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23/11/2014 – 17H00 Nantes (breizh-info.com) – Deux à trois mille manifestants ont manifesté à Nantes hier « contre la répression et les violences policières et judiciaires » après la mort de Rémi Fraisse le 21 octobre dernier. Quoique la manifestation fut en principe interdite, les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, « zadistes » et autres « antifas » ont pu se réunir devant le Palais de justice protégé par un important dispositif policier.
Une myriade de comités avait appelé au rassemblement sur lequel flottait de rares drapeaux du NPA ou du Parti de Gauche. Les Verts avaient préféré s’abstenir. Seule élue présente François Verchère conseiller général de Bouguenais était accompagnée d’une poignée de « blancs-blocs » qui se voulaient non violents.
Avant le défilé, plusieurs orateurs ont « chauffé » les manifestants en dénonçant les violences des « flics de l’Etat fasciste », les élus socialistes « aux mains souillées de sang » ajoutant – tout en nuance – « on nous blesse, on nous mutile, on nous tue ! ». Pour eux, Nantes est devenue « la capitale des mutilations populaires (sic)» où « les vrais casseurs sont des flics avec une impunité totale ». Un harangueur n’hésita pas à affirmer que «140 personnes avaient assassinées par la police depuis 2000 ».

Etrange foule de sexagénaires bobos cherchant à revivre mai 68 et jeunes souvent déguenillés affichant un look rasta avec « dread locks ». Ces derniers n’aiment pas l’uniforme mais la couleur noire est largement dominante avec de nombre de tenues camouflage. Ils s’affirment écologistes radicaux mais fument beaucoup, des cigarettes en forme de cônes, la canette de bière à la main. Les plus jeunes, le visage dissimulé ou en cagoule et gantés croient revivre la Guerre d’Espagne, François Hollande étant assimilé au général Franco !
Nombre d’entre eux avaient manifestement envie d’en découdre avec les forces de l’ordre qui avaient bouclé tout le centre ville mais laissé les manifestant rejoindre les abords de la Préfecture. Là, les « keufs » – après un face à face tendu et avoir subi nombre de provocations, insultes, jets de pierres et canettes – chargèrent les manifestants cagoulés à plusieurs reprises. Des incidents sporadiques devaient se prolonger jusqu’à la nuit. Bilan de la journée : une quinzaine d’interpellations.
Au début du rassemblement quelques manifestants d’un âge certain avaient entonné des chants révolutionnaires espagnols. Las, personne ne sut les reprendre. Les rudes gaillards de la Fédération anarchiste ibérique ou de la CNT ont de bien piteux héritiers.
Crédit photo : Breizh-info.com
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Une réponse à “Nantes. Nombreux heurts à la fin de la manif «contre les violences policières»”
cigarettes en forme de cône > carottes > joints