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27/09/2016 – 07H00 Rennes (Breizh-info.com) – A compter du 1er octobre 2016, la vitesse sur la rocade de Rennes repassera à 90km/h, au lieu des 70 expérimentés depuis une année. Des milliers d’usagers de la route étaient excédés par cette mesure, établie sous l’influence du Parti socialiste et d’EELV. Coût de l’opération : 100 000 € (selon l’association 40 millions d’automobilistes) littéralement jetés par les fenêtres – dont 49 000 euros pour l’installation de nouveaux panneaux – alors même que les conclusions sont désormais connues. La droite rennaise parle
Une dégradation de la qualité de l’air, un trafic qui ne s’est nullement amélioré, et un nombre d’accidents ayant légèrement augmenté. La pollution a par ailleurs diminué sur la partie de la rocade qui était passée de 110 à à 90km/h (rocade nord).
Pour la portion de rocade au nord passée de 110 à 90 km/h, l’étude révèle une baisse notable de la pollution au dioxyde d’azote (- 35 % à – 40 %). En revanche, pour la portion passée de 90 à 70 km/h, la différence n’est pas si évidente (de – 15 % à + 35 %, selon les mois et les jours).
A partir de samedi 1er octobre, tout le monde pourra rouler à nouveau sur le périphérique rennais à 90km/h. Les nombreux automobilistes flashés durant cette expérimentation sont d’autant plus en colère : « c’est un pur scandale. Ces gens sont plus bas que terre. J’ai perdu trois fois un point à cause de cette limitation de vitesse. J’ai du payer mes amendes à l’État, faire un stage de récupération de permis. On joue avec notre argent là, tout en le dépensant pour ces mesurettes. Les responsables devraient être licenciés » nous dit Florian, une victime – parmi d’autres – de cette expérimentation.
Nathalie Appéré avait de son côté soutenu publiquement cette mesure contestée par la droite et le centre. Il est vrai que la politique menée par la maire de Rennes (PS) est contestée par de plus en plus de Rennais. Ce ne sont pas les commerçants du centre-ville – qui lui reprochent son laxisme vis à vis des exactions de l’extrême gauche en marge des manifestations contre la loi Travail – ni les usagers victimes des nuisances commises par des groupes de Mineurs Isolés étrangers ou de jeunes immigrés, qui diront le contraire.
Dans cette affaire du périphérique, la patronne de la capitale bretonne avait sans surprise reçu le soutien des élus d’EELV à Rennes qui pensaient, à tort, que le dispositif permettrait d’améliorer la qualité de l’air et de faciliter la mobilité des habitants de l’agglomération. Les élusVerts n’hésitent pas, par ailleurs, à prendre des positions extrémistes comme leur soutien apporté à Solidaires 35 refusant de payer les dégâts perpétrés dans la salle de la Cité par des manifestants, ou comme le soutien régulier de l’élu Jean-Marie Goater aux initiatives de l’extrême gauche rennaise.
L’association 40 millions d’automobilistes se félicite de la marche arrière du préfet d’Ille et Vilaine : parlant d’une « grande victoire pour l’association « 40 millions d’automobilistes » et les nombreux usagers rennais qui s’étaient mobilisés contre cette mesure», l’association explique : « Nous savions de source sûre que les données enregistrées ne permettaient pas de justifier le maintien de la limitation de vitesse abaissée : la pollution n’a pas diminué, le trafic n’a pas été fluidifié et on a même constaté une hausse sensible du nombre d’accidents matériels. Finalement, seule la pollution sonore aurait été légèrement améliorée » détaille Daniel QUERO, le président.
Et pour Pierre CHASSERAY, délégué général de l’association, les résultats de cette expérience doivent servir de référence à tous ceux qui seraient tentés d’abaisser les limitations de vitesse de façon généralisée : « Grâce à Rennes, on a désormais la preuve qu’une telle mesure n’est en aucun cas un gage d’amélioration des conditions de circulation. Bien au contraire, les conséquences de cette expérimentation sont majoritairement néfastes pour les usagers et l’on salue donc l’honnêteté des autorités qui ont su reconnaître leur erreur et rétablir la limitation de vitesse la moins pénalisante pour tous » conclut Pierre CHASSERAY.
Photo : DR
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3 réponses à “Rocade de Rennes. Un essai infructueux à 100 000 euros !”
Bizarre de citer 40 millions d’automobilistes plutôt que les résultats de l’étude.
Une partie de la rocade n’était pas « restée à 90 » mais passée 110>90, d’où baisse de pollution (régime moteur des poids-lourds)
Juste une remarque par rapport à la soi-disante victime dénommée Florian : quand c’est 70 km/h c’est 70 km/h, donc quand on dépasse et l’on se fait avoir par un radar, on assume. Donc dire que « c’est un pur scandale … dit Florian, une victime – parmi d’autres – de cette expérimentation. » Pôvre Florian, bien dans cette ère de l’homo sapiens voiturisus (limite cro-magnon !).