14/12/2017 – 05h45 Vannes (Breizh-info.com) – C’est un témoignage poignant que nous vous livrons ci-dessous, suite à notre conversation avec Antoine (prénom modifié car il souhaite conserver l’anonymat et ne pas mettre encore plus de tension dans sa famille). Ce dernier, dans une longue conversation que nous avons eue avec lui, révèle toute la fracture qu’il peut exister entre la jeune génération d’aujourd’hui et celle de ses parents, notamment sur la question des migrants.

Un sentiment d’abandon, une colère, une incompréhension face au comportement de sa mère, voici ce qu’Antoine nous livre de façon « brut de pomme ». Un témoignage qui ne semble pas isolé – car nous en avons déjà vu, lu ou connu d’autres de ce type – et qui semble témoigner d’une fracture, d’une rupture entre une partie de la jeunesse française actuelle et celle de ses parents ou grands parents issus de la « génération dorée », actrice ou tout juste héritière de Mai 68.

« Ma maman avait 18 ans en Mai 68, mon père un an de plus. Je suis né en 1985, c’est à dire qu’ils m’ont eu assez tard, tout comme ma soeur qui est née deux années auparavant. C’est la fameuse génération baba, celle qui a voulu « profiter », et qui sans doute, une fois l’ennui arrivé, s’est enfin décidé à faire des enfants ». Le cadre est posé, l’amertume aussi.

« On ne peut pas dire que nous ayons eu une enfance malheureuse. Nous avons découvert énormément de choses durant nos premières années de vie et étions des enfants particulièrement éveillés je pense. Mais mes parents se sont séparés quand j’avais 7 ans, et ensuite, nous sommes restés tous les deux avec notre père, car elle est partie faire de l’humanitaire en Afrique . Elle n’a même pas demandé à avoir notre garde ! ».

C’était en effet à la période de la fameuse opération « du riz pour la Somalie ». « Elle travaillait dans l’Éducation nationale. Elle a voulu partir aider là bas. Mon père – qui était comédien et donc plutôt précaire à cette époque – ne comprenait pas car ils avaient visiblement du mal à boucler les fins de mois. Elle a tout plaqué, nous avec . Elle a totalement pété les plombs »

De cette période d’éloignement, Antoine se souvient « des cartes postales et des photos d’un univers que je ne connaissais pas. D’une vie qui n’était pas la notre. D’un vide sidéral de deux enfants qui grandissent sans leur mère partie aider d’autres enfants, loin de chez eux ».

Les retrouvailles estivales, « à la mer ou à la montagne » ne parviennent pas à faire oublier cette rupture, choisie par la mère d’Antoine et de sa soeur. « Nous étions contents de nous retrouver, mais il y avait toujours un fond de tristesse de savoir qu’il y aurait un départ à la fin des vacances, et que l’essentiel de sa vie était ailleurs ».

C’est en 2004, alors qu’il va avoir 19 ans déjà et qu’il rentre en BTS – après deux redoublements liés à une fin de scolarité et à une crise d’adolescence difficile – que sa mère décide de rentrer en France, après 12 années passées en Afrique à travailler dans l’humanitaire et à ne voir ses enfants qu’un mois et demi dans l’année.

« ils ont adopté un petit Haïtien, qui est donc devenu mon demi frère »

Sa mère ne revient pas seule : sur place, elle a refait sa vie avec un autre homme, un Somalien, qu’elle parvient à faire venir avec elle en France. Elle est contente de reprendre contact avec ses enfants, de 19 et 21 ans…Mais si tout se passe bien avec la plus grande, Antoine n’accepte ni son nouveau beau père, ni la façon dont sa mère revient dans sa vie . « Elle nous a clairement abandonnés. Elle n’a jamais voulu l’admettre. Et en plus elle est revenue en nous imposant son nouveau compagnon.».

Nous avons demandé à notre témoin si nous pouvions contacter sa mère, pour confronter les deux points de vues de cette douloureuse histoire familiale. Mais visiblement, c’est très compliqué.

Depuis treize années maintenant, Antoine – qui lui a surtout voyagé en Europe et en Asie pour ses études – voit de moins en moins sa mère, aujourd’hui âgée de 67 ans. « Quelques années après leur retour en France, et ne pouvant plus avoir d’enfant, ils ont adopté un petit Haïtien, qui est donc devenu mon demi frère. Je n’arrive toujours pas à comprendre. Elle nous a toujours expliqué qu’il fallait aider son prochain, qu’il fallait aider et aimer l’autre. Mais elle a été incapable de donner cet amour à ses propres enfants, tout comme elle a été incapable de contribuer à leur éducation, alors elle a choisi de le faire avec d’autres.».

Mais pourquoi ne jamais lui avoir dit cela, ne jamais avoir crever l’abcès ? « Nous ne vivons pas dans le même monde. Elle ne me comprend pas, je ne la comprend pas, je ne la comprendrai jamais. Mais on a le même sang. Elle fait simplement partie d’une génération à qui on a appris à aimer les autres avant ses propres enfants. A qui on a donné une cuillère en argent dans la bouche. A qui on a dit qu’ils étaient des enfants rois et qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient, y compris abandonner leurs propres enfants, sans parler de leur propre pays ».

On sent l’émotion qui submerge notre interlocuteur au téléphone. Antoine nous explique enfin, que depuis la crise des migrants, qui a éclaté il y a quelques années, sa maman s’investit de façon hebdomadaire dans l’apprentissage de la langue française aux migrants. « Elle en a même parrainé un. Maintenant que Joseph (prénom modifié du demi frère ) n’est pas loin du bac, elle passe à autre chose.  Maman s’occupe d’un migrant alors qu’elle ne s’est jamais occupée de nous ! Et d’un musulman pratiquant en plus, alors qu’elle s’est battue contre mon père pour que nous ne fassions pas du catéchisme, que nous soyons baptisé, que nous ayons la moindre éducation religieuse. Elle ne changera jamais. C’est incurable à cet âge là. Mais j’espère à travers ce témoignage faire prendre conscience à de nombreuses mères et à de nombreux pères qu’on ne fait pas n’importe quoi, encore plus par idéologie, aussi humaniste soit-elle, avec ses propres enfants ».

Par humanisme, ou pour « défendre les droits de l’homme », il est vrai qu’on a déjà connu des « frappes chirurgicales », des guerres et des bombardements massifs, alors des abandons d’enfants, voilà qui doit leur en faire se « toucher l’une sans réveiller l’autre » comme dirait Jacques Chirac.

Illustration : DR
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23 Commentaires

  1. Le pire c’est que les enfants des 68tarts taisent leurs douleurs par décence et par volonté de ne pas faire d’avantage de vagues face à une génération indécente et qui sera dans l’amusement et l’égoïsme jusqu’à leurs tombes. Vivement qu’ils partent !

  2. Mais mon pauvre Antoine * ta mère cumule toutes les tares qui devraient te faire comprendre son comportement si tes sentiments pour elle te permettaient d’y voir clair .
    Soixantehuitarde dis tu ? A son âge – 18 ans – je peux te dire pour l’avoir vécue que ce fut le top-départ d’une époque d’orgies : les filles balançaient allègrement culottes et pucelages par dessus les moulins ! ( d’ailleurs pilule et « droit » à l’avortement ont suivi de près ) Ce fut la fin de l’ordre ancien : famille , respect et maîtrise des instincts . Et le début du naufrage d’une société dont nous assistons aujourd’hui à la phase terminale : le fric et le pouvoir sur les autres ayant remplacé toutes valeurs morales .
    Et le pire , formatée dans le creuset de l’EN , ayant adhéré à l’UNEF je suppose ; tu sais ( je me permets de te tutoyer j’ai l’âge d’être ton père ) le parti étudiant de la castorisation : celui ou l’élément mâle travaille surtout avec sa queue ( DSK est une référence dans le domaine ) . L’Education Nationale repaire assumé de gauchistes ; fonctionnaires assurés de leur statut qui ne réfléchissent plus mais sont programmés idéologiquement jusqu’à la mort ; rares sont ceux qui recouvrent leur lucidité sur le vrai monde .
    Tu déplores son intérêt pour les jeunes éphèbes colorés ? A son âge elle ne veut pas encore dételer et vit toujours dans l’illusion ; tout comme ces vieilles blanches ménopausées depuis longtemps qui vont encore chercher la bite sur les plages du Sénégal ou St Domingue .
    Voilà ce que pouvait te dire un vieil homme au regard désabusé ayant assisté du début à la fin probable de ce monde ancien et regretté que bien des jeunes actuellement nous reprochent d’avoir laissé filer .
    * prénom modifié

  3. Une tiers-mondiste de soixante sept ans peut être victime d’un tas de gentils microbes ou virus… d’un rhume mal soigné à une blennorragie ou ?…un p’tit Sida sympa…l’avenir sera bref…

  4. c’ est triste de lire sa , une mère qui préfère les autres qu’a ces propres gamins , sa me dégoute de voir sa  !! cette une personne qui ne pense qu’a elle !!!

  5. je te comprends, j’ai fait la même chose que ta mère, mais j’ai emmené mes deux fils avec moi, très riche expérience et pour eux et pour moi, voilà

  6. Cette « femme » n’est pas une mère mais une égoïste jouisseuse ! Je connais des enfants qui renient leur mère pour moins que ça, même si la blessure de l’abandon est extrême pour l’enfant. Cette personne est une engeance de la pire espèce. Je plains ses enfants biologiques

  7. Il faut se méfier comme de la peste ces féministes idéologues, elles sont extrêmement dangereuses. Je plains Antoine.

  8. regardez a calais toutes ces femmes passées la soixantaine qui se dévouent corps et âmes pour le bien être des clandestins, l exotisme réveille leur libido ? et toutes ces femmes seules en belqique de plus de 50 ans qui hébergent des migrants ?????

  9. ce pauvre garçon vient seulement de découvrir que sa mère l’a quitté parce qu’elle est une hystérique et introvertie; et qu’elle est partie pour avoir des rapports sexuels avec des Africains étant donné que sa couleur de peau blonde attire les Noirs comme des aimants; je ne la juge pas parce que c’est dans sa nature d’être ainsi …….

  10. Connasse égocentrique pathologique de l’Éducation Nationale, j’oubliais féministe extrémiste élevée au grain sur les bancs de l’université gauchiste.

  11. Si vous êtes fils ou fille d’enseignants gauchos et que vos parents vous maltraitent psychologiquement, vous avez le droit de porter plainte à la Police ou la Gendarmerie, vous avez le droit au respect.

  12. Elle doit attendre de son migrant autre-chose que ce que tu aurais pu lui apporter ! Elle doit préférer l’amour physique (si on peut dire que ‘niquer’ soit de l’amour ) au sentiment (qui ne l’intéresse pas)!
    Honteux de la part d’une mère (digne de ce nom !)

  13. Après le patron de discothèque et le zadiste de NDDL, on a maintenant la mère indigne membre d’une ONG humanitaire. Bon, l’intention est louable, mais la ficelle est tellement grosse (je me suis renseigné auprès d’un vrai patron de discothèque, ancien du milieu de la sécurité, comme le soi-disant interviewé, qui m’a dit que ce n’était qu’un « tissu de conneries ») que nos adversaires auront beau jeu de nous accuser de diffuser des « fake news ».
    Breizh Info, la vérité est déjà suffisamment tragique et menacante sans devoir en rajouter…

  14. Les étudiants  »gauchistes »..
    Per-Niflard…Je suis entièrement de votre avis. Je suis née à Alger (en 1954),j’ai quitté l’Algérie en octobre 1957,j’étais étudiante à Paris de 1957 à 1959..En 1958,j’ai vu les étudiants de l’UNEF défiler dans le quartier Latin, avec Jean-Paul Sartre,qui criaient en brandissant une pancarte:  »L’Algérie aux Algériens »…maintenant que  »l’Algérie est aux Algériens » pourquoi ces gauchistes les acceptent-ils chez nous?. .En mai 68:la Sorbonne était devenue un vaste bordel avec le pédophile Cohn-Bendit qui criait:  »Il est interdit d’interdire »…Ces soixante-huitards et les étudiants de l’UNEF sont devenus magistrats,etc..c’est la raison pour laquelle TOUT VA MAL en France!…

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