21/11/2013 – 08H00 Nantes (Breizh-info.com) Une foule importante se pressait le 17 novembre pour le 1er anniversaire de la mosquée Assalam et du centre culturel Abdullah Al Darwish situés au cœur du quartier « sensible » de Malakoff à Nantes.
Toutes largement voilées, comme d’ailleurs les très jeunes filles, les femmes étaient venues en nombre. Les  non musulmans présents étaient accueillis avec chaleur. Salles de prières, crèche, salles de cours, salle de restauration, médiathèque, librairie – les ouvrages de Tariq Ramadan voisinent avec ceux de Roger Garaudy – on pouvait tout visiter, prendre le thé et goûter aux pâtisseries orientales.
D’origine tunisienne, le jeune imam répondait volontiers à toutes les questions – « On n’a rien à cacher » – sur le rattachement de l’association de gestion à la très radicale UOIF (union des organisations islamistes de France), sur les Frères musulmans en Egypte, le parti Ennahdha au pouvoir en Tunisie qui « ont voulu aller trop vite et ont commis des erreurs », sur le voile islamique « choix des femmes elles mêmes », sur ses études, sa nomination par le conseil d’administration de l’AIOF. Il indique au passage que la mosquée et le centre culturel sont administrés en commun: « c’est plus simple » ! Quand à la dissociation du religieux et du politique, la question lui parait incongrue : les deux se confondent dans l’islam.
Si l’AIOF se veut d’abord spirituelle, l’accent est mis sur les besoins éducatifs – école et collège sont en projet- sociaux et humanitaires, près de 200 repas sont servis chaque soir aux fidèles les plus démunis. Elle entend  participer à « une prise de conscience individuelle et collective de la nécessité d’une intégration citoyenne responsable et positive ».
Derrière cette affirmation très consensuelle, se pose la question de l’islam dans la société française. Comme le rappelait Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman, « l’islam est à la fois une religion, une communauté, une loi, une civilisation [ …] Ne sont pas seulement musulmans ceux qui pratiquent les cinq piliers de l’islam, mais tous ceux qui appartiennent à cet ensemble identitaire. » (Figaro Magazine, 29/06/02). C’est bien là, le problème.
En effet le port ostentatoire du voile islamique pour une grande partie des musulmans venus s’établir en France est  un signe d’affirmation communautaire qui témoigne de leur refus de dissocier le politique du religieux. Inquiétant aussi, l’appel aux dons « pour une Syrie libre » répété dans la mosquée Assalam (la paix) alors que le président laïque Bachar El Assad protège les minorités chrétiennes.

Photo : UOIF
[cc] Breizh-info.com, 2013, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

2 Commentaires

  1. Chers amis Bretons (breizh infos ?) votre article est un mélange de vérités, et de contre-vérités (terme bien à la mode pour rester courtois) ce qui donne à l’ensemble de votre article une gentille confusion des propos

Comments are closed.