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02/07/2015 – 09H00 Rennes (Breizh-info.com) – Qui remportera le Tour de France 2015 ? Question difficile, et cela fait maintenant plusieurs années (décennies ?) que la compétition sportive préférée des Français, une course qui draine des millions de spectateurs, n’avait pas proposé une affiche aussi indécise.
En effet, si les sites de paris en ligne voient dans l’ordre croissant, Chris Froome (Sky) , Nairo Quintana (Movistar), Alberto Contador (Tinkoff-Saxo), Vicenzo Nibali (Astana) suivi de Thibaut Pinot (FDJ) et de Tejay Van Garderen (BMC Racing), difficile de se risquer à un pronostic tant ces différents coureurs semblent tous arriver en forme sur le Tour, sans oublier Romain Bardet ( AG2R), Keldermann (Lotto) ou Rui Costa (Lampre).
En juin, Christopher Froome a remporté le Critérium du Dauphiné, avant-goût de ce que sera le Tour, en nettement moins ardu tout de même, en remportant notamment les deux dernières étapes de montagne, sans toutefois largement distancer ses concurrents (Romain Bardet terminant le critérium 6ème à 2 min de Froome) .
Lors de cette même course, les BMC de Van Garderen avaient remporté le contre-la-montre par équipe (24,5km, contre 28km pour l’étape Vannes – Plumelec) , sans creuser d’écarts significatifs (moins d’1 minute entre les 10 premières équipes) si ce n’est avec la FDJ de Thibaut Pinot, en difficulté sur ce type d’épreuve (1min36).
Le vainqueur du Tour 2014, Vincenzo Nibali avait redonné l’an passé ses lettres de noblesse à la compétition en se montrant offensif aussi bien sur le plat qu’en montagne et en attaquant de loin. S’il n’a pas fait un très bon Critérium cette année, cela peut s »expliquer par une fin de blessure au tendon d’Achille. Nibali assure être aujourd’hui totalement rétabli et prêt pour ce qui constitue son objectif principal de la saison 2015.
Il devra néanmoins lutter cette année contre trois coureurs au niveau nettement plus élevé que ses concurrents de l’an dernier.
Concernant Contador, qui a remporté un Tour d’Italie très montagneux, mais où la concurrence était moindre ( Fabio Aru 2ème et Mickael Landa 3ème pour la formation Astana) , difficile de connaître son état de forme du moment. Néanmoins, après une période de repos suivie d’une grosse préparation en montagne, il devrait être prêt pour viser une troisième victoire – sans doute la plus difficile – sur l’épreuve reine du calendrier UCI. Et l’équipe Saxo-Tinkoff a mis les moyens, puisqu’il sera accompagné de Sagan, Majka (révélation du tour 2014), Kreuziger, Rogers et Basso notamment, ce qui lui permet d’avoir sans doute l’équipe la plus solide en haute-montagne.
Nairo Quintana, meilleur jeune du TDF 2013 (et 2ème du général) et vainqueur cette saison de Tirreno Adriatico, apparaît également en forme. Il sera épaulé par Alejandro Valverde, qui pourrait bien briller lors de l’étape bretonne entre Rennes et Mûr de Bretagne, lui qui a déjà remporté cette année la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège.
Quintana a les pronostics de notre rédaction.
En ce qui concerne Thibaut Pinot et Romain Bardet, ces deux coureurs peuvent briller s’ils ne s’effondrent pas durant le prologue à Utrecht (13,8km) puis dans le CLM par équipes de Vannes. Thibaut Pinot a en effet perdu un Tour de Suisse pourtant à sa portée, en raison d’un dernier contre-la-montre individuel raté. Romain Bardet n’est pas non plus un spécialiste de l’épreuve. Ces deux talents français rappellent un peu un Richard Virenque, capable de grandes échappées en montagne et de creuser des écarts significatifs, avant de devoir batailler en CLM pour ne pas s’écrouler complètement.
Les 9 premiers jours de course, des Pays-Bas à la Bretagne pourraient bien éliminer ou distancer les coureurs qui se spécialisent dans les grands tours en oubliant de se tester sur les classiques de Printemps. Dans ces premiers jours, la formation Lotto qui compte notamment Keldermann, Gesink, Vanmarck ou Tendam, pourrait tenter un vrai coup pour prendre un peu d’avance en vue de la montagne.
La suite de la course verra se succéder Pyrénées et Alpes , pour finir à l’Alpe d’Huez, la veille de l’arrivée à Paris, avec une étape promettant – si les écarts ne sont pas trop importants – une bagarre exceptionnelle.
En espérant, contrairement à ces dernières années – l’an passé excepté – que les champions osent attaquer, quitte à tout perdre et n’attendent pas systématiquement la dernière ascension, pour un scénario trop classique désormais : échappée, reprise d’échappée, explication entre les leaders sur 5 km, fin de l’étape.
Il est vrai que les intérêts financiers actuels – comme le montrent les moyens démesurés employés au sein de la caravane publicitaires, couplés à la suspicion de dopage presque systématique visant les champions – ne jouent pas en faveur de ceux qui voudraient prendre des gros risques au sein du peloton.
Rarement pourtant une affiche, sur le papier, n’aura été aussi prometteuse, avec de belles étapes de haute-montagne, peu de contre-la-montre, des pavés, du vent, et un casting important de grands coureurs.
Tour de France 2015 : départ le samedi 3 juillet, arrivée à Paris, le dimanche 26 juillet.
La composition de l’équipe Bretagne Séché : Frédéric Brun (FRA), Anthony Delaplace (FRA), Pierrick Fédrigo (FRA), Brice Feillu (FRA), Armindo Fonseca (FRA), Arnaud Gérard (FRA), Pierre-Luc Périchon (FRA), Eduardo Sepulveda (ARG), Florian Vachon (FRA)
Crédit photo : Flickr (cc) Cyclismo Italia
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