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C’est le socialisme qui doit quitter la France, pas ses entrepreneurs

Il est une détestable et nuisible confusion dans les esprits entre libéralisme et entreprenariat. Elle est gravissime car elle légitime sur le champ de droite intellectuelle et politique la paresse, la décadence, la perte de désir et d’énergie. Elle est une cause majeure du remplacement de peuple et de civilisation.

On retrouve ses adeptes en tenue camouflée, qui justifient le comportement rentier d’une bonne bourgeoisie catholique et héritière, qui n’a de cesse que d’envoyer ses enfants s’abriter dans la haute fonction publique.

Ou aussi dans ceux qui nagent dans la confusion (il faut dire qu’ils peuvent exciper de certaines ambigüités) en interprétant Michéa, Onfray, ou les penseurs de la Nouvelle Droite : la juste critique de fond d’un hyper individualisme assortie de la logique multiple et solidaire du libéralisme économique avec le libéralisme sociétal ne peut justifier le repli encore plus individualiste entre les bras de maman, pardon de l’État.

Faut il rappeler que dans l’histoire des socialismes on ne trouve pas que la version étatiste qui fut la plus meurtrière.

Et cerise avariée sur le gâteau politique maintenant partagé en trois fractions, la géniale pensée du binôme Marine-Florian. Pardon d’employer les prénoms, mais en fait le seul nom propre interdit est celui de Marine : on devrait donc dire le tandem Marine Philippot, puisque ce dernier, lui, ne s’appelle pas et ne s’appellera jamais Le Pen. On peut comprendre que l’énarque Philippot se comporte en maximisant (comme tous ses collègues) le rôle d’un État dont il se veut être à la fois serviteur et grand maître. Mais qui demandait voici peu encore la dissolution de cette école du grand formatage jacobin, si ce n’est le FN, qui a prestement retiré ce point symbolique de son programme !

Le socialisme d’État, après ses échecs tragiques, est progressivement évacué de la face du monde; mais il reste quelques irréductibles Gaulois socialistes : ils sont dans l’ossature du nouveau FN!

Entreprendre, entreprise, figure de l’entrepreneur

Il est un immense égarement qui consiste à réduire l’entrepreneur au commerçant. Le conquérant des mers et des sommets, le colonisateur, l’inventeur, le prêtre ou le guerrier ont été chacun à leur façon un entrepreneur. Il est des entreprises sociales, des entreprises créatives, pas seulement des entreprises marchandes ou financières, au demeurant fort utiles aussi dans la variété de la société. Et demain les profondes mutations du monde n’auront elles pas largement transformé les vocations, les formes de l’entreprise?

En fait si l’on regarde les trente siècles de civilisation européenne, l’un des centres d’originalité, celui qui a rendu notre civilisation  “chaude” c’est à dire évolutive, est précisément sa capacité à entreprendre. Pour le meilleur, et parfois le pire …

Entreprendre, c’est polariser une énergie, créer, humaniser l’homme dans sa singularité.  C’est juste grandir et ne plus se contenter de recevoir l’essentiel de ses parents (honte aux jeunes bobos Tanguy) puis de l’État, mais donner le meilleur de soi. C’est pousser au plus haut point l’autonomie et la liberté. Il n’est nulle part inscrit que l’entrepreneur soit obligatoirement libéral, sans frontiériste et accapareur. L’histoire montre d’ailleurs toute la richesse des facettes diverses de l’énergie créatrice.

Mais que se passe-t-il donc ici et maintenant ??? Nos créatifs, nos entrepreneurs s’en vont par centaines de milliers exercer leur talent sous d’autres cieux; et on voudrait quoi ? Pérenniser les causes de leur départ ? Nombre de nos jeunes sont frappés d’aboulie, de non envie, vieux avant l’âge et on voudrait sanctuariser la drogue dure de l’assistanat au lieu de leur donner des chances de bouger, de vivre ? Ceux qui osent encore entreprendre ont en permanence à l’esprit que la survie de leur activité dépend de la fraude, ou au moins de la non observance de toutes les contraintes administratives dont ils sont l’objet peu consentant; pour les plus petits ils se réfugient dans l’économie parallèle, partiellement ou totalement; pour les plus gros dans le trafic organisé des paradis fiscaux : bel avenir radieux! Et on voudrait remplacer des technocrates étatistes par d’autres technocrates étatistes !

Pire encore que l’hyper individualiste « libéral », l’autocentré assisté répond aux mêmes tares destructrices de tout corps social, mais les aggrave encore en les rendant inamendables du fait de la propagation virale de son propre néant. Jusqu’à ce que cette espèce protégée soit majoritaire et veille surtout à ce que rien ne bouge. C’est aussi pour cela que la France (Wallonie en tête si l’on peut dire…) est en train de se rendre irréformable. Jusqu’à sa sortie de l’histoire.

Venons en maintenant à l’argument central développé à fort juste titre : c’est le processus continu d’immigration non européenne qui est la question socle, indépassable, des problématiques du siècle en France et plus généralement en Europe. Eh bien oui, et ce fut donc assez surprenant de voir le corps politique censé incarner l’antidote au poison refuser l’idée même de «grand remplacement», avant même que de proclamer la compatibilité de la religion musulmane avec « la République »; question mal formulée au possible, car l’incompatibilité sur laquelle se porte le regard est celle de l’islam et de l’Europe en tant que civilisation, indépendamment de son organisation politique, plus ou moins nationale, plus ou moins républicaine.

Mais justement, l’un des fondements du risque d’incompatibilité est le côté indépassable et inaliénable du texte coranique. En clair : l’impossibilité de s’adapter, de créer, d’entreprendre. Il est d’ailleurs à noter que les djihadistes n’entreprennent pas, ils détruisent tout : les corps, les arts, les réalisations humaines. Entreprendre, c’est sortir de la prison, sortir du ventre de maman, sortir de l’étatisme. C’est prendre un risque, celui de ne plus avoir à tout moment un parapluie social à ouvrir. Que viennent pour l’essentiel chercher en France, en Belgique, en Suède, les vagues migratoires? De « meilleures conditions de vie » et autant que faire se peut le plus large assistanat social. Faut il poursuivre la cause en prétendant s’opposer aux effets ?

C’est la fuite des entrepreneurs, c’est l’abaissement des énergies autochtones, qui autorise voire favorise l’envahissement. Il faut libérer les énergies et donc que l’État cesse de bloquer tel un poulpe tentaculaire toute velléité entrepreneuriale. Notons d’ailleurs l’extrême connivence permanente entre les dérives de la financiarisation et celles des structures étatiques et leur copie faussement supra étatique. Pour en sortir, deux conditions : la taille (la force) critique qui permet la réalisation d’un changement de paradigme, et la nation-continent qu’est la Chine montre clairement la voie du possible, à l’opposé des petits États-nations assujettis. Et le rétablissement des conditions de la liberté pour les élites potentielles de montrer ce dont elles sont capables…s’il en est encore temps. C’est une urgence absolue. On pourrait essayer, dès 2017.

La figure de l’entrepreneur est un marqueur identitaire européen, pas un souffre-douleur à martyriser au nom de la protection supposée du grand nombre assisté. Le social étatisme est un programme antagoniste de la renaissance européenne.  Il est contraire à ce que prétendent encore défendre les politiciens « nationaux » ou souverainistes. Et surtout le contraire de la raison pour laquelle une partie importante de leurs électeurs votent ou ont voté pour eux.

Allons au bout de l’analyse : le peuple est un concept flou; sa mise en forme historique se fait toujours par des élites; la question n’est donc pas la défense du consanguin alcoolique chômeur depuis trois générations dans sa demande d’un assistanat devenu permanent, mais bien la génération d’une nouvelle élite puisque l’actuelle élite ne fait pas correctement son travail. Normal, puisqu’elle est sclérosée et auto reproduite. Autrement dit, le mal vient de la non circulation des élites, pas de leur existence; mais qui donc a bloqué la nécessaire circulation-aspiration des élites : le système bureaucratique étatique socialisant!  Alors circulez, sinon il n’y aura plus rien à voir!

Le cumul d’un endettement qui tue la génération à venir et d’un prélèvement de 56 % sur la richesse crée par la minorité qui se bouge encore. Les 35 h et la retraite à 60 ans; l’assistance systématique au moindre bobo, et la complicité avec l’absentéisme sans cause sérieuse. Le code du travail encyclopédique, et le pouvoir des contrôleurs, des lois et règles castratrices (c’est normal : la mère abusive castre toujours ses enfants pour mieux les garder). Et c’est ce « modèle social français » là qu’il faut conserver ?????

C’est parce que le Français est couché que les autres arrivent debout ! C’est parce que l’État, monstre énarchique froid, encourage la faiblesse et flingue l’initiative, qu’il accompagne la décadence des mœurs, et ruine tout espoir de  grande santé.

Les lois liberticides Pleven Gayssot, la repentance et l’émotion comme modes principaux d’expression, l’oubli  volontaire de l’histoire de France et toutes les lois du fameux «modèle français» sont dictés par les mêmes personnages, les mêmes forces dissolvantes. On ne peut défendre les uns en prétendant attaquer les autres : c’est de la supercherie. De fait l’illusion qui en découle bloque (ou au moins diffère) l’émergence de véritables forces de redressement.

Le monde bouge à grande vitesse et de plus en plus d’esprits conscients sentent que tous les partis politiques actuels sont identiquement frappés d’obsolescence. Si redressement global il y a un jour, il ne viendra ni des hommes ni des partis actuels.

Pour conclure, nous pouvons rester convaincus que les horreurs (notamment écologiques et démographiques) engendrées par les entrepreneurs et inventeurs européens (ou d’origine européenne) seront réparées et dépassées par d’autres entrepreneurs et inventeurs européens. Encore faut il que leur puissance tant instinctive que cultuelle ne soit pas assassinée.

Entrepreneur français, lève toi et marche, et tout sera possible !

Pierre-Louis Leroux

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2016 Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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4 réponses à “C’est le socialisme qui doit quitter la France, pas ses entrepreneurs”

  1. François Arondel dit :

    Les Français qui vont s’installer à l’étranger ne sont pas tous des entrepreneurs, très loin s’en faut ! Il n’y a donc pas des centaines de milliers d’entrepreneurs qui quittent la France comme l’écrit l’auteur de ce billet. Dix jeunes membres de ma belle-famille sont partis à l’étranger et se sont installés parfois très loin, en Australie par exemple; pas un seul d’entre eux n’est entrepreneur. Le départ à l’étranger est une mode qui sévit dans les milieux branchés, tout particulièrement donc au sein de la population des diplômés.
    Le thème du départ des jeunes à l’étranger est utilisé par ceux qui veulent mettre en évidence le fait que la France est un pays tout pourri, moisi, réac, soviétoïde…..Or, l’Allemagne, qui est considérée généralement par les mêmes comme un modèle économique ou institutionnel est victime d’un exode bien plus important : 60 à 80000 Français quittent la France chaque année quand 135000 Allemands en moyenne font la même chose (avec un pic à 180000 en 2014) !
    Ce que j’ai constaté c’est le lien étroit qu’il y a entre la vue du monde très libérale/libertaire de ces migrants et leur besoin de partir. Les étudiants passés par la filière Erasmus sont tout particulièrement touchés par cette mode de la désinstallation, du déracinement volontaire.
    Quant au libéralisme, il est certain qu’il ne faut pas le confondre avec l’entrepreneuriat. L’entreprise a existé bien avant le libéralisme et c’est l’individualisme propre à ce dernier qui en constitue l’élément nocif mais il en est le coeur ! La concurrence entre les entreprises est absolument nécessaire mais seul l’Etat peut réguler le fonctionnement du système et empêcher les errements d’une économie livrée à elle-même. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont connu les errements d’un capitalisme libéral qui a provoqué la désindustrialisation, la ruine des équipements collectifs et l’augmentation exponentielle des inégalités. Trump et May ont compris cela et veulent y remédier; le libéralisme reagano-thatchérien est abandonné là même où il est né. En France, l’Etat gère une part trop importante des richesses et la gère de moins en moins bien; il faudrait donc réduire cette part et en finir avec la culture énarchique mais la solution ce n’est ni la solution libérale du tout-marché ni l’étatisation. L’optimum se situe à peu près à égale distance de ces deux solutions extrémistes.

    • Alain dit :

      Le problème n’est pas tant de partir (c’est primordial de découvrir autre chose) mais de ne pas revenir (soit par fuite soit parce que le retour est impossible vu la rigidité du marche du travail et la mentalité socialisante).

      Les gens qui partent ne sont pas tous entrepreneurs certes, mais tous apprécient que même en étant salarié il est agréable de vivre dans une ambiance de liberté : Même en tant que salarié, on peut avoir une démarche d’entrepreneur, on vous donne votre chance!

      La difficulté de l’Allemagne, c’est que malgré son succès économique il existe une pression sociale pesante du fait des suites de la 2GM.
      Comme l’Hexagone c’est un pays malade mais d’une autre maladie qui d’ailleurs devrait se soigner avec le temps, ce qui n’est pas le chemin pris dans l’Hexagone du fait du fantasme de “pouvoir” au-travers de l’État-nation niant les identités nationales réelles!

      Cet article est intéressant, il en faudrait d’autres de ce genre et si possible axé sur l’économie bretonne (la France c’est le pays voisin)!

      Le socialisme est un allié de la République car il favorise l’emploi salarié et les grandes entreprises, au détriment des TPE/PME/ETI à capitalisme familiale qui constituent un contre pouvoir à l’État central. Il faut que les citoyens soient dépendant sur le plan économique et surtout pas indépendant!

      Dans les pays du nord de l’Europe, la Sociale-Démocratie n’est nullement un frein à une démarche libérale de l’économie!

      De toute façon, tant que la Bretagne (mais aussi tous les autres territoires non français) est potentiellement digérable par la France, la société hexagonale restera socialisante!

      Nous vivons dans un modèle coloniale ou colonisés et colonisateurs pâtissent d’un système castrateur pour le fantasme de pouvoir d’une minorité oligarchique!

      Les économistes français seraient bien avisés de reconsidérer le principe de l’Etat-Nation, s’ils veulent un retour à entrepreneuriat et à une certaine fore de liberté économique tant pour la France que pour la Bretagne!

  2. Cadoudal dit :

    C’est surtout le gouvernement occulte des loges qu’il faudrait éradiquer, c’est la source et l’égout de toutes les dérives de la société et de son asservissement. L’État français est un Léviathan qui veut tout gérer et le fait mal, car au profit de quelques uns.

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