03/05/2017 – 06h45 Rennes (Breizh-Info.com) – Houria Bouteldja, porte-parole du très controversé « Parti des indigènes de la République » – parti qualifié par Gilles Kepel « d’islamo-gauchiste » – sera accueillie par le service information et communication de l’Université de Rennes 2 vendredi 5 mai à 18h, dans l’amphi B1 de la faculté.
Elle évoquera devant les étudiants de l’université son dernier livre, polémique, qualifié d’antisémite et de racialiste par certains, intitulé « les blancs, les juifs, et nous, vers une politique de l’amour révolutionnaire » (sic). Le lendemain, elle sera encore dans la capitale bretonne afin d’avoir une « discussion sur les liens et les alliances possibles entre les militant.e.s décoloniaux et antiracistes politiques avec la gauche blanche anticapitaliste (14h Maison des Association, place Charles de Gaulle).».

Des remous, même dans l’extrême-gauche

Dans les deux cas, l’Université de Rennes 2 comme la ville de Rennes – qui subventionne et attribue la maison des Associations notamment collectifs d’extrême gauche qui organisent – sont donc même indirectement partenaires de l’évènement.
Y compris au sein de l’extrême gauche, ce livre suscite d’ailleurs la polémique en ce sens qu’il racialiserait le débat public et politique. Pour Jack Dion, directeur adjoint de la rédaction de Marianne, il s’agit d’un « petit bréviaire de l’antiracisme détourné en racialisme décomplexé.».
Dans son ouvrage, Bouteldja tient d’ailleurs des propos qui – dans la bouche d’un militant racialiste blanc, ne lui ouvrirait ni les portes de l’Université de Rennes 2, ni celle de la maison des Associations, ni celle de l’UFJP (Union Française Juive pour la Paix) qui co-organise l’évènement : « J’appartiens à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à ma race, à l’Algérie, à l’islam » écrit-t-elle notamment.

L’essentialisme, base du racisme, défendu par Houria Bouteldja

Pour Clément Ghys, de Libération, qui chronique le livre sous le titre « La dérive identitaire d’Houria Bouteldja » : « Les Blancs, les Juifs et Nous : tout le problème est déjà dans le titre. Car l’essai de Houria Bouteldja est divisé en trois parties : l’une sur la blanchité dominatrice, l’autre sur l’identité juive et, enfin, une dernière sur la question des indigènes » explique-t-il avant de relever quelques phrases qu’il situe à la frontière entre l’antisionisme et l’antisémitisme :

«On ne reconnaît pas un juif parce qu’il se déclare juif mais à sa soif de vouloir se fondre dans la blanchité» écrit Houria Bouteldja. Pour Clément Ghys, il s’agirait même d’un livre « dangereux » . Lire par ailleurs une autre critique de son ouvrage, émanant de l’extrême gauche, intitulée « une indigène au visage pâle », qui analyse chaque chapitre de l’ouvrage (prendre quelques doliprane avant).

Houria Bouteldja n’aime pas l’homme blanc, qui selon elle, l’oppresse, et elle l’écrit :

« Au-dessus de moi, il y a les profiteurs blancs. Le peuple blanc, propriétaire de la France : prolétaires, fonctionnaires, classes moyennes. Mes oppresseurs. Ils sont les petits actionnaires de la vaste entreprise de spoliation du monde. Au-dessus, il y a la classe des grands possédants, des capitalistes, des grands financiers qui ont su négocier avec les classes subalternes blanches, en échange de leur complicité, une meilleure répartition des richesses du gigantesque hold-up et la participation – très encadrée – au processus de décision politique qu’on appelle fièrement ‘démocratie’ » (p. 26-27).

En 2012, Houria Bouteldja avait été relaxée par la justice pour l’emploi du terme « souchiens » pour désigner les blancs de France. Des « souchiens » qu’il faudrait selon elle « éduquer ». Elle fût la première personne à avoir été accusée publiquement de racisme anti-blanc.

Des propos antisémites ?

Elle n’aime pas non plus l’Etat d’Israël et ceux qui le soutiennent : ainsi invitée dans l’émission « antisémitisme, les vieux démons » de la chaîne parlementaire, elle déclarait, en 2012 :  « C’est dommage que la France ait participé à la création de l’Etat d’Israël et de les faire partir (les Juifs) en Israël ». Dans la même émission, au lendemain de la tuerie perpétrée par l’islamiste Mohamed Merah , Houria Bouteldja avait déclaré que l’antisémitisme et le sionisme étaient « absolument indissociables« . « Malheureusement, qui sont invités sur les plateaux de télé ? Les Juifs sionistes, jamais les Juifs anti-sionistes !« , s’insurgeait-t-elle alors.

En mars 2015 elle récidivait en déclarant, à Oslo : « Les Juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe. »

A noter qu’en mars 2017, des militants d’extrême gauche (Quartiers libres) n’appréciant pas le discours racialiste de Bouteldja écrivaient que : « Houria Bouteldja du PIR a rencontré un cadre et élu « racisé » du PS ancien de la Marche de 1983 pour lui demander de financer « Paroles D’honneur » la nouvelle chaîne TV du PIR ».

Rappelons enfin que la ville de Rennes – dirigée par Nathalie Appéré (PS, soutien d’Emmanuel Macron) – a confié la gestion de la maison des associations, qui accueillera Houria Bouteldja, à Citédia, Société d’Economie Mixte, dans le cadre d’une délégation de service public. Joint par téléphone, les services de location de salle n’étaient pas au courant du Pedigree d’Houria Bouteldjja, invitée par l’Union juive pour la paix qui a loué la salle, l’UJFP étant un petit groupuscule d’extrême gauche.

Crédit photo : wikipedia (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

7 Commentaires

  1. Si elle aime autant son pays l’Algérie, sa race et sa religion et qu’elle nous hait autant nous les blancs les français je me demande bien pourquoi elle est encore en France? Pourquoi n’est-elle pas retournée dans son propre pays? Serait-elle chargée d’une mission bien particulière dans notre pays? Avec les temps qui courent c’est un véritable danger cette femme! Que font les pouvoirs publics? Il y aurait-il deux poids deux mesures dans le racisme, la haine de l’autre? Si un blanc ou un simple souchien (comme elle nous appelle) aurait dit le centième de ce qu’elle prêche, il y a belle lurette qu’il serait derrière les barreaux et que ça aurait fait la une de toute la presse!

    • Nous les Bretons sommes blancs, pas vous les Français. Vous allez tous devoir quitter la Bretagne et retourner dans votre pays.

  2. […] window._wpemojiSettings = {"baseUrl":"https://s.w.org/images/core/emoji/2.2.1/72×72/","ext":".png","svgUrl":"https://s.w.org/images/core/emoji/2.2.1/svg/","svgExt":".svg","source":{"concatemoji":"http://www.liguedefensejuive.com/wp-includes/js/wp-emoji-release.min.js?ver=4.7.4"}}; !function(a,b,c){function d(a){var b,c,d,e,f=String.fromCharCode;if(!k||!k.fillText)return!1;switch(k.clearRect(0,0,j.width,j.height),k.textBaseline="top",k.font="600 32px Arial",a){case"flag":return k.fillText(f(55356,56826,55356,56819),0,0),!(j.toDataURL().length Des propos antisémites ? Elle n’aime pas non plus l’Etat d’Israël et ceux qui le soutiennent : ainsi invitée dans l’émission « antisémitisme, les vieux démons » de la chaîne parlementaire, elle déclarait, en 2012 : « C’est dommage que la France ait participé à la création de l’Etat d’Israël et de les faire partir (les Juifs) en Israël ». Dans la même émission, au lendemain de la tuerie perpétrée par l’islamiste Mohamed Merah , Houria Bouteldja avait déclaré que l’antisémitisme et le sionisme étaient « absolument indissociables« . « Malheureusement, qui sont invités sur les plateaux de télé ? Les Juifs sionistes, jamais les Juifs anti-sionistes !« , s’insurgeait-t-elle alors. En mars 2015 elle récidivait en déclarant, à Oslo : « Les Juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe. » A noter qu’en mars 2017, des militants d’extrême gauche (Quartiers libres) n’appréciant pas le discours racialiste de Bouteldja écrivaient que : « Houria Bouteldja du PIR a rencontré un cadre et élu « racisé » du PS ancien de la Marche de 1983 pour lui demander de financer « Paroles D’honneur » la nouvelle chaîne TV du PIR ». Rappelons enfin que la ville de Rennes – dirigée par Nathalie Appéré (PS, soutien d’Emmanuel Macron) – a confié la gestion de la maison des associations, qui accueillera Houria Bouteldja, à Citédia, Société d’Economie Mixte, dans le cadre d’une délégation de service public. Joint par téléphone, les services de location de salle n’étaient pas au courant du Pedigree d’Houria Bouteldjja, invitée par l’Union juive pour la paix qui a loué la salle, l’UJFP étant un petit groupuscule d’extrême gauche. Source : http://www.breizh-info.com/2017/05/03/68613/polemique-luniversite-de-rennes-2-invite-houria-bouteldj… […]

  3. Une histérique soit disant sionniste et employée par Jack lang , un « souschien » pédophile, cherchez l’erreur, et qui appelle à la guerre civile ! Dehors !!!

  4. Le racisme anti-Blanc est devenu acceptable ces dernières années. Quel recul pour l’Occident!!!

    L’anti-Sémitisme monte aussi avec le manque de résistance à l’Islamisme qui est le nouveau nazisme et qui bien sûr n’est jamais identifié comme tel par les pseudo-intellos de Gauche (qui continuent de dénier que le « zi » de Nazi veut dire « Socialiste »)…

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