Pourquoi la lutte contre la « Grossophobie » est une idiotie sans nom ?

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Entre deux oppositions au « manspreading » dans les piscines, les nouveaux fous furieux de la destruction totale de notre système civilisationnel, et même de nos réflexes humains, ont trouvé un nouvel ennemi : le grossophobe. Le grossophobe, qui pratique donc la grossophobie, est quelqu’un qui « stigmatiserait » les personnes obèses ou en large surpoids.

La ville de Paris « en pointe » dans ces combats « d’avant garde » dignes d’un asile psychiatrique, a même consacré une journée entière à cette discrimination que constituerait la grossophobie. Pourtant, on va faire simple, non seulement il s’agit d’une folie, mais aussi d’une idiotie sans nom.

Personne ne rêve d’être gros, obèse, et de finir comme Kim Jong Un, Carlos ou Depardieu si ce n’est pire. Eux mêmes, au fond d’eux, ne peuvent pas se satisfaire d’être aussi gros. Car être gros, être un situation de surpoids ou d’obésité, c’est, et tout les médecins le disent, un danger pour la santé de ceux qui le sont d’une part. Voici déjà une bonne raison de ne pas faire des gros des victimes qu’il faudrait aider à « être bien dans leur corps » ou à « assumer leurs rondeurs ». Ceux qui se font le relais de ces idioties sont les mêmes qui vont ensuite vous faire la morale parce que vous avez bu trois verres au lieu de deux avant de prendre le volant, ou qui vous incitent à longueur d’article à ne pas fumer pour éviter le cancer.

Mais c’est aussi, un poids moral difficile voir insupportable à vivre, à l’enfance mais aussi à l’âge adulte, car que Madame Hidalgo le veuille ou non, la majorité des gens , et notamment des enfants, sont impitoyables avec leurs semblables qui dénotent largement physiquement. Et ils ne changeront pas, à moins que nos nouveaux Khmers rouges « fassent le tri ».

Pourquoi est-ce que l’on devient gros ? Il y a de la transmission génétique sans doute, mais surtout de nombreux facteurs liés aux maux de nos sociétés occidentales. Vous ne verrez pas, ou peu d’obèses, dans les sociétés qui ne sont pas envahies par MacDonald’s, la Junk Food et la nécessite de devoir toujours aller plus vite que la musique. Trop manger, mal manger, et cela dès le plus jeune âge avec des parents à qui on a tout simplement pas appris à cuisiner (nos grands mères et nos arrières grands mères passaient une partie de leur journée à cuisiner et à transmettre, mais certains y verront sans doute le symbole du patriarcat totalitaire …). Des parents devenus adeptes des « plats réchauffés », des horaires décalés, et du profit avant tout de leur « liberté » plutôt que de l’éducation alimentaire de leurs enfants.

Le stress, l’alcool, la malbouffe, le manque d’effort physique, les raisons sont nombreuses de cette obésité qui guette nos enfants, et que certains fous furieux voudraient « accompagner », « comprendre », plutôt que de la combattre et d’en détruire les causes. Anne Hidalgo consacre une journée à la grossophobie mais laisse des enseignes de Malbouffe s’installer dans tout Paris. Elle ne propose pas des cures d’amaigrissement pour les parisiens qui le souhaitent, mais des ouvertures de salles de shoot.Chacun ses priorités.

Mais les priorités de toute société saine d’esprit ne doivent en tout cas pas être de prévoir des fauteuils plus larges pour les personnes obèses (et pourquoi pas des trottoirs plus larges, puis des quotas de personnes obèses dans chaque entreprise, etc etc) mais bien de permettre à ces personnes d’en finir avec leur surpoids et leur obésité. Remontez 100 ans en arrière, regardez vos photos de famille, et apercevez vous que les personnes en surpoids, ou obèses, n’existent quasiment pas ou là la marge.

C’est justement en ne permettant pas à l’obésité et au surpoids de se « normaliser », en refusant que de s’adapter aux personnes trop grosses, en refusant également qu’elles soient montrées en exemple pour ce qu’elles pèsent (les élections de « Miss Ronde » …) , et en accompagnant médicalement ces personnes, en leur faisant comprendre que leur poids n’est pas sain, tout en éduquant les jeunes générations (en terme alimentaire et sportif notamment) qu’on enrayera cette course folle, qui va à terme nous amener à devenir comme une partie de la population américaine, et à mourir.

Car être trop gros, comme être trop maigre (la promotion de mannequins cadavériques pourrait également à l’inverse être dénoncée) c’est mourir, c’est le signe d’une société qui décline.

Ce n’est pas aider les personnes en surpoids ou obèses que de les consacrer et de les présenter comme des victimes, alors qu’elles même, pour la plupart, se battent – parfois avec des mauvaises méthodes proposées par des charlatans qui doivent être lourdement condamnés – pour éliminer cet état qu’elles ne supportent plus.

Il faut en finir avec cette hypocrisie sans nom, qui consiste à faire de grands discours sur la « grossophobie » quand nos villes sont infestées de boutiques qui vendent de la m… à emporter, quand la publicité à la télévision fait l’apologie de la malbouffe, quand aucune mesure d’éducation à l’alimentation et au sport n’est prise par le ministère de la Santé sans doute plus occupé à d’autres lubies plus lucratifs.

Pour lutter contre la grossophobie, il faut faire la promotion sociétale d’un esprit sain, dans un corps sain !

Julien Dir

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