Rennes : dix listes sur la ligne de départ…

En ce moment, on parle de dix listes pour mars. Il faut compter d’abord avec les « grosses cylindrées » capables de trouver facilement 61 candidats : PS-Les Ecologistes (Nathalie Appéré), LFI (Marie Mesmeur), Les Républicains (Thomas Rousseau), Horizons-Renaissance (Charles Compagnon), RN (Julien Masson). Pour eux, quoi qu’il arrive, pas de souci financier, le « parti » a les reins solides et paiera s’il le faut – tous ces partis sont alimentés par le financement public. Et il y a les autres, les « petits » : Révolution permanente (Erell Duclos), Lutte ouvrière (Sandra Chirazi), NPA révolutionnaire (Victor Darcissac), association Rennes commune (Ulysse Rabaté, LFI dissident). Le dixième liste est présentée par “Equinoxe“ (Yan Mélan) ; ce groupe se dit « indépendant » des partis politiques et place au cœur de ses préoccupations le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité. « C’est ce qu’on appelle la lutte contre la démesure, contre un certain mode de vie. Nous sommes pour une certaine forme de décroissance sans être dans l’anticapitalisme », explique Yan Mélan. Equinoxe défend une « écologie pragmatique » et n’est pas opposé au nucléaire « car même si un jour on espère pouvoir s’en passer, ce n’est pas aujourd’hui la priorité », poursuit-il (Ouest-France, Rennes, jeudi 15 janvier 2026)

Tout le monde sait que ces petites listes n’ont aucune chance d’obtenir 10 % des suffrages exprimés au premier tour, de ce fait elles ne seront pas qualifiées pour le second (article L. 264 du Code électoral). Mais il y a plus embêtant pour elles, à savoir le remboursement de la campagne. D’un côté, l’article L. 242 indique qu’« il est remboursé aux candidats le coût du papier, l’impression des bulletins de vote, affiches et circulaires, ainsi que les frais d’affichage », mais de l’autre l’article L. 243 précise que « les dépenses visées à l’article L. 242 ne sont remboursées qu’aux listes (…) qui ont obtenu au moins 5 p. 100 des suffrages exprimés ». L’argent étant le nerf de la guerre, surtout en politique, on se demande comment ces petites listes vont s’y prendre pour payer les factures puisqu’elles sont assurées de ne pas atteindre ces 5%. Or, à Rennes, les factures d’imprimerie sont conséquentes. Avec 116 461 inscrits aux élections municipales de 2020, bulletins de vote et « professions de foi » ont coûté un “max“… Sans compter le reste… On aimerait savoir…

Bernard Morvan

Crédit photo : DR
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