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16/05/2014 – 08h00 Saint-Nazaire (Breizh-info.com) – Jeune Algérien arrivé clandestinement à Saint-Nazaire comme « mineur isolé » et par là même « sans papier », Faycal Boutiba s’est vu à sa majorité opposer par la préfecture un refus à sa demande de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).C’était sans compter avec le très actif comité nazairien d’aide aux clandestins qui a obtenu l’annulation de cette mesure devant le tribunal administratif.
Suite à un contrôle d’identité, une nouvelle OQTF lui a été signifiée le 3 avril avec toutefois un titre de séjour provisoire jusqu’au 12 juillet pour terminer son année scolaire – il est toujours en terminale au lycée professionnel Boulloche.
Cette mesure a paru insuffisante au MRAP – une ligue de vertu antiraciste proche du PC – et à son « comité de soutien » qui, dénonçant « l’acharnement » contre cet immigré clandestin, exigent que lui soit attribué un titre de séjour définitif. Après avoir multiplié les démarches auprès d’élus locaux, ils ont demandé à la municipalité nazairienne d’élever leur protégé au titre de « citoyen d’honneur de la ville ». Sans succès, cette distinction n’étant accordée à une personne que pour honorer ses mérites ou pour la remercier de services rendus. Ce qui était difficile dans le cas en question. Mais l’équipe municipale de gauche a pensé avoir trouvé la parade pour contrer l’expulsion de son protégé : organiser un « parrainage républicain ».
Cela n’a pas trainé. La cérémonie doit avoir lieu aujourd’hui à la mairie. C’est l’adjoint socialiste à l’éducation, Xavier Perrin, qui présidera la « cérémonie ». Les parrains seront Fabrice Bazin conseiller EELV et le communiste Yvon Renevot. Ce « parrainage républicain », créé sous la Terreur en 1794, était destiné à « faire entrer un enfant dans la communauté républicaine et à le faire adhérer de manière symbolique aux valeurs républicaines ».
Rarement pratiqué aujourd’hui, ce « parrainage » n’a bien sûr aucune valeur juridique.
Alors qu’il était encore ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, avait recommandé, par une circulaire du 14 avril dernier adressée aux préfets, « toute vigilance pour procéder aux expulsions ».
Photos : Breizh-info.com
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