Nantes. Un journaliste de Breizh-info à nouveau agressé en marge de la manifestation Loi Travail

agression_nantes

13/09/2017 – 12h20 Nantes  (Breizh-Info.com) – La manifestation contre la loi Travail a réuni plus de 10.000 personnes à Nantes (15.000 selon les syndicats). Au cours de cette manifestation à nouveau marquée par des dégradations perpétrées par l’extrême gauche, un journaliste de Breizh Info a à nouveau été lâchement agressé.

Partis de 15h20 à Commerce, ils remontent le cours des 50 otages en criant « a a anti capitaliste », « urgence urgence ouvrez nos frontières », « pas de travail on s’en fout, nous on veut pas de travail du tout » et autres slogan. Le black block ouvrait le chemin. Des membres du service d’ordre de la CGT, placés de loin en loin, essayaient de les empêcher de déborder.

Arrivés devant la préfecture, les manifestants ne purent s’empêcher de s’attaquer au siège du pouvoir. Jets de fumigènes, pétards et très nombreux tags sortirent de la foule au moment où le black block était constitué.

Dans la foulée des petites équipes jaillirent de la manifestation pour repeindre avec leurs slogans les murs de la Préfecture. Trois minutes plus tard alors que les activistes d’extrême gauche étaient en pleine action, un journaliste de Breizh Info qui les filmait a été pris à partie par certains de leurs camarades. Il a essuyé un coup de pied et des coups au visage alors que les activistes d’extrême gauche essayaient de lui confisquer son appareil photo.

Le journaliste réussit à se dégager quelques minutes plus tard et la manifestation avait alors atteint la fête foraine.

Vous souhaitez soutenir ce journaliste et notre combat pour une presse libre et sans concession ? Alors permettez lui de travailler en aidant Breizh-info.com (cliquez-ici).

Les activistes criaient « Forains avec nous » alors que ceux-ci ne souhaitaient visiblement pas les rejoindre. « Ils sont sapés comme des bêtes », nous confiait un forain qui estimait selon lui que la manifestation d’extrême gauche est « une honte ». D’autres affirmaient carrément « ils ont le temps de défiler, nous on bosse » et traitaient les manifestants de « fainéants ».

Arrivée à place Bouffay puis à Commerce la manifestation ne laissait derrière elle que des dizaines de tags. Après que les syndicats soient partis avec leurs troupes, 2000 manifestants se sont essayés à un second tour.

Les forces de l’ordre les ont bloqués place Bouffay où pavés et lacrymogènes ont été échangés puis à l’est du Carré Feydeau lorsque les manifestants ont caillassé la police en bas de la rue de Strasbourg.

Au cours de cette fin de manifestation agitée, la vitrine du McDo place Feydeau a été taguée (Mac Ron) et cible de jets de pierres, un distributeur de billets HSBC de la place Bouffay, laissé en accès libre a été détruit et deux policiers blessés par les caillassages. A part des dizaines de mètres de murs tagués et ces cas de casse, la manifestation a été jugée « calme ».

Les forces de l’ordre ont procédé à une dizaine d’interpellations. L’une d’elles a eu lieu rue de Feltre avant le départ de la manifestation : le jeune homme, qui avait un couteau sur lui, est sorti de garde à vue avec un rappel à la loi.

Deux autres qui ont lancé des pavés sur les forces de l’ordre sont toujours en garde à vue. Les autres ont été interpellés pour participation à un attroupement avec le visage dissimulé et ont depuis été relâchés. La plupart des interpellations a été réalisée en fin de manifestation, sous les arbres à l’est du carré Feydeau et quai Turenne

Les tagueurs, visiblement bien entraînés, courent toujours. Une nouvelle journée de mobilisation  est prévue le 21 septembre et elle laisse craindre de nouveaux débordements de la part de l’ultra gauche.

Crédit photo : breizh-info.com
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

  • An

    Risques du métier de vrai reporter.
    À savoir si le journaliste a été violenté à cause de son medium ou parce qu’il est journaliste.
    Les manifs ne sont plus possibles à notre époque à cause des casseurs (pas tous d’extrême-gauche, beaucoup très superficiellement saupoudrés de quelques psychopathes et infiltrés). Des piquets de grèves de taille plus ou moins grande mais surtout inscrits dans la longue durée seraient beaucoup plus efficace.
    Seulement pour trouver les volontaires… Impossible. Sauf à s’adresser aux demandeurs d’emplois. Qui sont évidemment encore moins syndiqués que la moyenne. Car c’est là que le bât blesse.
    C’est aussi là qu’il y a à chercher. Ça serait bien que les syndicats bretons, comme le SLB, plus folkloriques qu’autre chose, y pensent.
    Et si ce n’est pas ces idées en particulier, au moins d’autres, tant qu’elles sont nouvelles en France. Il faut arrêter de chercher à investir ce théâtre d’ombres qu’est le système français.

  • alaintassin

    Des pourris courent toujours mais il existe bien quelque chose qui courre beaucoup plus vite…….

  • Richard Jacques

    Tout est permis en France; même casser du flic, et notre Police ne tire pas, pourquoi ?
    Faudra-t-il envoyer la Légion Étrangère ?

    • Gwendal Pennanech

      Non il faut simplement que la Bretagne sorte de la France

  • escargot

    Un facho ça mérite des baffes à minima.
    Fraternellement!

    • jaouen

      Facho, n.m : tout ce qui est à droite de Pol Pot, Mao, Staline, Chavez. Doit être exterminé, pendu, détruit, sa famille emprisonnée dans un camp de travail.

      Nombre d’anars ne se rendent pas compte qu’en cas de communisme militaire ou de dictature du prolétariat, ce seront les premiers à passer à la casserole.

  • CGT

    Une pensée pour ce journaliste
    Une pensée pour les syndicalistes qui soutiennent publiquement le FN et se font de plus en plus en plus régulièrement agressé en manif quand ils sont reconnus
    une pensée pour les services d’ordre syndicaux qui sont eux aussi pris a parti par la racaille black bloc