Fonction publique : 35.000 manifestants en Bretagne, émeute et interpellations à Nantes

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Les manifestations de la Fonction publique ont fait le plein un peu partout en Bretagne dans la matinée. Néanmoins à Nantes où ultra-gauche et étudiants ont fait le cortège de tête, des heurts ont éclaté et 7 personnes ont été interpellées. Dans l’ensemble de la France, la mobilisation a été moins massive qu’attendue, sauf à la SNCF qui compte 35% de grévistes et où la circulation des trains était largement perturbée.

En tout, 200.000 manifestants ont défié le temps et le gouvernement, dont de 34.700 (selon le cabinet d’étude Occurrence qui a déployé pour la première fois un décompte précis, à la demande de l’AFP et de plusieurs titres de presse) à 40.000 à Paris pour la plus grosse (auxquelles s’ajoutent encore 16.500 personnes dans celle des cheminots). Un quart des Intercités, 40% des TGV, la moitié des TER et un tiers des trains de banlieue franciliens circulaient seulement. En Pays de Loire, 2 TER sur cinq seulement ont circulé. En Bretagne, quatre TER sur cinq circulaient, mais rien du tout sur l’axe Morlaix – Roscoff par ailleurs menacé de fermeture (une pétition a été lancée pour le sauver). Et une vingtaine de vols au départ ou à l’arrivée des aéroports bretons (13 à Nantes, 6 à Brest) ont été annulés.

A Rennes, de 5.600 à 7.500 manifestants défilaient (avec beaucoup de postiers et d’étudiants) et 700 à Saint-Malo, ils étaient en tout 1200 à Lannion, 3500 à Saint-Brieuc et 350 à Dinan, 350 à Quimperlé, 2300 à Quimper (avec une petite manifestation sauvage de Sud-Solidaires et du NPA vers la gare en fin de cortège), 1200 à Morlaix et 4000 à Brest (où des agents ont bloqué le matin l’accès à la cuisine centrale), 30 à Belle-Ile, 1000 à Vannes et 2400 à Lorient. A Saint-Nazaire 2000 personnes ont manifesté dans le calme – mis à part des tags sur la vitrine du député LREM Audrey Dufeu-Schubert.

A Nantes, il y a eu 9000 manifestants (8500 selon la police) – précédés au niveau de la préfecture par un gros groupe de manifestants cagoulés issus de l’ultra-gauche. La banderole émanait cette fois du « groupe autonome géographie » ou G.A.G. Ceux-ci se sont attaqués à la Préfecture et aux abribus à proximité, qu’ils ont détruits. Huit d’entre eux ont été interpellés par la police : six pour des jets de pierre, de pétards, de bouteilles, un pour un outrage, un dernier car il avait des stupéfiants sur lui – ce dernier a été entendu libre.

La police a du aussi faire usage de deux lances à eau, coupant le cortège en deux. Des projectiles et de la peinture ont aussi été lancés sur le commissariat du cours Olivier de Clisson. Des projectiles ont été jetés sur la police au carrefour de la rue de l’Hôtel de Ville et du cours des Cinquante Otages. Quatre gendarmes et 2 CRS ont été blessés, six des huit interpellés placés en garde à vue – la plupart sont déjà des activistes assez défavorablement connus des forces de l’ordre pour des faits similaires.

Crédit photo : wikipedia commons (cc)
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