À quand un contrôle des naissances imposé dans les pays dangereux démographiquement, au nom de l’écologie humaine ?

Et bien oui, après tout, depuis des années, on nous bassine avec la COP21, la COP22, le changement climatique, le réchauffement de la planète, les économies d’énergie, etc etc. Et pourtant, on n’entend jamais rien sur la démographie mondiale, qui est sans doute pourtant l’enjeu écologique majeur de ce siècle.

Selon un rapport des Nations unies publié mercredi 21 juin 2017, la planète compterait 11,18 milliards d’individus en 2100. A l’heure actuelle, nous sommes 7,55 milliards. Nous étions au maximum 206 millions en l’an 400, 500 millions en 1500, 1,6 milliards en 1900, et depuis, la démographie mondiale a explosé de manière exponentielle.

A l’horizon 2100, l’Afrique représentera 4,468 milliards d’habitants

Le continent le plus nuisible démographiquement, et donc écologiquement ? L’Afrique, alors que l’Europe va régresser et l’Asie perdre du terrain. En 2017, l’Asie représentait 60 % de la population mondiale (4,5 milliards), mais ce pourcentage tombera à 43 % à l’horizon 2100. À l’inverse, l’Afrique connaîtra une importante croissance, passant de 1,256 milliard d’habitants (17 % de la population mondiale) actuellement, à 4,468 milliards (40 %). Les Européens, comme les Américains, ne représentent donc aucune menace directe pour l’écologie humaine, il faut en finir avec ce mythe.

Il serait peut être temps de réagir avant d’aller droit dans le mur non ? Est-ce que l’être humain peut, lui qui prétend par ailleurs agir sur le climat ou les matières fossiles, laisser sa population grandir de manière exponentielle sans réagir fermement, pour le bien commun, pour l’avenir des habitants de la planète ? Bien sur que non, encore faut-il réellement vouloir faire de l’écologie, doctrine visant à un meilleur équilibre entre l’homme et son environnement naturel ainsi qu’à la protection de ce dernier.

A-t-on entendu Nicolas Hulot parler de démographie ? Que nenni. 

Il y a pourtant une solution radicale (c’est à dire qui traite le problème à la racine) : c’est d’empêcher la population mondiale de croître de façon exponentielle, en ciblant notamment les continents qui constituent la plus grande menace à l’avenir pour l’humanité. Car nos grands « humanistes écolos », oublient tout de même de dire une chose en même temps qu’ils se refusent à évoquer la démographie mondiale : une planète qui explose en nombre d’habitants, c’est une planète qui fait face à des guerres de plus en plus nombreuses, violentes, sanglantes. A des maladies (puisque la nature se régulera de toute façon) de plus en plus graves, à des épidémies qui détruiront de toute façon une partie de la population.

Alors vaut-il mieux accepter cet avenir « sans limite », ces pertes de plus en plus fréquentes d’êtres chers, ces drames familiaux, nationaux, continentaux ? Ou ne serait-ce pas mieux, dès à présent, de réfléchir à l’instauration d’une politique de contrôle des naissances, dont l’efficacité (on ne parle pas ici de sentiment ni d’éthique) a été en partie prouvée en Chine lors de son application de 1979 à 2015 ?

Destinée à éviter la surpopulation du pays – mais toutefois contestée car la démographie avait déjà largement chuté avant son application – elle se manifestait essentiellement par la pénalisation des parents de plus d’un enfant, mais aussi par la réalisation d’avortements et de stérilisations par la force. Cette loi est aujourd’hui remplacée en 2015 par une politique fixant le nombre maximal d’enfants à deux par famille. Le , Zhang Weiqing, responsable de la commission nationale de la population et du planning familial, affirme dans une interview accordée au site web du gouvernement chinois que la politique de l’enfant unique aurait permis d’éviter quatre cents millions de naissances en un peu plus de trente ans.

Cela fera sans doute hurler les bonnes consciences, mais aussi ceux qui, par dogme religieux, ne peuvent se résoudre à une limitation non naturelle des naissances. Néanmoins, hormis à conquérir et à aménager très rapidement plusieurs planètes de notre système solaire, ou bien à renoncer à nos modes de vie actuels et passés, il est impossible de prétendre vouloir faire tenir, vivre, consommer des milliards d’individus se reproduisant de façon exponentielle dans un espace naturel fermé et aux ressources limitées.

S’il y a bien une cause qui doit unir le monde entier dès aujourd’hui, c’est bien celle du contrôle des naissances, en Afrique essentiellement puisque c’est sur ce continent que la menace démographique est immédiate.

Terminé les aides économiques, médicales, humanitaires, apportées, hormis si politique de contrôle des naissances il y a.

Pour réaliser cela, pas besoin d’interventionnisme exacerbé. Ce continent doit simplement être mis en autarcie vis à vis du reste de la planète, avec aucune possibilité pour ses ressortissants d’en sortir, et cela jusqu’à ce que les dirigeants qui font la pluie et le beau temps de ces pays n’auront pas instauré cette politique continentale. Terminé les aides économiques, médicales, humanitaires, apportées, hormis si politique de contrôle des naissances il y a.

Cela vous semble horrible, inconcevable, inhumain ? C’est pourtant ce qui permettra aux habitants de ce continent, demain, de vivre sans doute mieux qu’ils ne vivent aujourd’hui, et aux habitants du monde entier de se donner un peu d’air, de réduire les risques de guerres, de famines, d’épidémies, et de pénuries.

Si les hommes ne sont pas capables de prendre des mesures draconiennes pour contrôler leur démographie, alors la nature se chargera de leur rappeler ce qu’est une limite. Et cela risque d’être « un petit peu » plus terrible que quelques millions de stérilisations via un cachet à avaler ou une anesthésie locale…

Julien Dir

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