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18/03/2015 – 09h00 Rennes (Breizh-info.com) ‑ Depuis le début de la semaine se tient à Rennes le procès en appel des deux policiers accusés de non assistance à personne en danger concernant l’affaire « Zyed et Bouna », du nom de ces deux adolescents morts électrocutés dans un local EDF après avoir tenté d’échapper à un contrôle policier. L’occasion pour les collectifs « contre les violences policières », Maison de la Grève en tête, de manifester, d’organiser débats et rencontres afin de discuter de « l’attitude à adopter face à la police ».
Loic Fanouillère, responsable syndical Alliance Police 35, explique de son côté que « les policiers considèrent qu’aucun d eux n’est à l abri de se retrouver devant un tribunal dans ce type d’intervention où l’issue dramatique n’est absolument pas maîtrisable. » Pour lui « les policiers ont fait leur travail, c’est un concours dramatique de circonstances qui s’est produit. Ce procès doit être celui des faits pas d’une politique ou d’un ministre de l intérieur alors en place… Évidemment que la douleur de la famille est compréhensible. Il faut leur expliquer clairement ce qui s est passé. Les faits rien que les faits. Une condamnation des policiers serait perçue comme intolérable pour l’ensemble des collègues qui sont par ailleurs bien conscients de la douleur ressentie par la famille.»
Si cette affaire sert de prétexte à l’extrême-gauche pour tenter de se revigorer en accablant une police déjà excédée – qui a déjà subi une première salve la semaine dernière avec la révélation par Internet des photos et coordonnées de policiers et de gardiens de prison – elle ne doit pas faire oublier les meurtres de deux Bretons lors des émeutes déclenchées dans les banlieues françaises en soutien (hommage ?) à Zyed et Bouna.
Jean-Claude Irvoas est décédé dans l’après-midi du 27 octobre 2005, tabassé par trois individus. Salarié par un spécialiste de l’éclairage urbain, âgé de 56 ans, il voulait photographier un lampadaire pour enrichir son catalogue. Sa compagne et sa fille – qui a raconté l’horreur de la scène – ont assisté à la scène tragique, filmée de surcroît par une caméra de vidéosurveillance.
A l’issue du procès de novembre 2007, l’avocat général avait requis des peines allant de 5 à 18 ans d’emprisonnement pour les quatre comparses.
Après un délibéré de plus de sept heures, la cour et les jurés ont revu à la baisse les sanctions : 2 ans de prison pour Sébastien Béliny, antillais, simple guetteur, 12 années de réclusion pour MM. Diallo, franco-sénégalais, et Brighet, franco-algérien, complices du crime, et, enfin, 15 ans pour Benoît Kusonika, franco-congolais, son auteur.
Jean-Jacques Le Chénadec est mort à Stains, le 4 novembre 2005, pendant les émeutes qui ravageaient une banlieue qu’il s’était refusé à quitter. La victime était d’ailleurs descendue avec l’un de ses voisins éteindre un feu de poubelles, boulevard Maxime-Gorki, lorqu’avait éclaté une altercation avec un groupe de jeunes.
Frappé d’un coup de poing, au pied de son immeuble de Stains, la victime, âgée de 61 ans, avait sombré dans le coma et était décédée deux jours plus tard.
Salaheddine Alloul, son meurtrier, a été condamné à 5 ans de prison pour le coup mortel qui a entraîné la mort de Jean-Jacques Le Chenadec.
Deux Bretons, quasiment morts dans l’anonymat, parce qu’ils se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment. Deux Bretons tombés sous les coups , sans jamais susciter la flambée de violence qu’avait entrainé la mort de Zyed et Bouna, sans jamais susciter non plus la moindre envolée lyrique médiatique.
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.
4 réponses à “Procès « Zyed et Bouna ». Deux Bretons étaient morts aussi pendant les émeutes de 2005”
Merci de raviver à ma mémoire ces 2 meurtres…Là où l’on constate encore qu’une vie n’a pas la meme valeur, selon où elle se trouve.
En france le crime raciste n’existe pas, c’est bien connu…pas d’amalgame, surtout pas d’amalgame…
C’est encore bien la démonstration d’une justice à deux vitesses. Selon que l’on soit un honnête citoyen lambda alors complètement méprisé, ou que l’on soit un délinquant « issu des banlieues difficiles » on bénéficie alors de toutes les circonstances atténuantes. De même les médias, corrompus par la gauche avec ces honteux privilèges accordés, n’ont de la compassion que pour les criminels, jamais pour les victimes.
Nous ne vivons pas dans un pays où la justice est objective, mais influencée par des directives gouvernementales avec une peur bleue de nouvelles émeutes. Nous nous éloignons de plus en plus d’un État de Droit.
Il existe une minorité de citoyens qui se sert encore de son propre bon sens et de son intelligence critique pour essayer de faire le point avant qu’ une tempête ne nous fracasse sur les brisants d’un nouveau 10 Mai 1940 .Parmi les quelques uns que j’ai rencontré, je remarque qu’une certaine intelligence critique semble faire partie du cadeau de bienvenue que la nature Armoricaine fait aux humains assez durs de caractère pour naitre dans ses landes côtières .Bref , depuis 2007, le monde s’est divisé en deux : celui qui continue à régler sa vie sur l’information donnée par sa télé , et celui qui s’est aperçu que gouverner son bateau sur une information de même qualité que celle donnée par les médias officiels , équivaut à un suicide collectif.
C’est à ce jeu passionnant que je convie ceux qui ont encore une curiosité , et auxquels la vie a enseigné à ne jamais entreprendre une manœuvre vitale sur des infos non cross-checkées . Or la vie quotidienne est une suite de ma
Bravo de rappeler ici les assassinats de Jean-Jacques Le Chenadec et de Jean Claude Irvoas. Eux ont été
assassiné, alors que les deux « Zyed et Bouna », sont mort de leurs bêtises. On n’entre pas dans un poste de transformation EDF
(au fait, comment se fait-il que le transfo était ouvert ?) où il vous est
signalé qu’il y a un danger de mort
« symbolisé par des par des dessins et pancartes. ».
Les vrais victimes
sont Jean-Jacques
Le Chenadec et de Jean Claude Irvoas car
assassinés par la racaille. Est-ce que justice sera rendu à ces deux malheureux
et leurs familles ? J’en doute, la Taubira et le PS veillent à ce que la
mort d’une racaille « soit toujours reconnu comme un acte raciste ».
La victime « blanche » est transparente à leurs yeux.
http://www.contre-info.com/%C2%AB-ils-ont-ete-tues-par-des-noirs-et-des-arabes-%C2%BB-2001-2011
Sur ce lien, vous retrouverez le Chenadec et Irvoas et tous
ceux qui ont été assassinés par nos CPF (Chance Pour la France).