L’épisode de l’Aquarius, du nom de ce bateau rappelant certaines heures sombres de la traite des êtres humains en mer, a le don de clarifier la situation concernant la question des migrants en Europe.

D’un côté, des ONG, des « humanitaires » (le diable se pare de beaux vêtements), des associatifs, et des élus politiques qui clament que tout le monde peut venir en France, en Europe, que ce serait presque un droit divin, et qu’il faut se conformer aux droits de l’Homme, à la Cour Européenne des droits de l’Homme (qui n’est pas élue il faut le rappeler). Tout en se basant sur des traités et des lois votées au siècle dernier, quand le monde était différent, totalement différent.

De l’autre, des dirigeants politiques, du groupe de Visegrad à l’Italie, et même désormais à l’Allemagne qui connait une fronde populaire, qui ont entendu le message et le mandat confié par leur population .

Il est très clair. Il ne s’agit plus d’élire des dirigeants pour qu’ils parviennent à résorber le chômage ou je ne sais quelle crise économique, ce qu’ils ne parviennent pas à faire dans tous les cas et quelle que soit leur obédience.

Non, le message adressé par des populations de plus en plus nombreuses issues des autochtones d’Europe est le suivant : « Fermez les frontières, renvoyez chez eux les immigrés qui veulent venir chez nous et dont nous ne voulons pas, et accélérez le processus sinon tout cela finira mal ».

Face à ce message fort, les professionnels de « l’indignation », les apôtres du « vivre ensemble » et de la religion des droits de l’homme, vocifèrent et expliquent que nous serions tous des salopards, des ordures, des monstres, nous qui partageons ce sentiment pourtant totalement naturel, qui est de vouloir vivre selon nos traditions, sur nos terres, et avec les gens avec qui nous avons décidé de vivre : c’est à dire pas avec le monde entier.

Oui, je suis totalement indifférent au sort des migrants, et je l’assume.

Je ne suis pas responsable du fait que des individus décident un beau matin de fuir leur pays, pour de bonnes raisons parfois (la minorité menacée),  mais surtout pour beaucoup de mauvaises (on leur fait croire qu’un Eldorado les attend en Europe, avec du travail, de l’argent, des filles faciles, et l’Iphone dernier cri) .

Je ne suis pas responsable du fait que des ONG qui se prétendent humanitaires acceptent de charger sur leurs bateaux des femmes enceintes et des enfants, et que ces bateaux ne se rendent pas dans les ports les plus proches (en Tunisie notamment) mais de l’autre côté de la mer.

Je ne suis pas responsable de la misère du monde et des magouilles des multinationales quasi apatrides qui exploitent les ressources des pays d’Afrique ou d’Asie avec l’assentiment de responsables politiques à qui personne ne demande des comptes depuis des décennies.

Je ne suis pas responsable du fait que les Africains continuent par endroits de faire beaucoup trop d’enfants parce que régis par les deux religions les plus importantes du monde, alors que des milliards ont été investis pour leur contraception. Je ne suis pas responsable de la crise démographique à venir. Je ne suis pas responsable des catastrophes climatiques à venir.

Non, je ne suis pas responsable, et ceux qui se sentent responsables sont les mêmes qui croient que les Africains seront plus heureux en Europe que chez eux : C’est le même raisonnement de supériorité que lorsqu’on pensait qu’il fallait les coloniser pour les civiliser. Les nouveaux colons, ce sont les humanitaires et les politiques qui organisent et acceptent l’immigration en Europe, ce n’est pas moi ni tous ceux qui refusent que leur continent disparaisse au nom de la folie d’une petite oligarchie.

Si j’ai des responsabilités, ce sont bien celles à la fois devant ma famille, c’est-à-dire celle de devoir la protéger de toute menace extérieure. Mais responsabilité aussi devant mon pays, mon continent, là aussi pour le protéger de toute menace extérieur.

Oui, je suis totalement indifférent au sort des migrants, et je l’assume. Non pas que je sois un monstre . Personne n’est insensible devant des images d’individus en souffrance. Oui, il faut aider celui qui a soif, celui qui a faim. Celui qui est malade. Oui il faut apporter les premiers secours aux personnes en détresse. Avant de les raccompagner vers la sortie. Le secouriste ou le pompier n’est pas le chef d’État, ce ne sont pas les mêmes fonctions.

Pourquoi ?

Parce qu’ils ne sont pas ma priorité, ils ne sont pas mon peuple, et que tout simplement aujourd’hui, à l’heure où tout semble prendre l’eau, il y a des priorités à avoir, il y a des enjeux plus importants que des cas particuliers destinés à faire pleurer les gens à la télévision.

C’est ce qu’on attend d’un État fort et responsable, c’est ce qu’on attend d’un père ou d’une mère de famille. C’est ce qu’on attend à tous les niveaux d’une société saine et harmonieuse.

Prenez vos responsabilités bon sang !

Julien Dir.

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