Huit ans après les viols des bords de Sèvre, l’ADN d’un suspect met fin à l’anonymat d’un prédateur

Publicité

Pendant des années, il n’a été qu’une trace biologique dans un dossier : un profil ADN inconnu, relevé sur les vêtements de deux jeunes femmes agressées au bord de la Sèvre, à Rezé. Aucun nom, aucun visage. Juste une empreinte génétique conservée dans les fichiers.

Il aura fallu une affaire distincte, à l’été 2025, pour que cette trace prenne corps. Le 10 février 2026, Mohammed T, un homme de 40 ans a été mis en examen pour viol et tentative de viol, puis placé en détention provisoire. Les rapprochements ADN ont relié son profil à deux agressions commises en 2018 et 2024, au sud de Nantes.

2018 : une joggeuse se défend

Premier fait : mars 2018. En soirée, une joggeuse est attaquée sur les berges de la Sèvre. Saisie par le cou, projetée au sol, elle parvient pourtant à se défendre. Pratiquante d’arts martiaux, elle neutralise son agresseur et le mord à la main avant de réussir à s’enfuir. Quinze jours d’incapacité totale de travail lui seront délivrés.

Les enquêteurs récupèrent un ADN. À l’époque, aucune correspondance n’apparaît dans les bases nationales. Des surveillances sont organisées dans le secteur, sans résultat.

2024 : le viol sous la menace

Juin 2024. Même secteur, même scénario nocturne. Une jeune femme rentre à pied. Inquiète, elle téléphone à une amie pendant son trajet. À l’autre bout du fil, l’amie entend une voix masculine demander une cigarette, puis des bruits de course.

La victime est maîtrisée, dénudée et violée. Elle subit des blessures physiques et psychologiques lourdes, avec trois mois d’ITT. Là encore, un ADN est prélevé. Là encore, aucun “match”.

Le dossier semble s’enliser. L’empreinte génétique reste orpheline.

2025 : une affaire en apparence isolée

Tout bascule en juin 2025, à Nort-sur-Erdre. Une femme retrouve un homme rencontré sur un site de rencontres. La promenade au bord de l’eau tourne court. Face à son refus d’avoir une relation sexuelle, il la frappe, la menace avec un couteau, tente de l’agresser et lui ordonne d’effacer les messages compromettants.

L’homme est interpellé, puis jugé. En décembre 2025, il est condamné à dix-huit mois de prison avec sursis probatoire pour violences, menaces et exhibition sexuelle. Son ADN est alors versé au fichier national automatisé des empreintes génétiques. Quelques semaines plus tard, le rapprochement tombe : deux correspondances positives avec les dossiers non élucidés de Rezé.

Le 3 février 2026, les policiers de la brigade des atteintes aux personnes du commissariat de Waldeck-Rousseau, à Nantes, interpellent le suspect. Placé en garde à vue, il nie toute implication dans les faits de 2018 et 2024 et affirme ne pas connaître les victimes.

Mais l’ADN constitue un élément central du dossier. Il le relie aux deux scènes d’agression. Le 10 février, il est mis en examen pour viol et tentative de viol, puis incarcéré dans l’attente de la suite de l’instruction.

Une information judiciaire est désormais ouverte. Les investigations se poursuivent pour déterminer si d’autres faits pourraient lui être imputés en Loire-Atlantique.

Huit ans après la première agression, l’ADN a finalement permis d’identifier celui qui, jusque-là, n’était qu’une trace invisible dans les fichiers. Pour les victimes, l’enquête au long cours débouche sur une réponse judiciaire. Pour les enquêteurs, c’est l’illustration d’un travail patient, parfois silencieux, qui ne s’interrompt pas tant qu’une correspondance n’a pas parlé.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

Une réponse à “Huit ans après les viols des bords de Sèvre, l’ADN d’un suspect met fin à l’anonymat d’un prédateur”

  1. gaudete dit :

    la solution: au minimum les castrer physiquement je pense que ça en ferait réfléchir plus d’un mais 18 mois c’est de la rigolade, si les juges femmes se faisaient violer le ton changerait à moins que…..

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

A La Une, Sociétal

Lynchage à mort de Louis à Narbonne : un millier de personnes en marche, Laurent Nuñez ne voit que « l’extrême droite »

Découvrir l'article

A La Une, NANTES

Nantes : un jeune homme de 19 ans abattu à Paridis, cinquième mort par balle en deux mois

Découvrir l'article

RENNES

Rennes. La « bataille culturelle », selon Nathalie Appéré (PS)

Découvrir l'article

Economie

Faux arrêts-maladie : derrière le « coup de filet », les zones d’ombre d’un dossier à 44 000 certificats

Découvrir l'article

Sociétal, ST-BRIEUC

Saint-Brieuc : le « petit garçon de 10 ans » mis en examen pour tentative de viol et de meurtre serait en réalité un adolescent congolais de 14 ans au moins

Découvrir l'article

A La Une, Sociétal

Narbonne : Louis, 17 ans, meurt après avoir été lynché lors d’un guet-apens [Vidéo]

Découvrir l'article

A La Une, Environnement

Canicule historique en Bretagne : les 41°C dépassés à Nantes

Découvrir l'article

NANTES

Nantes : l’opposition accuse le CCAS d’avoir servi à gonfler les listes électorales, la maire PS menace de saisir la justice

Découvrir l'article

NANTES

Nantes : les home-jackings en hausse, la police pointe des récidivistes remis en liberté

Découvrir l'article

A La Une, International

Belfast : deuxième nuit d’émeutes, une liste de cibles circule — Dublin aussi descend dans la rue

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.