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31/12/2017 – 07h00 Rennes (Breizh-info.com) –Depuis quelques jours, il semblerait presque que la France ait remporté une nouvelle Coupe du Monde de football.
Ainsi, pas un journal, local ou national, qui ne se félicite de la hausse de la population, dans sa commune, dans son département, dans sa région ou en France, ou qui a contrario, s’inquiète d’une baisse de la population. Mais pourquoi donc cette obsession démographique ?
« Population, l’hémorragie stoppée à Morlaix ? » s’interroge un quotidien régional, comme si le fait de perdre des habitants constituait une menace vitale.
Pour quasiment tous les analystes et les commentateurs en France, une baisse de la démographie serait ainsi synonyme de déclin potentiel. A chaque fois d’ailleurs, c’est l’exemple du Japon – dont la population ne cesse de vieillir tandis que la jeunesse peine à se reproduire aujourd’hui – qui revient sur la table.
Et toujours ces commentaires sur une Europe vieillissante – commentaires qui étrangement se joignent toujours à d’autres analyses présentées comme sérieuses et évoquant la nécessité d’accélérer l’immigration pour pallier à ce vieillissement. Un cas d’école en matière de guerre d’influence et de désinformation.
Il faut d’abord rappeler que le Japon reste la quatrième puissance économique mondiale, tandis que le Libéria, qui connait la plus forte croissance démographique dans le monde, est aussi l’un des pays les plus pauvres . En France c’est Mayotte – dont beaucoup remettent en cause la légitimité à faire partie de la France – qui connait la plus forte croissance démographique, largement liée à l’immigration sur l’île.
Pour se maintenir à une telle puissance, le Japon a trouvé une solution : la robotisation (qui sert à la fois au pays du soleil levant tandis que le savoir faire se vend et s’exporte ensuite). Avec la robotisation, pas besoin d’immigration – le Japon s’y refuse car il a bien compris la menace que représente l’immigration de peuplement pour l’âme d’un peuple.
Par ailleurs, d’autres pays, pour au moins stabiliser ou « relancer » (mais qu’est ce que cela veut vraiment dire ?) leur démographie, proposent des politiques natalistes. C’est le cas de la Hongrie, où des aides sont allouées pour l’achat d’un logement familial. Mais aussi de l’Allemagne, avec une forme de salaire parental. Il donne aux parents d’un bébé la possibilité d’interrompre leur activité professionnelle pendant quatorze mois, tout en étant indemnisés à 67 % de leur salaire net (1 800 euros mensuels au maximum). La Suède, la Croatie, le Canada, l’Italie ont également mis en place – avec plus ou moins de succès – des politiques incitatives.
Mais au delà de ces politiques, c’est la question de la hausse de la population en elle même qui se pose. Au Moyen-Age aussi, la population de l’Europe a connu plus d’un siècle et demi de déclin démographique (avec l’épidémie de Peste Noire notamment, mais pas que) la population passant de 69 millions à 40 millions entre 1300 et 1450. Et pourtant, les Européens sont toujours là aujourd’hui, malgré cette disparition de 30% de la population. Concrètement, c’est comme si l’Union Européenne passait de 511 millions d’habitants aujourd’hui à 358 millions d’habitants en 2167. Toute la population de l’Allemagne et de la France aurait disparu, et pourtant, l’Europe refleurirait quelques siècles plus tard.
La vérité est donc ailleurs. Et notamment peut être dans cette volonté d’imposer l’immigration à l’Europe (il n’y a personne aujourd’hui pour se féliciter de la démographie galopante dans certains pays pauvres d’Afrique). « Union Européenne : l’immigration compense le déficit démographique » titrait il y a un an et demi, en pleine crise migratoire, un quotidien national. La ficelle est grosse. Mais le « nous avons besoin d’immigration pour compenser le vieillissement », semble un virus déjà intégré dans les logiciels du cerveau européen.
Et cela alors même qu’une Europe à la démographie mesurée – et compensée par la robotisation – montrerait l’exemple à une planète qui a des limites, y compris pour la reproduction humaine.
Ces limites numériques de la population mondiale ne sont-elles pas déjà atteintes ? C’est la question que se posait Alan Weisman dans son livre « compte à rebours ». C’est la question que se posent des scientifiques. C’est aussi le sujet de nombreux livres et films de Science-Fiction.
Dans tous les cas, la démographie sera la clé du monde de demain. Il ne s’agirait pas de la donner à des apprentis sorciers …
Crédit photos : wikipedia commons (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
13 réponses à “France. Mais pourquoi cette obsession pour la démographie et la hausse de la population ?”
Très bon article qui explique parfaitement l’angle d’attaque choisi par « les dominants », pour faire accepter le grand remplacement à la majorité de la population.
Un exemple de la soupe servie jusqu’à la nausée par les médias dans un extrait d’un article du Nouvel Obs, interviewant le président de la Commission pour les droits de l’homme au Parlement de Rome :
« Puis, pour rester dans le long terme, l’Europe devrait se convaincre que ses 500 millions d’habitants actuels se réduiront de plusieurs millions d’ici à 2050. Comment enrayer ce déclin démographique ?
Elle devrait savoir aussi, l’Europe, que le seul Nigeria aura bientôt à lui tout seul autant d’habitants que tout le Vieux continent. On va les laisser crever dans leur Afrique natale ? C’est sur ces chiffres incontestables qu’il convient de raisonner, avec pragmatisme. Et bâtir ainsi une politique. […] »
Tout y est dit et illustre magnifiquement votre propos.
Réveillez-nous, Européens, sommes-nous déjà morts !
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-plan-kalergi-genocide-des-172751
Il ne faut pas oublier que l’augmentation de la population est la principale source de polution
Il ne faut pas oublier que l’augmentation de la population est la principale source de pollution
Bravo pour cet article plein de bon sens; En effet , la course a la démographie n’est , en réalité que le pendant de l’économie keinésienne, une course effreinée vers le gouffre final, d’un coté tous les petits pomitricards courrent après d’avantage de monde , en réalité pour d’avantage de subventions diverses et variées et , par ailleurs, tous les scientifiques s’emeuvent du fait que la terre ne peut pas nourrir tout le monde; Si bien que , malheureusement, les hommes n’étant pas capables de réguler cette population galopante,l’issue finale sera une immense guerre mondiale qui réduira de manière drastique, la population, les outils de destruction massive sont là, il ne reste plus qu’un visionnaire ose appuyer sur le bouton, mais ce jour là, les rescapés , s’il y en a,constateront qu’a coté de ce futur seisme,Hitler n’était qu’un petit apprenti sorcier aux ambitions mesurées.
Très bon article. Bonne route à Breizhinfo.
Très bonne analyse. La population de l’Afrique a plus que triplé en un demi-siècle : où voit-on que cela lui ait apporté la prospérité ? Dans sa grande générosité, elle nous fait bénéficier de son essor démographique : où voit-on que cela nous ait apporté la prospérité ?
La Terre consomme chaque année plus qu’elle ne peut fournir : nous détruisons notre planète et celle de nos enfants. Transformer de pauvres Africains en consommateurs néo-occidentaux ne fera qu’aggraver la situation. La décroissance démographique est une très bonne chose !
Pour les personnes intéressées voici l’adresse d’une association qui ose parler ouvertement de la croissance démographique mondiale.
http://www.demographie-responsable.org
Oui, les limites de la planète sont déjà atteintes depuis quelque temps déjà, et on veut nous faire croire qu’il faut atteindre 11 milliards de personnes, alors que l’urgence absolue est la décroissance de la population humaine pour atteindre une taille soutenable pour la planète et la biodiversité ! Bravo à Breizh-info.
[…] Depuis quelques jours, il semblerait presque que la France ait remporté une nouvelle Coupe du Monde de football.Ainsi, pas un journal, local ou national, qui ne se félicite de la hausse de la population, dans sa commune, dans son département, dans sa région ou en France, ou qui a contrario, s’inquiète d’une baisse de la population. Mais pourquoi donc cette obsession démographique ?« Population, l’hémorragie stoppée à Morlaix ? » s’interroge un quotidien régional, comme si le fait de perdre des habitants constituait une menace vitale.Pour quasiment tous les analystes et les commentateurs en France, une baisse de la démographie serait ainsi synonyme de déclin potentiel. A chaque fois d’ailleurs, c’est l’exemple du Japon – dont la population ne cesse de vieillir tandis que la jeunesse peine à se reproduire aujourd’hui – qui revient sur la table.Et toujours ces commentaires sur une Europe vieillissante – commentaires qui étrangement se joignent toujours à d’autres analyses présentées comme sérieuses et évoquant la nécessité d’accélérer l’immigration pour pallier à ce vieillissement. Un cas d’école en matière de guerre d’influence et de désinformation.Il faut d’abord rappeler que le Japon reste la quatrième puissance économique mondiale, tandis que le Libéria, qui connait la plus forte croissance démographique dans le monde, est aussi l’un des pays les plus pauvres . En France c’est Mayotte – dont beaucoup remettent en cause la légitimité à faire partie de la France – qui connait la plus forte croissance démographique, largement liée à l’immigration sur l’île.Pour se maintenir à une telle puissance, le Japon a trouvé une solution : la robotisation (qui sert à la fois au pays du soleil levant tandis que le savoir faire se vend et s’exporte ensuite). Avec la robotisation, pas besoin d’immigration – le Japon s’y refuse car il a bien compris la menace que représente l’immigration de peuplement pour l’âme d’un peuple.Par ailleurs, d’autres pays, pour au moins stabiliser ou « relancer » (mais qu’est ce que cela veut vraiment dire ?) leur démographie, proposent des politiques natalistes. C’est le cas de la Hongrie, où des aides sont allouées pour l’achat d’un logement familial. Mais aussi de l’Allemagne, avec une forme de salaire parental. Il donne aux parents d’un bébé la possibilité d’interrompre leur activité professionnelle pendant quatorze mois, tout en étant indemnisés à 67 % de leur salaire net (1.800 euros mensuels au maximum). La Suède, la Croatie, le Canada, l’Italie ont également mis en place – avec plus ou moins de succès – des politiques incitatives.Mais au delà de ces politiques, c’est la question de la hausse de la population en elle même qui se pose. Au Moyen-Age aussi, la population de l’Europe a connu plus d’un siècle et demi de déclin démographique (avec l’épidémie de Peste Noire notamment, mais pas que) la population passant de 69 millions à 40 millions entre 1300 et 1450. Et pourtant, les Européens sont toujours là aujourd’hui, malgré cette disparition de 30% de la population. Concrètement, c’est comme si l’Union Européenne passait de 511 millions d’habitants aujourd’hui à 358 millions d’habitants en 2167. Toute la population de l’Allemagne et de la France aurait disparu, et pourtant, l’Europe refleurirait quelques siècles plus tard.La vérité est donc ailleurs. Et notamment peut être dans cette volonté d’imposer l’immigration à l’Europe (il n’y a personne aujourd’hui pour se féliciter de la démographie galopante dans certains pays pauvres d’Afrique). « Union Européenne : l’immigration compense le déficit démographique » titrait il y a un an et demi, en pleine crise migratoire, un quotidien national. La ficelle est grosse. Mais le « nous avons besoin d’immigration pour compenser le vieillissement », semble un virus déjà intégré dans les logiciels du cerveau européen.Et cela alors même qu’une Europe à la démographie mesurée – et compensée par la robotisation – montrerait l’exemple à une planète qui a des limites, y compris pour la reproduction humaine.Ces limites numériques de la population mondiale ne sont-elles pas déjà atteintes ? C’est la question que se posait Alan Weisman dans son livre « compte à rebours ». C’est la question que se posent des scientifiques. C’est aussi le sujet de nombreux livres et films de Science-Fiction.Dans tous les cas, la démographie sera la clé du monde de demain. Il ne s’agirait pas de la donner à des apprentis sorciers …Source […]
Soleil vert ,vous avez vu le film ,voilà ce qui nous attend.
Arretez d’engrosser vos femmes bordel!.. ,faites vous sucer ,le résultat est le même sans les emmerdes de la paternité, .
Le désir d’enfant de madame ,en général ,voilà le resultat ,7,5 milliard d’âmes qui consomment ,polluent ,détruisent ,betonnent .
Les humains sont les parasites de cette planète et ne la méritent pas .
Le film on l’a vu il y a longtemps, j’ai regardé une vidéo hier de ce qui se passe réellement, l’océan est en train de mourir, extinction des des grands cétacés et requins, pollutions par les hydrocarbures, aluminiums, plastiques etc, c’est la mer et les planctons qui fournissent en majeur partie l’oxygène de notre planète, en fait c’est beaucoup plus grave qu’on le croit, même en réduisant drastiquement la population terrestre .. c’est trop tard!!
Article intéressant mais qui me laisse sur ma faim …. il s’arrête quand ça devient intrigant !
Quand il dit : « La vérité est donc ailleurs » …. j’aimerais bien qu’il développe ….