7312 euros. C’est le montant alloué, suite à un vote du conseil municipal de Rennes, au syndicat Sud pour l’année 2018 en subvention de fonctionnement.

Un syndicat appartenant à la Fédération Solidaires 35, à qui la mairie de Rennes avait pourtant, en 2016, adressé une facture suite à l’occupation et au saccage de la salle de la Cité, renommée « maison du peuple » pour l’occasion, en 2016.

Rennes : la salle de la Cité largement dégradée par l’extrême-gauche

Une facture qui n’a jamais été réglée par la fédération syndicale Solidaires 35 à ce jour, comme annoncé dès le départ en 2016 :  « D’abord parce qu’il n’y a pas eu d’état des lieux de sortie après l’évacuation de la salle, ensuite parce que des dégradations peuvent être consécutives à l’intervention du Raid », faisait valoir à l’époque Gérard Huré, secrétaire départemental de Solidaires 35.

En 2017, la ville de Rennes accordait déjà plus de 7000 € au syndicat SUD. Pourtant les responsables de ce dernier avaient confirmé, en refusant de régler, se moquer allègrement du coût, pour le contribuable rennais, des dégradations. Un contribuable qui paie donc, via ses impôts locaux, la facture de dégradations que la fédération Solidaires 35 a refusé de régler en 2016, et en plus le financement du syndicat Sud membre de cette fédération. La « démocratie » à la rennaise.

Mais la ville de Rennes n’est pas la seule à financer ce syndicat – qui avait signé une « convention d’occupation » avec la mairie de Rennes à l’époque suite à une occupation « en force » par des étudiants et des grévistes opposés à la loi travail. Le conseil départemental d’Ille et Vilaine y allait aussi de sa subvention annuelle (1686€) en 2015 et 2016.

A noter que la ville de Rennes a également octroyé 41000 euros au syndicat UNSA, mais aussi 181 300 euros en provision pour « aide aux syndicats pour formation et personnel », et 177 876 euros pour « provisions aux syndicats pour matériel et remboursement de charges ».

Sans que l’opposition, dirigée par Bertrand Plouvier – que nous ne sommes pas parvenus à joindre – n’y trouve à redire manifestement.

Pour l’heure, les travaux de rénovation de la salle de la Cité devraient s’achever en 2020, même si elle a ré-ouverte depuis. La ville de Rennes est toujours en attente du résultat de l’instruction de ses plaintes déposées les 27 mai et 3 juin 2016 contre les occupants de la « maison du peuple », soit il y a plus de deux ans. Ceci ne l’a pas empêchée de donner à nouveau durant ces deux années de l’argent public au syndicat qui s’était porté garant de cette occupation par ailleurs illégale. Ubu roi, en quelques sortes.

Entre cette affaire et le scandale financier lié à la casse de l’Université de Rennes 2, la réputation de la capitale bretonne en prend un sérieux coup pour qui s’y intéresse autrement que pour « la fête », et les critères très subjectifs des « villes où il fait bon vivre ». 

500 000 euros de dégâts à l’université de Rennes 2 : Le contribuable paiera

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