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Suite de notre enquête sur l’état des voiries à Nantes dans le secteur qui s’étend de la place Aristide Briand au quai de la Fosse, en passant par les abords du musée Dobrée et l’église Notre-Dame de Bon Port. Les voiries du secteur sont en relatif bon état, avec cependant trois pôles plus dégradés, aux abords de la place René Bouhier, du musée Dobrée et du chantier de l’ilôt Désiré Colombe (ex-Salons Mauduit)
Après le massacre à la bétonneuse de l’ensemble Art Déco des Salons Mauduit – en bon état jusqu’au jour de leur démolition – les voiries avoisinantes sont plombées par le ballet incessant des camions. Outre les rues Désiré Colombe , Arsène Leloup (nord) et Evariste Luminais que nous n’avons pas pris en compte dans notre enquête, les rues Rosière d’Artois (sud), Massillon (sud) et Belsunce sont en très mauvais état. De grands travaux de remise en état s’imposent une fois le chantier achevé.
Autre chantier qui met la voirie à rude épreuve, celui de l’ancienne maison d’arrêt – si nous n’avons pas pris en compte les rues Harrouys et Deshoulières qui servent d’accès, les rues Marceau et Descartes sont en mauvais état, comme la place Aristide Briand. Plutôt que de s’occuper de son verdissement dernièrement, la mairie aurait été bien inspirée en remettant en état sa voirie, y compris les pavés disjoints, et en mettant fin à la flaque qui se forme éternellement devant l’ancien palais de justice.
Plus au sud, la place René Bouhier souffre du trafic important qui s’y déverse – ainsi que le quai de la Fosse entre les rues Dunkerque et Mazagran. Près de la place Catinat, c’est un défaut d’entretien qui plombe les rues Chevert (section nord), Linné et des Brosses, notamment près du garage.
Beaucoup plus au nord, outre l’impasse Copernic et la rue Sévigné, l’extrémité est de la rue Marie-Anne du Boccage est en mauvais état – et ce bien que la rue pentue et passante soit en revanche en très bon état. La place de l’Édit de Nantes mériterait elle aussi un coup de jeune, comme la rue de la Huchette voisine, pourtant assez récente.
Juste à côté, un autre pôle de rues en mauvais état se trouve près du musée Dobrée : sous les rues Montesquieu (est), de la Monnaie, Kléber et la place de la Monnaie, une bataille épique se joue dans les souterrains. Les rats contre les pavés. Les rues ont à plusieurs endroits des effondrements caractéristiques, par plaques, notamment au milieu des voiries.
« Ce sont les rats qui sortent de la pluviale ou des égouts et qui creusent dessous, puis ça s’effondre avec le passage des voitures », confient deux agents de la Métropole qui traitent un effondrement similaire dans le quartier. « On intervient régulièrement, ici mais aussi dans d’autres quartiers – près de la rue Lafayette, aux abords de la route de Paris, mais ça ne cesse de recommencer ». Quid des rats ou des pavés aura le dernier mot ? Affaire à suivre.
LBG
Crédit photo : DR
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