Catalogne. Entre 500 000 et 1 million de manifestants pour l’indépendance

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13/09/2017 – 06h20 Barcelone  (Breizh-Info.com) – Ils étaient entre 500 000 et un million de manifestants à battre le pavé, en Catalogne, le lundi 11 septembre, jour de « La Diada », en faveur de l’indépendance. Une marée humaine donc, dans les rues de Barcelone, et une véritable gifle pour le gouvernement espagnol qui cherche à empêcher par tous les moyens la tenue d’un référendum sur l’autodétermination du peuple catalan.

Un référendum qui se tiendra le 1er octobre et qui risque d’être particulièrement tendu. Sous les cris de « Independancia » (indépendance) ou « votarem » (« nous voterons ») ou encore « Adieu l’Espagne », une foule composée d’hommes, de femmes et d’enfants a parcouru le centre de la capitale catalane.

Cette mobilisation démontre que le mouvement en faveur de l’indépendance de la Catalogne est loin de faiblir, malgré les menaces du gouvernement espagnol, malgré l’illégalité du référendum déclarée par le conseil constitutionnel du pays.

La Diada, célébrée chaque 11 septembre, commémore la prise de Barcelone en 1714 par les troupes du roi Felipe V qui supprima l’autonomie de la région.

Les manifestants ont, par ailleurs, en fin de manifestation, respecté une minute de silence à la mémoire des victimes des attentats islamistes qui ont frappé la Catalogne en août.

La Catalogne, qui compte 7,5 millions d’habitants et qui fournit 20 % du PIB espagnol, semble toutefois assez partagée sur cette question de l’indépendance. Selon le dernier sondage publié en juillet par le Centre d’étude de l’opinion, dépendant du gouvernement catalan, 41,1 % la souhaitent et 49,4 % sont contre.

Signe de certaines oppositions, y compris en ce qui concerne la simple organisation du référendum, les villes de Lérida et Tarragone, deux des quatre capitales des provinces catalanes, dirigées par le Parti socialiste catalan, ont refusé de céder les locaux municipaux pour le déroulement du scrutin. Le maire de Barcelone, Ada Colau, proche de Podemos, refuse elle aussi de mettre des urnes et des locaux municipaux à la disposition du peuple catalan pour voter suite aux injonctions judiciaires de Madrid.

Par ailleurs, la Guardia Civil espagnole a perquisitionné récemment des entreprises susceptibles d’avoir imprimé du matériel de vote, tandis que les nationalistes catalans appellent la population à imprimer les bulletins par leurs propres soins.

Depuis 2010 et l’annulation partielle par la Cour constitutionnelle du nouveau « Statut d’autonomie de la Catalogne », à la demande du parti du chef du gouvernement Mariano Rajoy, la crise couve entre l’Espagne et la Catalogne. Le texte avait été adopté en 2006 par le Parlement espagnol et accordait des compétences élargies à cette région et la définissait comme étant une « nation » à l’intérieur de l’Etat espagnol.

Après avoir remporté les élections régionales en septembre 2015, les indépendantistes ont promis de mener la Catalogne vers son indépendance.

En cas de victoire du « oui » lors du référendum, la Catalogne exercera le contrôle de ses frontières terrestres, maritimes et aériennes comme des douanes, selon un texte de loi présenté par les partisans de la séparation avec l’Espagne.

Le mois s’annonce chaud, très chaud, en Catalogne.

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  • Kerawen

    Le droit démocratique des peuples à l’auto-détermination inscrit ds les conventions de l’Onu.
    Un exemple à suivre pour nos peuples Breton, Ecossais..etc..brimés et ethnocidés par ces dictatures centralisées..Madrid, Paris, Londres.
    On ne peut vivre avec son bourreau !
    Breizh da viken. FREE BZH.