C’est un véritable camouflet pour la petite minorité de bloqueurs qui ont voulu fermer l’Université de Rennes 2 et empêcher les étudiants de suivre leurs études.

En effet, ces derniers ont  pu démocratiquement se prononcer, par vote électronique (et non dans un amphi à main levée) , sur une motion proposée par les personnels de l’université de Rennes 2 suite à une assemblée générale.

motion

Le verdict est sans appel : 7257 étudiants ont pris part au vote (il y avait 21 632 étudiants inscrits en janvier 2018) 64,78% ont voté pour la motion, 25,95% contre, et 9,27% sans avis. C’est une minorité d’étudiants qui ont voté, mais elle est néanmoins au moins dix fois plus nombreuse que lors des votes en AG cadenassées par les syndicats et partis de gauche. La motion avait été adoptée par 87,16% des personnels de Rennes 2, soit 997 personnes.

Ce vote intervient après une nouvelle tentative de blocage cette semaine. Elle a conduit le pourtant très timide président de l’Université, qui avait laissé faire l’an passé, à faire appel à la force publique pour débloquer les lieux. Quelques dizaines de militants d’extrême gauche tentaient en effet de bloquer l’université, menaçant les étudiants et personnels désireux d’aller en cours, de violences physiques (certains étaient masqués et armés comme le montrent certaines vidéos).


L’UNI Bretagne, syndicat étudiant de droite, a communiqué suite à ce vote, en saluant « la fermeté et l’initiative du président de Rennes 2 Olivier David. » « Nous appelons cependant les étudiants et l’Université à rester vigilants vis-à-vis des campagnes manipulatoires qui vont être menées en représailles par les associations et syndicats d’extrême gauche. Si le déblocage de Rennes 2 est une victoire importante pour les étudiants, il n’en demeure pas moins nécessaire de s’attaquer à la racine du problème et de le nommer. De nouvelles tentatives de blocages ou des réactions sous des formes plus subtiles seront menées par ces groupuscules.»

Olivier David, président de l’Université, explique : « Le résultat de cette consultation traduit l’attachement des étudiant·e·s à leur université, à leurs conditions d’étude et à la nécessaire continuité des missions d’enseignement et de recherche.»

Les grévistes – dont certains ne sont pas étudiants à Rennes 2 – ont-ils dit leur dernier mot et écouteront-ils la majorité des étudiants ? Pas évident du tout.

L’an passé, l’université de Rennes 2 qui a été occupé durant quatre mois – sans que le président n’intervienne – a constaté des dégradations estimées à plus de 500 000 euros. Le contribuable paiera.

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