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Dès le 1er janvier 2019, passer le contrôle technique va devenir plus difficile avec le durcissement des normes anti-pollution pour les véhicules à moteur Diesel. À nouveau, les automobilistes vont trinquer.

Alors comment préparer son véhicule et éviter la contre-visite ? Combien coûte le nettoyage d’un moteur Diesel ? On vous dit tout ci-dessous :

Après avoir longtemps été plébiscité par les gouvernements successifs, le diesel est désormais dans le collimateur des autorités. La France détient en effet le triste record de « diesel sales » avec 8,7 millions de véhicules de ce type en circulation. Pour lutter contre ces véhicules extrêmement polluants, une nouvelle réforme du contrôle technique entrera en vigueur le 1er janvier 2019.

Avec cette réforme, les mauvaises surprises risquent d’être nombreuses pour les propriétaires de diesel. Selon l’Organisme Technique Central (OCT), le nombre de contre-visites pour pollution sur les véhicules diesel pourrait augmenter de 10 à 15% en 2019.

Réforme du contrôle technique : les Diesel les plus polluants poussés vers la sortie 

La réforme prévoit de renforcer drastiquement le contrôle de l’opacité des fumées d’échappement sur les véhicules diesel. En pratique, les seuils autorisés d’émission de particules polluantes, jusqu’à alors « indulgents », vont être considérablement abaissés. La méthode de mesure va en effet évoluer, pour mieux reproduire les conditions dans lesquelles un véhicule pollue le plus.

Les motorisations diesel les plus anciennes seront les plus concernées, notamment les véhicules aux normes Euro 3 Diesel, mis en circulation entre 2001 et 2006. Les véhicules « défapés », dont le filtre à particules (FAP) a été retiré plutôt que de le nettoyer ou de le remplacer, devront également être remis en l’état pour passer le contrôle technique.

Mais des véhicules diesel beaucoup plus récents pourraient également être retoqués. En effet, quelque soit la génération du moteur, les pièces clés d’un diesel s’encrassent prématurément si le véhicule est utilisé essentiellement pour de courts trajets. Or, un moteur encrassé, c’est un véhicule qui pollue beaucoup plus !

Anticiper le contrôle technique pour échapper à la réforme : une fausse bonne idée ?

De nombreux automobilistes vont faire passer le contrôle technique à leur véhicule avant le 1er janvier 2019 pour échapper aux nouvelles normes et s’offrir deux ans de tranquillité supplémentaires. Résultat des courses : les centres de contrôle technique sont déjà pris d’assaut !

Mais ce n’est pas la solution la plus rentable à long terme. Sur un véhicule diesel, l’encrassement des injecteurs et du moteur est un véritable fléau, dont les propriétaires ont rarement conscience. Pourtant le coût financier et environnemental est non négligeable : augmentation de la consommation de carburant, moteur à la peine, casse prématurée des pièces maîtresses (injecteurs, vanne EGR, turbo, FAP) et rejets de gaz polluants …

Pour Alexis Frerejean, co-fondateur de Vroomly (qui fait de la prise de rendez-vous en ligne dans des garages de confiance) : « Avec un moteur encrassé, non seulement vous polluez plus, mais vous consommez plus de carburant et votre véhicule vous coûte plus cher en réparations. Le calcul est vite fait : le plus rentable est de prendre soin de votre moteur en le désencrassant régulièrement ».

D’autant plus que la réforme de 2019 n’est qu’une première étape dans le durcissement des normes anti-pollution. D’ici 2022, c’est le niveau d’émission de cinq gaz polluants qui fera l’objet d’un examen lors du contrôle technique.

A noter que le directeur de Vroomly donne quelques conseils pour garantir la longévité de son Diesel

1 – Éviter les petits trajets

Pour s’auto-nettoyer, un moteur diesel a besoin de monter en température régulièrement. Lors des petits trajets, particulièrement en ville, le moteur reste froid et s’encrasse. Il est donc important de rouler le plus souvent possible hors agglomération et sur de longues distances.

2 – Faire le plein avec un carburant de qualité, combiné à des additifs

Au quotidien, la qualité du carburant utilisée est primordiale. Même s’il ne permet pas de résorber l’encrassement existant, le gasoil Premium limite la formation de crasse. Idem pour la plupart des produits de nettoyage moteur vendus dans le commerce.

3 – Désencrasser en profondeur les injecteurs et le moteur

Lorsque l’encrassement du moteur est avéré, un passage en atelier s’impose. Une première solution rapide et économique est le décalaminage qui élimine les dépôts de calamine et nettoie ainsi en profondeur la vanne EGR, le filtre à particules et le turbo. Il permet de réduire suffisamment les émissions de particules polluantes pour passer le contrôle technique sans embûche.

Mais le décalaminage ne suffit pas forcément. Il est important de nettoyer également en profondeur les injecteurs. Ces derniers commencent à s’encrasser dès 20 000 km. Or, quand l’injection et la post-injection se font mal, c’est tout le reste du circuit qui s’abîme et s’encrasse : FAP, vanne EGR et turbo. Selon le niveau d’encrassement des injecteurs, plusieurs solutions existent dont l’utilisation de nettoyants curatifs très concentrés qu’on ajoute au carburant.

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