16/02/2016 – 08H00 Nantes (Breizh-info.com) – Le détenu d’origine nord-africaine qui avait agressé un surveillant de la maison d’arrêt de Nantes s’est suicidé au milieu de la semaine dernière. Il a été découvert jeudi 11 vers 13 h 30 et s’est suicidé un peu avant, entre deux rondes sur le temps de midi. Le détenu, qui n’avait jusqu’alors pas manifesté d’intentions suicidaires et n’était donc pas particulièrement surveillé, s’est pendu avec ses draps.

Le 3 février vers 14 h 30, il avait agressé sans raison un surveillant, en lui assénant deux coups de poing au visage par surprise. Il est passé en commission de discipline – une sorte de tribunal interne à la prison où passent les détenus qui ont enfreint le règlement intérieur, par exemple s’ils sont surpris avec des objets interdits (drogue, portables…) ou qu’ils s’en prennent à leurs codétenus ou aux surveillants – et a été condamné à trente jours de quartier disciplinaire. C’est là qu’il s’est suicidé – une première pour le « mitard » de la maison d’arrêt de Nantes depuis son transfert hors de la vieille ville en juin 2012.

Avec trois agressions de surveillants du 2  au 4 février, la maison d’arrêt de Nantes a vécu une semaine tendue, encore marquée samedi par un feu de cellule, là encore au quartier disciplinaire. La surpopulation – il y a cinquante matelas par terre et 80 détenus de plus que la capacité théorique maximale de l’établissement – continue à alimenter les tensions. Par ailleurs, l’établissement pour mineurs d’Orvault connaît lui aussi une augmentation de ses effectifs. Il y a actuellement 36 mineurs délinquants dans ses murs, dont 3 qui sont arrivés du centre éducatif fermé de Gévezé (Ille-et-Vilaine) après y avoir fait une rébellion. « A chaque fois qu’on dépasse les 30 personnes, le contexte devient nettement plus tendu  à l’EPM », précise William Cozic, délégué FO Pénitentiaire pour Nantes.