Si dimanche prochain il y avait des élections fédérales en Allemagne, l’AFD (Alternative Für Deutschland) serait, si l’on se fie aux sondages, la deuxième force politique du pays, et cela malgré l’intense campagne de dénigrement dont ce parti fait l’objet Outre-Rhin, mais aussi à l’international.

Un sondage du 20 septembre donne en effet le parti anti-immigration à 18%, derrière la CDU/CSU (28%), mais devant le SPD (17%), les Verts (15%), Die Linke (10%), le FDP (9%) et Sonstige (autres) (3%).

(SPD : sociaux-démocrates. CDU : démocrates-chrétiens. die Linke : post-communistes. AfD : patriotes. Grüne : écologistes. FDP : libéraux . Sonstige : autres)

Il s’agit du plus haut score pour l’AFD dans un sondage, passant de 4,5% d’intentions de vote en 2013 à 15% début 2017 pour atteindre ces 18%.

Par ailleurs, plusieurs élections régionales vont avoir lieu durant le mois d’octobre, et là encore, les sondages montrent une forte percée de l’AFD, alors qu’Angela Merkel et son gouvernement de coalition ne parvient pas à gérer la crise des migrants, ni à assurer la sécurité de son peuple, comme le montrent les meurtres récents de Chemnitz, les viols de Cologne, et de nombreuses autres affaires sordides qui s’enchainent ces derniers mois.

Voici par exemple les sondages pour le parlement de Brandebourg :

Par ailleurs, un sondage Campo-Data en vue des élections pour le Parlement de Bavière du 14 octobre 2018 donne l »AfD deuxième à 15 %. La CSU est donnée à 38 % [contre 47,7 % en 2018].

Par ailleurs, la fracture entre Allemagne de l’Est et de l’Ouest semble de plus en plus ouverte : ainsi, si à l’Ouest, l’AFD ne réalise pas d’énormes scores, à l’Est, le parti est donné en tête de plusieurs sondages. Une gifle pour Merkel, elle même originaire de RDA.

L’Allemagne traverse actuellement, comme la France et l’Europe de l’Ouest, une crise sans précédent en raison de vagues migratoires importantes, pour lesquelles les populations n’ont pas été consultées. Les élections européennes de 2019 s’apparentent de plus en plus à un référendum, puisque le peuple n’est pas consulté sur la question de l’immigration, afin de déterminer quel avenir les Européens souhaitent pour leurs enfants. Une société multiculturelle avec des inégalités croissantes, et une insécurité ainsi qu’une violence de plus en plus prégnante bien que « sous l’égide des droits de l’homme », ou bien une société homogène ethniquement, religieusement et culturellement, et, si l’on regarde un peu chez nos voisins, sans doute plus apaisée.

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