Municipales 2026 : 9 conducteurs sur 10 prêts à sanctionner les candidats favorables aux radars urbains

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À moins de deux semaines du premier tour des élections municipales, prévu le 15 mars, la question de la politique de circulation en ville pourrait peser lourd dans les urnes. Selon un sondage publié mi-février par la Ligue de Défense des Conducteurs, 9 automobilistes sur 10 se disent prêts à renoncer à voter pour un candidat déterminé à multiplier les radars urbains dans leur commune.

Cette enquête, intitulée « Municipales 2026 : en finir avec la chasse aux conducteurs », a recueilli plus de 30 000 réponses, dont il faut tout de même préciser qu’elles se font parmi un public traditionnellement hostile à la répression visant les automobilistes. Elle fait apparaître un rejet massif des politiques jugées « anti-voiture » : 94 % des automobilistes interrogés déclarent refuser l’idée d’un maire assumant une ligne ouvertement hostile à l’automobile.

Loi 3DS : les maires désormais en première ligne

En toile de fond, la loi 3DS (différenciation, décentralisation, déconcentration et simplification) permet désormais aux élus locaux d’installer des radars automatiques en agglomération, une compétence jusqu’alors réservée à l’État. Concrètement, aux 4 700 radars dits « nationaux » pourraient s’ajouter 5 000 dispositifs automatiques « urbains » dans les années à venir.

D’après la Ligue de Défense des Conducteurs, entre 92 % et 93 % des répondants – quelle que soit la taille de leur commune, des villages de moins de 1 500 habitants aux grandes métropoles de plus de 500 000 habitants – affirment qu’ils ne voteraient pas pour un maire souhaitant installer de tels équipements dans leur ville.

Les craintes portent notamment sur les sanctions associées : en ville, un excès de vitesse retenu à 51 km/h peut entraîner une amende forfaitaire de 135 euros. Plusieurs villes auraient déjà engagé le mouvement, à l’image de Cambrai, Marseille ou Montpellier, avec une montée en puissance annoncée à partir de 2027.

Radars ZFE, vidéoverbalisation, stationnement : un rejet élargi

Au-delà des radars urbains classiques, d’autres mesures liées à la circulation cristallisent l’opposition. Toujours selon cette enquête, 8 conducteurs sur 10 se disent prêts à éliminer un candidat soutenant l’installation de radars liés aux zones à faibles émissions (ZFE), l’extension de la vidéoverbalisation ou encore l’augmentation du tarif de stationnement.

La généralisation des zones limitées à 30 km/h, la multiplication des ralentisseurs jugés non conformes ou encore les restrictions de circulation apparaissent également comme des facteurs susceptibles d’influer sur le vote.

La Ligue de Défense des Conducteurs souligne que, si les recettes des procès-verbaux reviennent à l’État, la décision d’implanter ces dispositifs relève désormais des maires. À ses yeux, les élections municipales pourraient ainsi devenir un référendum local sur la politique de mobilité.

Reste à savoir si, dans les grandes villes comme dans les communes rurales, les électeurs feront de la question automobile un critère déterminant au moment de glisser leur bulletin dans l’urne.

Illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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Une réponse à “Municipales 2026 : 9 conducteurs sur 10 prêts à sanctionner les candidats favorables aux radars urbains”

  1. Ronan dit :

    Demat c’est effectivement ce que je compte faire : de mettre un bulletin nul dans l’urne le 15 prochain pour protester contre les zones 30 les chapeaux de gendarmes hors normes qui démolissent les amortisseurs de ma Roberta sans faire d’économie de CO2, les radars comme susdits plus l’augmentation des impôts locaux (en vélo, à noter que je n’ai pas ces difficultés sauf d’être renversé par un chauffard en colère contre ces mesures iniques.) . La chanson proposée ce jour est : » We will rock you » ou « Save me » du groupe Queen. Kenavo.

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