C’est une nouvelle rapportée lundi 3 septembre par le site Fdesouche. L’Agence Française pour le Dépistage et la Prévention des Handicaps de l’Enfant (AFDPHE) a fermé ses portes en juillet dernier. Cette agence était chargée de la coordination du dépistage de 5 maladies rares chez les nouveau-nés français. Parmi elle, la drépanocytose. Une maladie touchant de manière quasi-exclusive les nouveau-nés issus de l’union de deux personnes génétiquement africaines. Cette fermeture de l’AFDPHE – une agence créée en 1972 –, couplée à une généralisation surprenante du dépistage à tous les nouveau-nés français, pourrait empêcher les Français d’observer – imparfaitement mais de manière globalement satisfaisante – l’avancée de la transformation ethnique de la France.

La drépanocytose, seul marqueur comptable des naissances extra-européennes

Depuis plusieurs années maintenant, le site Fdesouche incluait dans sa revue de presse médiatique les rapports annuels de l’AFDPHE qui rendait compte du taux de dépistage à la drépanocytose des nouveau-nés français.

Les conditions de dépistage de cette maladie génétique très majoritairement africaine sont très stricts : les DEUX parents doivent être issus d’une des régions à risque listées ci-dessous.

Départements français d’outre-mer : Antilles, Guyane, la Réunion, Mayotte
Tous les pays d’Afrique subsaharienne et le Cap-Vert
Amérique du Sud (Brésil), Noirs d’Amérique du Nord
Inde, océan Indien, Madagascar, île Maurice, Comores
Afrique du Nord : Algérie, Tunisie, Maroc
Italie du Sud, Sicile, Grèce, Turquie
Moyen-Orient : Liban, Syrie, Arabie saoudite, Yémen, Oman

Pour qu’un nouveau-né soit testé, il faut, soit :

– Que les deux parents proviennent d’une région à risque,
– Qu’un seul des deux en provienne si on ne connaît pas le second,
– Qu’il existe des antécédents de syndrome drépanocytaire majeur dans la famille,
– Qu’il existe un doute sur les trois critères précédents.

On le voit, ce sont bien les enfants issus de couples d’extra-européens qui sont visés. La part de couples composés d’Européens (Italiens du sud, Siciliens et Grecs) étant évidemment très marginale comparée à celle de couples composés d’Africains et de Levantins.
Les seuls cas où le nouveau-né peut être dépisté si ses deux parents ne sont pas issus de régions à risque sont évidemment marginaux.

Une légère nuance : dans certains hôpitaux de la région parisienne, le dépistage serait systématique face au très grand nombre de nouveau-nés à risque. C’est en tout cas ce qu’affirme Valérie Gauthereau, directrice de la fédération parisienne de dépistage, au Monde.

Le dépistage de la drépanocytose est donc globalement un moyen efficace de contourner l’interdiction des statistiques ethniques et de mesurer la modification du substrat ethnique de la nation française.

Dans son livre La France identitaire, le journaliste Eric Dupin (Libération, Marianne, Le Monde diplomatique, etc.) reconnaît que « les données de ce dépistage donnent une bonne estimation de la proportion des naissances d’origine, au moins partiellement, extra-européenne. »
S’adressant à ses lecteurs de gauche, il n’hésite pas à secouer ceux qui préfèrent se cacher plutôt que de réagir : « Il ne sert pas à grand-chose de nier la mutation de la composition ethnique de la population française. […] Les prophètes de malheur doivent assurément être contredits. Encore faut-il ne pas se voiler la face sur les défis provoqués par la pression migratoire et la nouvelle diversité de la population française. »

L’évidence de la modification de la population française… et bretonne !

L’évolution du taux de dépistage de la drépanocytose année après année démontre de manière extrêmement claire que le peuple français change en profondeur.
A noter que ces chiffres impressionnants n’incluent pas les enfants métisses.

Il y a 100 ans, le taux de naissances africaines en Bretagne était certainement très inférieur à 0,5 %. En 2016, il était de 8,13 % ! Un changement conséquent mais sans aucune mesure avec l’augmentation incroyable des autres régions françaises avec un pic à 73,56 % en Île-de-France !

Le dépistage généralisé pour cacher la réalité ?

La fermeture de l’AFDPHE a été officialisée en juillet. Cette agence, qui faisait le lien entre toutes les entités de dépistage en France, a passé la main au centre national de coordination du dépistage néonatal (CNCDN), rattaché au CHU de Tours. Ce centre sera le pivot de la coordination du dépistage en France.

Un bilan annuel sera-t-il publié comme c’était l’habitude de l’AFPDHE ? Rien n’est moins sûr car l’hypothèse d’un dépistage généralisé des nouveau-nés français est très sérieusement envisagée par Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, qui s’est dite favorable à cette hypothèse.

« Le Défenseur des droits […] a préconisé de mettre en place, à titre expérimental, un dépistage généralisé dans une région de métropole où la prévalence de la drépanocytose est élevée, par exemple l’Île-de-France, avant d’envisager une généralisation dans toute la France métropolitaine. […]
Cette préconisation a retenu toute mon attention. C’est pourquoi j’ai décidé, notamment au regard des données médicales récentes qui m’ont été apportées, de saisir de nouveau la Haute Autorité de santé […]. Il s’agira également de définir, si tel était le cas, les modalités pertinentes d’une généralisation de ce dépistage néonatal sur tout le territoire métropolitain. »

Ne resteront donc bientôt que les chiffres de 2005 à 2016 et les projections, forcément imprécises, réalisées par un spécialiste pour Fdesouche.

Casser le thermomètre est peut-être finalement le seul moyen d’éviter au patient de comprendre que la fièvre était en train de monter.

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