Nantes : augmentation des vols à la roulottes quartiers Saint-Clément et Pont du Cens

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Les riverains et lecteurs nous signalent une forte augmentation des vols à la roulotte – lorsque le voleur casse une vitre de la voiture pour voler des objets de valeur à l’intérieur – ces dernières semaines dans deux quartiers de Nantes, l’un situé entre le boulevard de Longchamp et le pont du Cens, l’autre aux abords de la rue du Maréchal Joffre de la place Louis XVI à l’église Saint-Clément.

« J’en ai chopé un il y a quelques semaines », relate un commerçant de la rue du Maréchal Joffre. « Il s’apprêtait à casser une voiture. C’était un français, un gaulois quoi ». Néanmoins, un habitant de la même rue nuance : « on en voit souvent, notamment dans les petites rues voisines [Dugast Matifeux, Drouet, Préfet Bonnefoy, Guibourg de Luzinais, Lorette de la Refoulais…] et ce sont souvent, très souvent, des jeunes hommes – mais pas des mineurs – qui semblent venir du Maghreb ».

De l’autre côté de Nantes, une augmentation des vols à la roulotte est signalée autour de la section ouest de la rue Hector Berlioz et des voies avoisinantes – rues de Samothrace, de la Gaudinière, Grootaers, de la Patouillerie etc. « Ces voleurs sont clairement maghrébins, on les voit trainer souvent par ici, ils semblent loger tout près », explique un riverain.

Selon nos informations, nombre de voleurs à la roulotte qui agissent à Nantes – notamment dans le centre-ville et surtout aux abords de Commerce (Petite Hollande, Madeleine, Quai de la Fosse…) – sont effectivement originaires du Maghreb, clandestins et souvent bien connus par ailleurs des forces de l’ordre pour trafic de drogue ou vol à l’arraché. Mais ils connaissent les failles et se présentent souvent mineurs, de 16 à 17 ans.

« Ils sont convoqués un an plus tard et n’y vont jamais, alors », relève, las, un policier. La réponse judiciaire semble d’ailleurs souvent rarement à la hauteur : « on a l’impression de vider la mer à la petite cuillère. On en fait un ou deux, avec le butin et des victimes, et le lendemain ils sont dehors et recommencent. Ils ne sont pas près d’être dissuadés d’arrêter, même quand ils sont connus comme majeurs. La justice n’a tout simplement plus le courage d’appliquer la loi et de les expulser vers chez eux – ils n’ont aucun papier ni titre de séjour – où ils ne pourraient pas se comporter ainsi ».

LM

Crédit photo : DR
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