Une méthode de gestion du budget attire l’attention de plus en plus de particuliers : le « kakeibo ». Le terme signifie littéralement « livre de comptes du ménage ». Cette pratique est née au Japon en 1904 et a été développée par Hani Motoko, considérée comme la première femme journaliste du pays. Son objectif était alors d’aider les foyers à mieux maîtriser leurs finances quotidiennes, dans un contexte où la gestion du budget familial reposait largement sur une organisation rigoureuse.
Contrairement aux outils numériques actuels, le kakeibo se pratique de manière volontairement simple. Dans un article publié en septembre 2024, la BBC britannique soulignait la sobriété du système : « Tout ce qu’il faut, c’est du papier, un stylo et de la persévérance. » L’écriture manuelle est au cœur de la méthode : noter chaque dépense oblige à prendre le temps de la réflexion et à mesurer concrètement l’usage de son argent.
Une méthode structurée fondée sur la prise de conscience
Le fonctionnement du kakeibo suit des étapes précises. En début de mois, l’utilisateur inscrit ses revenus prévus et fixe un objectif d’épargne réaliste. Les dépenses sont ensuite consignées au fil de l’eau, puis classées par catégories. Il peut s’agir notamment des besoins essentiels, des envies occasionnelles, des loisirs et des imprévus.
La méthode repose également sur un questionnement régulier. Chaque mois, quatre interrogations structurent l’analyse : « Quel est mon revenu ? », « Combien ai-je envie d’épargner ? », « Combien ai-je dépensé ? », « Que puis-je améliorer ? ». Cette démarche vise à rendre l’épargne consciente et à encourager ce que la BBC résume par l’idée de « bien dépenser » pour « bien épargner ».
Un principe simple encouragé sur la durée
Selon la BBC, « des recherches suggèrent que l’écriture manuelle aide le cerveau à traiter les informations de manière plus détaillée et plus attentive ». Le média ajoute que certains adeptes privilégient l’usage de l’argent liquide, estimant que l’acte physique de payer permet de mieux contrôler ses dépenses. L’objectif n’est pas seulement de compter, mais de modifier durablement son rapport à l’argent.
La consultante financière japonaise Harumi Maruyama recommande d’adopter le kakeibo sur une période d’au moins trois mois, temps nécessaire pour en percevoir les effets. « Même avec un budget serré, j’ai vu de nombreuses personnes réussir à contrôler leurs dépenses et à économiser de l’argent », a-t-elle expliqué à la BBC. Elle conseille d’en faire une routine brève et régulière, d’environ cinq minutes par jour ou, à défaut, une fois par semaine. Loin des solutions technologiques complexes, le kakeibo s’impose ainsi comme une méthode de discipline personnelle fondée sur la constance et la responsabilité individuelle. Deux notions qui se font rares de nos jours.
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Une réponse à “« Kakeibo » : une méthode japonaise pour mieux contrôler ses dépenses”
Demat an holl ; cette méthode de contrôle de ses dépenses pour épargner semble pertinente ; moi de mon côté, je gère mon argent avec des tableaux Open Office : compte bancaire, épargne, nourriture ( boued en breton), électricité, dons, aide ménagère…etc ; c’est très prenant mais c’était mon métier de comptable gestionnaire public de tout comptabiliser ; alors, si cela peut être accessible à tous, pourquoi pas. On devrait conseiller cette méthode à ce gouvernement qui dépense actuellement sans compter publiquement à nos dépens. La chanson du jour = « While my heart still beating » de Roxy Music. kenavo.