l’inondation, contre 42 % l’an dernier. Pour s’informer, ils se sont d’abord tournés vers la presse locale (51 %), puis vers internet et les réseaux sociaux (43 %).
Kit d’urgence et zone refuge
L’association recommande de se renseigner sur l’historique des inondations de sa commune, de suivre les alertes des autorités et de remplir un plan individuel de mise en sûreté. Elle conseille aussi de prévoir une zone refuge, si possible à l’étage et dotée d’une issue vers l’extérieur, pour y attendre les secours.
Le kit d’urgence, à vérifier chaque année, doit contenir 6 litres d’eau par personne, des aliments qui se mangent sans cuisson, une trousse de premiers secours, une radio et une lampe torche à piles, des outils de base, une paire de lunettes de rechange, un double des clés, une batterie externe, des vêtements chauds et une couverture de survie. Il faut y ajouter des photocopies des papiers d’identité et de l’argent liquide, rangés dans une pochette étanche.
La mairie de Saint-Grégoire accueille ce mercredi, de 9 h 30 à 14 h, une journée de sensibilisation ouverte au public, à l’espace Clotilde-Vautier, 3 rue de Brocéliande, avec un atelier pédagogique de « maison inondée ».
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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