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A partir de lundi 16 et pendant un mois, la petite épicerie de nuit près de la Préfecture (allée d’Erdre) ferme à 22 heures, alors qu’elle était normalement ouverte jusqu’à 1 voire 2 heures du matin. La cause à une mesure de fermeture administrative passé 22 heures. Plusieurs autres épiceries nantaises – dont trois dans l’hyper-centre feraient l’objet de mesures similaires.
Les fêtards le savent bien : la vente d’alcool à emporter est interdite de 22h à 8h du jeudi au samedi à Nantes, depuis un arrêté municipal de 2013. La mesure concerne aussi bien les commerces de détail que les grandes surfaces, la vente par Internet et la livraison à domicile. Résultat : aucun effet sur les ivresses publiques manifestes en ville et la délinquance associée mais une queue imposante qui se forme jusque dans l’escalier du Monop’ situé Place du Cirque les jeudis, vendredis et samedis soir après 21h30. Et il est du reste assez facile d’acheter de l’alcool après l’heure dans la plupart des épiceries de nuit dont cela constitue le fonds de commerce principal. C’est justement ces ventes qui semblent être dans le collimateur de la police municipale, et donc par là de la mairie socialiste de Nantes.
Pour l’épicerie proche de la Préfecture, ça a été rapide. Planquée non loin, la police municipale a repéré deux clients qui ont acheté deux bières peu après 22 heures puis est venue voir l’épicier. Qui s’est vu convoquer un peu plus tard à l’hôtel de police pour se faire signifier une fermeture de nuit à 22 heures quatre semaines d’affilée.
Cette mesure peut cependant être levée en cas de cession du commerce à un nouveau gérant. Selon nos informations, trois épiceries autour de la place du Commerce, deux à l’est du centre-ville et une sur l’île de Nantes ont déjà subi des mesures similaires. Bien d’autres seraient dans le collimateur – ce qui n’empêche toujours pas d’acheter de l’alcool après l’heure, avec bien souvent la recommandation du vendeur d’avoir des poches profondes ou un gros sac.
Louis Moulin
Photo : DR
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