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24/01/2015 – 07H30 Loudéac (breizh-info.com) – Mardi 6 janvier 2015 . Au cours d’une réunion du bureau politique de l’UMP, Marc le Fur, député de Loudéac – Lamballe, conseiller général de Quintin et vice-président de l’Assemblée nationale, est désigné comme tête de liste pour les élections régionales de décembre 2015 en Bretagne (4). L’investiture officielle n’interviendra qu’en début février. Cela ne constitue pas véritablement une surprise puisque cela fait déjà plusieurs mois que Marc Le Fur oeuvrait pour y parvenir.
Mais un obstacle existait : Bernadette Malgorn, président du groupe UMP-UDI au conseil régional. Rappelons qu’aux précédentes élections régionales – sous Sarkozy – elle avait dirigé la liste de droite. Campagne catastrophique, résultats catastrophique. On avait pu vérifier à cette occasion que préfet est un métier et politique un autre. Bref, elle avait facilité la victoire de Jean-Yves le Drian. Cette fois, on lui a trouvé un placard : candidate aux élections départementales dans le canton de Brest-centre, ville dans laquelle elle est déjà conseillère d’opposition.
Une éventuelle victoire de la droite passe évidemment par l’existence d’une liste unique (UMP, UDI, divers droite) même si une projection réalisée à partir des résultats des élections européennes de 2014 montre que c’est bien loin d’être gagné, car une liste unique de la gauche ferait la course en tête. «Je me place dans une perspective d’union, et je ne vois pas d’autre solution» indique fort justement Marc le Fur.
Les élections régionales de décembre 2015 présenteront une particularité : les deux listes principales seront dirigées par des régionalistes (Le Fur et Le Drian). Lesquels auront fort à faire pour réduire à la portion congrue les jacobins qui peuplent les deux camps : le président du groupe socialiste au conseil régional s’appelle en effet Richard Ferrand, jacobin convaincu. On a pu remarquer que, lors de la discussion du projet de loi relatif à la délimitation des régions, la division existant dans les deux camps sur cette question sensible a empêché la création d’un front uni des députés et des sénateurs bretons qui aurait pu faire le forcing pour obtenir la réunification. Chose qui allait de soi à la belle époque du Célib où tout le monde se rangeait derrière René Pleven.
Donc Marc le Fur a fait ce qu’il a pu, Jean-Yves le Drian a obtenu le minimum de ce qui était possible – empêcher la fusion Bretagne PDL – et François de Rugy s’est battu comme un beau diable.
Une certitude : quel que soit le vainqueur – Le Drian ou Le Fur -, la cause bretonne est assurée d’avancer. D’autant plus que, à partir de janvier 2016, une nouvelle étape s’engagera puisque les régions disposeront de compétences nouvelles grâce à la loi baptisée NOTRE (nouvelle organisation territoriale de la République), actuellement en discussion au Parlement.
Le conseil régional qui sera élu en décembre sera par conséquent plus «musclé » que l’actuel.
Bernard Morvan
Photo : DR
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