Renaud Camus.  « Contre cette conception épicière du monde… » [Exclusif]

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21/10/2014 – 07H30 Nantes (Breizh-info.com) –  Invité par le cercle Anne de Bretagne, Renaud Camus donnera ce vendredi à Nantes une conférence sur le thème du Grand remplacement. Avant sa venue dans la cité des ducs, l’écrivain a bien voulu répondre à nos questions.

Breizh-info : Vous venez en Bretagne, à Nantes, pour parler de la remigration et du Grand remplacement. Cette région est-elle vraiment touchée par le Grand remplacement ?

Renaud Camus : Je crois cette région, et notamment Nantes, assez largement touchée par le Grande Remplacement en effet ; mais surtout, quand bien même elle ne le serait pas du tout, cela ne changerait absolument rien à la nécessité d’une prise de conscience nationale et, dirais-je, continentale. J’avoue que je suis exaspéré par ces journalistes ou polémistes remplacistes — inutile de dire que je ne vous mets pas dans ce sac-là… — qui feignent de s’étonner qu’on puisse déplorer le Grand Remplacement si l’on vit à la campagne ou dans des régions où il n’y a pas un immigré. D’abord, les régions où il n’y a pas un immigré, je n’en connais pas beaucoup, mais surtout ces gens ont toujours l’air de supposer qu’on n’a d’opinions politiques ou de conscience patriotique qu’en fonction de ses intérêts propres, de sa propre situation. L’attachement à la nation, ou bien à une civilisation donnée, leur est devenu tellement étranger, tellement inimaginable, que pour eux on ne vote ou ne parle ou ne pense qu’en vertu de ses petits intérêts immédiats et particuliers. C’est contre cette conception épicière du monde, tout économique, utilitariste, qu’il s’agit de s’insurger.

Breizh-info : Comment la remigration est possible dans les faits, alors que le métissage notamment est une réalité de plus en plus marquée ?

Renaud Camus : La remigration n’est pas une question de race ou d’appartenance ethnique, même si dans les faits il y a bien sûr des recoupements. Elle est une question de civilisation, de choix de société, d’amour ou d’inamour de la France, de la culture française, du mode français et européen d’habiter la terre.  Les personnes éventuellement concernées par la remigration, c’est-à-dire étrangères à notre culture, à notre civilisation, à notre mode de vie, à notre amour de la patrie, sont visiblement et audiblement bien assez nombreuses, hélas, pour qu’il n’y ait pas à s’inquiéter de cela.

 Photo : Wikipedia (cc)
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2 Commentaires

  1. Toujours aussi admirable de fermeté, de constance dans ses idées et de courage, Renaud Camus, inlassablement monte au créneau. Cet écrivain, reconnu et admiré, a fait le sacrifice d’une carrière d’homme de lettres qui l’aurait sans doute confortablement installé dans quelque fauteuil académique, des revenus qui vont avec (il est pratiquement dans le rouge neuf mois sur douze), de son confort et de sa tranquillité, pour mener un combat désespéré pour que ne disparaisse pas la France que nous aimons, sa culture, son art de vivre et sa civilisation. La meute des bien-pensants, tâcherons du journalisme, écrivaillons en sueur, politicards pourris, procureurs et juges rouges, est à ses basques. Condamné par les censeurs qui veillent aux portes de l’espace médiatique à une véritable mort sociale et professionnelle, chassé de sa maison d’édition, quasiment interdit de parole, il n’a jamais flanché, jamais cédé un pouce de terrain, jamais renié un article de sa foi, jamais renoncé à clamer son dégout et sa révolte. Cet homme restera, comme la poignée de ceux qui résistent au tsunami de lâcheté et de trahison qui emporte nos prétendues élites, une des grandes figures de notre époque. Merci Monsieur Camus, tenez bon !

  2. Renaud Camus pense bien et écrit admirablement, en effet. Il faudrait être aveugle et sourd pour ne point le voir. Las, notre pays est peuplé de sourds et d’aveugles.
    La phrase sur « ces gens qui ont toujours l’air de supposer qu’on n’a d’opinions politiques ou de conscience patriotique qu’en fonction de ses intérêts propres, de sa propre situation et qu’on ne vote ou ne parle ou ne pense qu’en vertu de ses petits intérêts immédiats et particuliers.  » m’a rappelé ces années où étudiant et militant monarchiste, des camarades me rétorquaient souvent :
    – Mais si la monarchie était rétablie, ce ne serait sûrement pas toi le roi !
    Comme si c’était la question. Mais pour eux, toute la question était là.

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