Saint Colomban : Commémoration des massacres républicains du 10/02/1794

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14/02/2018 – 06hoo Saint Colomban (Breizh-info.com) – Le  « Souvenir Chouan de Bretagne », sous l’impulsion de son dynamique président Noël Stassinet, s’applique à maintenir la mémoire du combat des chouans et à rappeler les exactions et massacres des armées républicaines en Bretagne.

Sa dernière manifestation s’est tenue le samedi 10 février à Saint-Colomban en Loire Atlantique pour restaurer les plaques commémoratives du massacre du 10 février 1794 avec la liste des 139 victimes, dont 40 enfants.

Le but de l’initiative était notamment de restaurer les plaques en cuivre, abimées, pour rendre lisible la liste des victimes de la répression républicaine.

Pour l’occasion, une trentaine de personnes s’était mobilisée, avec des enfants, pour accomplir ce travail de mémoire, avec en prime, le glas sonnant (des obsèques étaient célébrées au même moment dans la commune), comme un rappel du destin, il y a 224 années, de ces hommes et ces femmes massacrées par la République.

Après un rappel historique (voir ci-dessous), la liste des victimes a été déclinée, avant que le Salve Regina ne soit entonné par l’assistance, puis que les participants prennent la direction de Saint Lumine de Coutais avec premier arrêt au moulin de l’Ebeaupin où fut évoquée la tragédie qui se déroula dans le village et ses proches alentours ainsi que le martyr de ses 272 victimes dont les plaques mémorielles témoignent, à l’intérieur du moulin.

Petit rappel historique issu du site du souvenir Chouan de Bretagne :

Sapinaud de La Rairie est le jeune chef de l’Armée du Centre qui, avec Charette, lutte de son mieux contre les colonnes incendiaires, dites Colonnes infernales, chargées, avec l’accord de la Convention, de détruire ce pays de résistance à la loi révolutionnaire.

Sapinaud est avec Charette, Stofflet, Marigny l’un des généraux de l’Armée catholique et royale.

Au matin du 10 février, dans le cadre de leur mission de destruction les Bleus, au nombre de 4000, commandés par le général Duquesnoy (qui aura 32 ans le 27 février) attaquent La Limouzinière. L’apprenant, l’Armée du Centre (en effectif incomplet puisqu’il n’y aurait qu’un peu plus de 1000 hommes arrivés à temps — sur 4 mille), commandée par Sapinaud, auquel sont venus se joindre Charette et ses Maraîchins, se porte à leur rencontre au lieu-dit Pont des Noyers en pont James.

Il est 14 heures lorsque l’Armée catholique et royale attaque les Bleus. À chacune de leurs trois attaques successives et de leur traversée de la Boulogne, les Révoltés, en sous-effectif (ils n’ont pas su attendre que tout le monde soit là), sont repoussés par les soldats aguerris de Duquesnoy. Et c’est la déroute.

L’armée républicaine va ravager les alentours, dont La Limouzinière, en faisant des centaines de morts, 800 selon Duquesnoy, 300 selon Lucas de la Championnière.

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