Éoliennes. Financement participatif, risques et obsolescence

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11/01/2018 – 12h00 Brest (Breizh-info.com) – Les parcs éoliens se multiplient en Bretagne. De quelques machines à plusieurs dizaines, les zones occupées par ces grands mâts surmontés d’une hélice blanche ne se comptent plus. Alors que les éoliennes sont de plus en plus contestées, notamment pour leur rentabilité énergétique, un nouveau système se met en place pour séduire les populations. Il s’agit du financement participatif.

Le cas de Merdrignac

Le dernier exemple en date se situe dans le sud des Côtes d’Armor, sur la commune de Merdrignac. Le projet du Clos-Neuf, un parc éolien de quatre machines, est en cours d’élaboration. Ces quatre éoliennes culmineront à 150 mètres au-dessus du sol en bout de pale et produiront au total 11,6 Mégawatt.

Mais la particularité de ce nouveau parc est qu’il va permettre aux particuliers de prendre une participation à partir du 15 janvier prochain. Cette possibilité d’investissement est cependant réservée aux habitants de trois départements : Côtes d’Armor, Morbihan et Ille-et-Vilaine.

Nous avions déjà évoqué un cas similaire à Glomel au printemps 2017.

L’attrait financier

Comment se matérialise donc ce financement participatif ? Les particuliers disposeront d’un délai d’un mois et demi (jusqu’à fin février) pour prêter une somme comprise entre 50 € et 1 000 euros. Et l’intérêt de l’opération… est le taux d’intérêt justement.

Celui-ci variera en fonction de la domiciliation du prêteur. Avec une forte incitation pour les plus locaux d’entre eux. Ainsi, les habitants des communes de Merdrignac, Ménéac, Trémorel et Illifaut pourront prêter jusqu’à 3 000 euros avec un taux d’intérêt annuel de 7 %. Ceux des communes de Loudéac Communauté Bretagne Centre seront plafonnés à 1 000 euros prêtés à 6 %. Enfin, les simples habitants des trois départements mentionnés, eux aussi limités à 1 000 euros, prêteront à 5 %.

Pour les initiateurs du projet, l’ambition est de réunir 50 000 euros. Le plafond maximal de cette levée de fonds étant de 100 000 euros. L’argent est ainsi prêté sur deux années et les remboursements aux prêteurs seront échelonnées trimestriellement.

Voilà donc des taux qui, même pour les plus bas, sont bien supérieurs à ceux proposés par les banques actuellement. Une offre qui peut paraître alléchante sur le papier. Mais il faut y mettre un sérieux bémol.

Les risques pour les prêteurs

En matière d’éoliennes comme dans bien d’autres domaines, il est toujours bon de s’intéresser à ce qui s’est passé ailleurs. Et surtout avant. Le cas des États-Unis est éloquent.

Le pays comptait quelques 14 000 éoliennes abandonnées au début des années 2010. La faute notamment à de nombreuses faillites parmi les sociétés qui en avaient la gestion. Comme souvent dans ce genre de situation, les responsabilités sont difficiles à établir et les fautifs disparaissent dans la nature.

Précisons par ailleurs que le coût du projet de Merdrignac s’élève à 19 millions d’euros dans sa totalité. La proposition d’un financement participatif à la population locale est aussi un moyen de mieux faire accepter le projet.

Et le propriétaire du terrain ?

Quant au démantèlement, s’il est précisé concernant le projet de Merdrignac qu’une provision légale de 200 000 euros lui est déjà réservée, il a parfois été rendu très compliqué sur d’autres parcs. Que deviennent alors les immenses socles de béton (2 à 3 000 tonnes) souterrain en cas de défaillance des promoteurs en charge du démantèlement ? Leur seule destruction se chiffrerait à 250 000 euros.

À titre informatif, le coût complet d’un démontage  d’éolienne est évalué entre 650 000 et 850 000 euros.

Une fois cela précisé, le propriétaire d’un terrain où s’implantent des éoliennes a plutôt intérêt de lire méticuleusement son contrat avant signature

L’éolien n’est plus la priorité

Bien que les Bretons continuent tête baissée dans cette voie, il est tout de même utile de rappeler qu’au niveau mondial, l’éolien n’est plus une priorité.

Les investissements en matière d’énergies renouvelables se tournent désormais vers des moyens plus rentables et plus efficaces. Les dix dernières années ont montré les limites de l’éolien.

Tandis que les Américains en sont très largement revenus, Écossais et Allemands doivent eux aussi faire face à un problème sous-estimé chez nous : les déchets causés par les éoliennes, notamment les pales cassées.

Des problèmes concrets qui étonneront tout le monde en Bretagne dans quelques années. Ces quelques années d’écart entre les pays à l’avant-garde et ceux à la traîne.

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/Havang)
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  • Gil-Galad

    Cet article est d’une nullité affligeante et en plus mensonger à bien égards.
    Pour l’honnêteté intellectuelle et les sources, on repassera.

    • Ludo22

      C’ est pas le tout de le dire, encore faut-il le démontrer…

  • Jeapi Piron

    les pauvres gens, encore des gogols qui vont se faire « entuber profond »,une martingale qui traverse toutes les générations d’incultes

  • Ludo22

    On a juste oublié de dire à ces personnes que l’ éolienne c’ est fini, dépassé, obsolète et qu’ il va maintenant falloir payer pour les démonter (de 650 à 850 000 € par éolienne).
    Alors que des pays dont la Chine, la Norvège, les USA, abandonnent l’ éolien (USA 10 000 éoliennes abandonnées) pour les remplacer par des SMR, Small Modular Reactors, des aigrefins poussent des crédules à perdre leurs économies.

    http://www.bvoltaire.fr/lavenir-nest-cheque-energie-payer-eoliennes-couteuses-dangereuses-smr/