Au lendemain de l’annonce du décès de Quentin, 23 ans, mort des suites de son agression à Lyon, sa famille refuse catégoriquement que les faits soient réduits à une « simple bagarre » ou à une « rixe entre bandes ». Par la voix de son avocat, Maître Fabien Rajon, elle demande une qualification pénale plus lourde : celle de meurtre en bande organisée.
À ce stade, le parquet a indiqué que l’enquête est ouverte du chef de « coups mortels aggravés », en plus des violences aggravées par plusieurs circonstances. Mais pour l’avocat de la famille, cette qualification ne correspond pas à la gravité des faits tels qu’ils apparaissent.
“Un lynchage, les mots ont un sens”
Au micro de RTL, Maître Rajon a employé un terme fort : lynchage. Pour lui, les violences subies par le jeune homme ne relèvent pas d’un affrontement improvisé. Il évoque une action collective, déterminée, menée par un groupe préparé. Selon les éléments dont il dispose, Quentin aurait été pris à partie par un nombre important d’individus – « entre une dizaine et une vingtaine » – et violemment frappé, notamment à coups de pied alors qu’il se trouvait déjà au sol.
L’avocat parle d’« ultra-violence » et estime que l’agression aurait été préméditée. Il évoque un « guet-apens méticuleusement préparé », mené par des individus masqués, certains portant des cagoules, et entraînés physiquement, notamment à des sports de combat.
C’est sur ce point que se concentre désormais l’enjeu juridique. La qualification de meurtre en bande organisée suppose de démontrer non seulement la violence des faits, mais également leur préparation, leur organisation et l’intention criminelle.
La défense de la famille considère que ces éléments sont réunis : supériorité numérique écrasante, visages dissimulés, coordination apparente et violence exercée sur une victime isolée.
Pour l’instant, l’enquête se poursuit. Les enquêteurs exploitent les images de vidéosurveillance et les vidéos circulant sur les réseaux sociaux. Un des jeunes présents aux côtés de Quentin a été entendu. Aucun suspect n’a encore été officiellement identifié.
Refuser la banalisation
La famille, tout en appelant publiquement « au calme et à la retenue », insiste sur un point : elle ne veut pas que l’affaire soit perçue comme un banal affrontement entre militants. Pour Maître Rajon, réduire les faits à une « rixe » reviendrait à minimiser la réalité des violences subies. L’expression employée par le parquet – « coups mortels aggravés » – correspond à l’état actuel de la procédure. Mais la famille souhaite que la justice examine la possibilité d’une qualification criminelle plus lourde, au regard des circonstances.
Cette demande ne préjuge pas de l’issue judiciaire. Elle marque toutefois une volonté claire : que les faits soient traités avec la plus grande gravité et que la dimension collective et organisée de l’agression soit pleinement analysée.
La suite dépendra désormais des investigations en cours : identification des agresseurs, analyse des vidéos, détermination précise du déroulé des événements et des responsabilités individuelles.
Dans ce dossier hautement sensible, l’enjeu est double. Il est pénal, d’abord : établir les faits, qualifier juridiquement l’agression, juger les responsables. Il est aussi symbolique : éviter toute banalisation d’une violence d’extrême gauche qui a coûté la vie à un jeune homme de 23 ans.
La famille de Quentin affirme sa détermination. Elle demande que la justice aille au bout de l’analyse des faits et que la qualification retenue reflète, selon elle, la nature réelle de l’agression.
Illustration : DR
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