La décision du ministère de l’Intérieur de classer La France insoumise (LFI) dans le bloc « extrême gauche » pour les municipales de 2026 ne fait manifestement pas polémique dans l’opinion. Bien au contraire. Selon l’enquête Ifop-Fiducial réalisée pour Sud Radio du 6 au 9 février 2026 auprès de 1 533 personnes, 70 % des Français jugent ce classement « justifié ».
Dans le détail, 46 % estiment cette décision « tout à fait justifiée » et 24 % « plutôt justifiée », contre 30 % qui la jugent infondée. Ce niveau d’adhésion place la mesure dans le registre des décisions administratives bénéficiant d’un soutien net et transversal.
Un large consensus au-delà des clivages
L’adhésion au classement dépasse les seuls électorats de droite. Les données détaillées de l’Ifop montrent que 84 % des sympathisants de droite, 81 % des électeurs proches du RN ou de Reconquête, et même 95 % des sympathisants de la majorité présidentielle approuvent ce positionnement.
Plus significatif encore : au sein même de la gauche, la décision recueille une majorité d’opinions favorables. 65 % des sympathisants socialistes et 71 % des sympathisants écologistes considèrent justifié le classement de LFI à l’extrême gauche. Cette fracture idéologique interne à la gauche apparaît également dans l’électorat du Nouveau Front Populaire des législatives 2024 : 49 % de ses électeurs valident le classement.
Même chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle 2022, 40 % jugent le classement justifié. Autrement dit, une part non négligeable de l’électorat insoumis accepte la qualification contestée par ses dirigeants.
Une image désormais ancrée dans l’opinion
Le tableau détaillé (page 6 du rapport) montre que l’approbation est particulièrement forte chez les plus de 65 ans (80 %), mais aussi majoritaire chez les moins de 35 ans (65 %). La validation traverse également les catégories sociales : 71 % des catégories supérieures, 66 % des catégories populaires et 74 % des inactifs soutiennent la décision.
Ce consensus suggère que, pour une majorité de Français, LFI n’est plus perçue comme une simple composante de la gauche traditionnelle, mais comme un mouvement situé à la marge de celle-ci.
La circulaire du 2 février 2026, qui classe LFI dans la même nuance que le NPA ou Lutte ouvrière pour l’attribution des étiquettes aux municipales, a immédiatement provoqué un recours annoncé devant le Conseil d’État. Les dirigeants insoumis ont dénoncé une tentative de mise sur le même plan que le Rassemblement national. Mais l’étude montre que l’argument peine à convaincre au-delà de leur noyau militant.
Une stratégie de radicalité assumée… et coûteuse
Les enseignements tirés par l’Ifop mettent en avant une « rupture consommée » entre LFI et la gauche traditionnelle. Le soutien massif des sympathisants PS et EELV au classement témoigne d’une frontière idéologique désormais perçue comme claire.
La stratégie d’opposition frontale au « système », le refus revendiqué de certaines pratiques parlementaires, les motions de censure répétées et la rhétorique très critique sur les institutions semblent avoir installé dans l’opinion l’image d’un mouvement situé aux marges du champ politique classique.
Cette perception comporte un risque électoral. Avec 70 % des Français qui considèrent LFI comme relevant de l’extrême gauche, le mouvement pourrait se heurter à un plafond similaire à celui longtemps observé pour le RN : une base solide mais une difficulté à élargir au second tour, notamment dans des scrutins locaux où les coalitions jouent un rôle décisif.
L’exemple de la municipale anticipée de Villeneuve-Saint-Georges en janvier 2025, marquée par un barrage anti-LFI, est souvent cité pour illustrer cette limite stratégique.
Un recours juridique face à une bataille d’image
Sur le plan strictement juridique, le Conseil d’État devra se prononcer sur la pertinence administrative de la nuance attribuée par le ministère. Mais politiquement, la bataille semble déjà largement arbitrée dans l’opinion.
Avec une marge d’erreur d’environ ±2,5 points pour un échantillon de 1 500 personnes, le soutien au classement reste solide et stable statistiquement.
L’enquête Ifop-Fiducial pour Sud Radio révèle ainsi une donnée structurante à l’approche des municipales de 2026 : l’isolement de LFI ne tient pas seulement aux rapports de forces parlementaires, mais à une perception désormais majoritaire dans le pays.
Dans un paysage politique fragmenté, cette étiquette d’« extrême gauche » apparaît moins comme une décision technique que comme la traduction administrative d’un positionnement que sept Français sur dix considèrent désormais comme une évidence.
Photo : DR
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5 réponses à “Municipales 2026 : 70 % des Français approuvent le classement de LFI à l’extrême gauche”
Il faut interdire ce parti de fachos.
30% de dangers publics en France.
Tant cela paraissait évident, je ne savais pas qu’il fallait une caution du ministère de l’Intérieur pour classer La France insoumise (LFI) dans le bloc « extrême gauche ». Avec les événements récents je pense même qu’on pourra désormais qualifier ce parti de complice d’assassins.
LFI une bande Fachos de première qui traitent de Fachos ceux qui ne pensent pas comme eux. Ces gens-là sont un véritable danger pour la démocratie, des fous furieux qui veulent mettre les préfets en prison et qui viendront chez vous dans votre maison pour vous arrêter s’ils prennent le pouvoir.
S’ils prennent le pouvoir, je demanderai l’asile politique à Trump.
Je rappelle que des militants d’extrême gauche ont incendié une voiture dans laquelle se trouvaient des policiers avec l’intention de les TUER!..Les exemples ne manquent pas où les militants LFI utilisent la violence!..