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22/11/2017 – 06h00 Nantes (Breizh-info.com) – L’association LumiNantes a dévoilé le 16 novembre le thème de son spectacle Lucia qui sera projeté à Nantes à Noël 2018 ainsi que la projection d’un spectacle son et lumière sur la Cathédrale d’Angers pour Noël 2017. Wilhelm Thomas et François-Xavier Vandanjon, fondateurs de l’association LumiNantes, ont donné des détails sur les futures représentations tirées des tableaux lumineux et colorés de l’artiste nantais Alain Thomas, dont une exposition était inaugurée le soir même à l’espace Pernod, à l’angle des rues du Roi Albert et Chauvin, entre la cathédrale et la préfecture de Nantes.
L’association LumiNantes a changé le nom de ses spectacles, qui s’appelleront Lucia. Pas seulement en hommage à Sainte Lucie, fête de la lumière en Scandinavie et en Sicile. « Nous avons changé à la demande de la région Pays de Loire », nous précise François-Xavier Vandanjon. Parce que le spectacle va à Angers, mais pas seulement. « Nous envisageons un parcours dans la région, pourquoi pas pour la clôture du Vendée Globe, à Laval ou dans d’autres centres urbains – des lieux facilement accessibles pour le public, surtout en hiver ». A l’abbaye de Fontevraud, ce n’est donc pas pour tout de suite. « Nous voulons projeter des spectacles sur des lieux qui n’ont jamais été l’objet de sons et lumières auparavant », complète-t-il.
« Nous ferons un spectacle sur la cathédrale Saint-Maurice d’Angers du 19 au 23 décembre 2017 », nous explique ainsi François-Xavier Vandanjon. « Il y aura six spectacles par soir, à 17h30, 18h, 18h30, 20h, 20h30 et 21h, à raison de 12 minutes chacun. Nous reprendrons les thèmes projetés sur la cathédrale de Nantes en 2014 et 2016, tout en les revisitant pour les adapter à l’architecture de la cathédrale Saint-Maurice ». Une exposition des œuvres d’Alain Thomas aura aussi lieu à Angers en décembre. Au-delà des Pays de Loire, LumiNantes rêve d’autres horizons, et pourquoi pas d’autres continents.
A Nantes, il faudra attendre Noël 2018 pour voir à nouveau un son et lumière sur la Cathédrale. Les deux premières éditions avaient attiré 50.000 spectateurs (2014) puis 150.000 (2016), signant un véritable succès populaire et artistique. La nouvelle, en 2018, sera intitulée « Noël slave ». Elle sera centrée sur les scènes d’hiver russes peintes par Alain Thomas, auquel nous avons demandé pourquoi a-t-il choisi la Russie. « Cela fait presque 40 ans que je m’intéresse beaucoup à la Russie, j’ai l’habitude de prendre en photo mes travaux, j’ai énormément de documentation sur l’iconographie russe, bref j’ai de la matière ».

Et ça se voit – ses scènes russes, tout aussi colorées que le reste de son œuvre – tirent leur inspiration des coupoles colorées de Saint-Basile le Bienheureux, du folklore russe et des motifs populaires de Khokhloma, devenus l’un des symboles de l’artisanat russe, solide, coloré et ancré dans l’Histoire. « Il faut que les connaisseurs s’y retrouvent », précise Alain Thomas, connu pour le souci du détail. On y retrouve aussi des notes d’humour, comme un toucan – un oiseau qui fait partie du bestiaire typique d’Alain Thomas – chaudement emmitouflé dans une écharpe à cause du froid.
Le montage du spectacle sera fait comme les fois précédentes par la société rennaise Spectaculaires. « C’est d’ailleurs à eux que revient l’idée d’un son et lumière sur la Cathédrale de Nantes », se souvient Alain Thomas. « Mon fils voulait qu’on marque les dix ans de présence de ma Nativité sur la Cathédrale avec une projection fixe pendant quelques jours, chez Spectaculaires on nous a dit qu’on pouvait faire bien mieux et c’est ainsi qu’a germé l’idée d’un spectacle ». Dont le succès a étonné jusqu’à la ville de Nantes. « Au départ la Ville nous a dit que si nous avions 500 personnes par soir, ce serait bien. On en a eu 50.000 la première année, 150.000 en 2016. Pour ceux qui s’investissent sans compter leurs heures, c’est la meilleure récompense ».
Alain Thomas compte bien continuer à offrir de la magie aux nantais. « Je suis artiste à plein temps depuis 1968. Et j’ai fait mon premier tableau à douze ans. Ma grand-mère peignait en amateur ; j’ai pris son matériel, j’ai regardé les tubes, les pinceaux, et j’ai fait le tableau du premier coup ». Puis alors qu’il étudiait à l’école Saint-Pierre, « nous étions 52 dans ma classe, j’ai toujours été premier en dessin. J’ai toujours été, en somme, un artiste de métier ». Pour la plus grande joie des nantais et de la lumière.
A découvrir : exposition à Nantes des œuvres d’Alain Thomas, à l’espace Pernod, 6 rue du Roi Albert. Gratuit. Tous les jours de 11 à 13h et de 14h à 19h sauf les dimanches et lundi (15h à 19h).
Louis-Benoît Greffe
Crédit photo : DR
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