29/10/2013 – 12H00 Quimper (Breizh-info.com) – La fronde bretonne contre les portiques d’écotaxe  inquiète vivement le pouvoir socialiste. Le gouvernement, Manuel Valls en tête, essaie donc d’y parer en se servant des mêmes armes qu’il avait utilisées précédemment contre les opposants au mariage gay ou à l’aéroport de Notre-Dame des Landes : la traditionnelle menace de « violences » de la part de groupes d’extrême gauche ou d’extrême droite. La ficelle est un peu grosse.
Hier soir donc, un article du Figaro et repris ensuite  par de nombreux médias sur la base d’«informations » livrées par les services de renseignements au gouvernement, attirait l’attention sur « une fronde impulsée par les extrêmes de gauche et de droite ». Par ailleurs, le rapport du SDIG (ex – renseignements généraux) de Rennes indique que « le mouvement pourrait faire tache d’huile dans des régions de France à forte identité » soit, selon le rapport des policiers, « l’Alsace, le Pays basque et même la région niçoise ». Pas moins.
Coïncidence, dans le même temps, la section finistérienne du Parti socialiste demande aux organisateurs de la manifestation du 2 novembre à Quimper de reporter la manifestation, évoquant des « risques de débordements ». Dans un communiqué, elle explique que « ceux qui se munissent de boulons, de barres de fer et de cagoules ne sont pas des manifestants : ce sont juste des casseurs », en référence aux incidents de samedi dernier à Pont-de-Buis, entre les manifestants et les forces de l’ordre.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault réunit ce matin les ministres concernés par cette crise sans précédent ainsi que les élus bretons. Les députés UMP, qui exigent la suppression pure et simple de l’écotaxe et demandent une rencontre directe avec le président de la République, ont décidé de boycotter cette rencontre.
De l’avis de nombreux observateurs le pouvoir ne semble toujours avoir pris la mesure de la contestation bretonne, qui pourrait être amenée à se développer très rapidement dans d’autres régions. Les différentes manœuvres  de déstabilisation du mouvement entreprises par Manuel Valls, ainsi que la volonté manifeste de monter les manifestants les uns contre les autres, sont les signes d’un gouvernement aux abois, qui ne sait plus comment contenir la révolte populaire.

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