Face à des besoins croissants dans les établissements pénitentiaires et dans un contexte de tension durable sur le système carcéral français, le ministère de la Justice annonce l’ouverture de plus de 1 000 postes de surveillants pénitentiaires pour l’année 2026. Cette première campagne de recrutement de l’année s’inscrit dans une réforme plus large visant à revaloriser les métiers de l’administration pénitentiaire et à accélérer les carrières.
Selon un communiqué du ministère de la Justice daté du 23 janvier 2026, les inscriptions aux concours national et spécial Île-de-France sont ouvertes jusqu’au 27 février 2026. Une évolution notable accompagne cette campagne : les surveillants pénitentiaires sont désormais recrutés au niveau du baccalauréat et intégrés à la catégorie B de la fonction publique, contre la catégorie C auparavant
Une force de sécurité centrale mais souvent méconnue
Avec plus de 30 000 agents, l’administration pénitentiaire constitue la troisième force de sécurité intérieure en France. Les surveillants pénitentiaires assurent au quotidien la sécurité des établissements, le maintien de l’ordre et la surveillance des personnes détenues, tant à l’intérieur des prisons que lors des transferts ou extractions.
Leur rôle ne se limite pas à des missions de garde. Formés à la gestion des situations sensibles, au dialogue et à la prévention des incidents, ils participent également à l’évaluation des personnes détenues et à la lutte contre la récidive, en lien avec les autres acteurs de la chaîne pénitentiaire, notamment les services d’insertion et de probation.
Le métier offre de nombreuses possibilités d’évolution et de spécialisation. Après concours internes ou formations spécifiques, les agents peuvent rejoindre des unités spécialisées telles que les équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS), les équipes locales de sécurité pénitentiaire (ELSP) ou encore les unités cynotechniques. D’autres fonctions existent également, comme armurier, moniteur de sport, référent du renseignement pénitentiaire ou formateur.
La formation initiale, d’une durée de huit mois, se déroule à l’École nationale d’administration pénitentiaire (ENAP) d’Agen. Elle est rémunérée et inclut un hébergement gratuit. À l’issue de la formation, la rémunération nette mensuelle atteint un peu plus de 2 000 euros, hors primes, avec des perspectives d’évolution pouvant conduire à environ 3 100 euros nets en fin de carrière, selon le ministère.
Deux concours distincts, dont un spécifique à l’Île-de-France
Les candidats peuvent se présenter soit au concours national, permettant une affectation dans l’un des 186 établissements pénitentiaires du territoire, soit au concours spécial Île-de-France. Ce dernier impose un engagement de six ans dans la région mais prévoit une prime de fidélisation de 8 000 euros, versée progressivement, dont une part dès la prise de poste.
Les concours internes sont également ouverts aux agents publics justifiant d’au moins quatre années d’ancienneté.
Les épreuves sportives se dérouleront entre fin avril et fin mai 2026, l’épreuve écrite étant prévue début juin. Les épreuves orales auront lieu à la fin de l’été, pour une publication des résultats à l’automne.
Les candidats doivent être de nationalité française, âgés de 17 à 45 ans, titulaires du baccalauréat, jouir de leurs droits civiques et présenter un casier judiciaire vierge.
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Une réponse à “Le ministère de la Justice lance une vaste campagne de recrutement de surveillants pénitentiaires en 2026”
Ouvrir ce concours à des personnes dont le critère est d’être seulement français , c’est peut être ouvrir une boite de pandore.Sachant qu’il y a une assez grande population carcérale musulmane ( chiffre très variable entre 25 et 60 % )et sachant que l’islam est devenu le premier culte financé par l’administration pénitencière devant la religion catholique ( Ref: Actu de recherche: Mission de recherche Droit et justice spt: 2020) on peut se poser la question de savoir ce que feront certains gardiens lorsqu’ils auront à résoudre des situations difficiles avec leurs « frères ».