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Parmi les opposants à l’installation de migrants en Bretagne, on retrouve notamment les élus du Rassemblement national à la Région Bretagne. Lundi dernier, Patrick Le Fur, conseiller régional, s’était d’ailleurs déplacé à Arzano pour porter la contradiction aux élus et à l’État qui imposent cette décision d’accueil sur tout le territoire.
Nous avons interrogé Patrick Le Fur, sur les raisons de son opposition à l’accueil de migrants, mais aussi sur son rôle quotidien en tant que conseiller régional, alors que les élections européennes arrivent également rapidement.

Breizh-info.com : Vous étiez à Arzano la semaine dernière, pour quelles raisons ? Qu’y avez-vous dit ?
Patrick Le Fur : J’étais effectivement à Arzano. Sa gendarmerie va dans quelques jours devenir un centre d’accueil et d’orientation (CAO). Y seront logés des clandestins et non des migrants puisqu’ils n’ont pas fait de demande d’asile. J’ai dénoncé cette décision préfectorale ordonnée par le gouvernement Macron. D’ailleurs mon courrier au Préfet du Finistère demandant quelques précisions est resté lettre morte. Lors de cette réunion publique son représentant m’a simplement répondu que ne n’ayant pas les éléments (date d’arrivée, durée de l’accueil, nombre de clandestins, coût total…), le Préfet n’avait pas jugé utile de me répondre.
C’est inquiétant tout de même, un Préfet qui ordonne sans avoir tous les éléments !
Ensuite j’ai évoqué l’abandon par les pouvoirs publics de la famille Gillard. Nathalie, Bruno et Tiphaine, anciens artisans de cette commune, vivent depuis un an dans un abri sans électricité. Là, l’État ne s’est pas mobilisé pour leur trouver un toit adapté à leurs besoins. En revanche pour les clandestins, tout est mis en œuvre !
Je ne pouvais pas taire la situation d’insécurité dénoncée par le maire socialiste de Lorient, le racket des passants sur le sentier côtier (j’avais alerté la police municipale), les 4200 € par mois et par mineur isolé ou les 2500 € par mois et par adulte alors qu’un grand nombre de nos anciens ne se soignent plus, ne se nourrissent plus.
Breizh-info.com : Il semblerait qu’élus et représentants de l’État soient décidés à passer en force sur le sujet des migrants… que propose votre parti face à cela ?
Patrick Le Fur : Vous avez raison, l’État se moque de l’opinion publique, la majorité des habitants d’Arzano présents à cette réunion, étaient hostiles au CAO. Une pétition a reçu 450 signatures alors que cette commune compte 1500 administrés. Vous vous imaginez, 1/3 de la population est déjà en accord avec nous alors que la pétition n’a que quelques jours. La mairie s’en étant rendu compte a immédiatement fait pression sur les commerçants afin qu’ils retirent de leurs comptoirs le document à signer. Pour en finir avec la démocratie, Madame le maire a refusé de faire un référendum.
J’ai proposé lors de la réunion publique, que cette gendarmerie soit effectivement rénovée, mais pour y accueillir des femmes battues, des femmes avec enfants, pour des sans-abris ou encore nos jeunes qui ne trouvent pas de logement. Bref, un centre de secours pour nos concitoyens qui souffrent de plus en plus.

Breizh-info.com : Dans le Finistère, officiellement, il y a eu très peu de problèmes liés aux migrants dans les CAO (quelques rixes signalées toutefois). Pourquoi dès lors s’opposer à leur installation temporaire ?
Patrick Le Fur : Officiellement il y a eu très peu de problèmes. Or c’est totalement faux ! On le voit d’ailleurs à Lorient actuellement, trafic de drogue, agressions sexuelles, vols, etc. Brest, Rennes, Quimper, Hennebont et tant d’autres sont contaminées par cette violence. Mais il en est de même dans les villages, où là les médias sont moins présents et les mairies de gauche taisent les faits. Oui le Rassemblement National s’oppose à leur installation pour des raisons de sécurité, financière, sanitaire et culturelle.
L’insécurité on le sait explose, mais le coût de l’accueil de clandestins ou de migrants n’est pas connu de nos concitoyens. Il est pourtant de 50 000 à 60 000 € par an pour un mineur et de 30 000 pour un adulte selon l’IFRAP
Breizh-info.com : Vous participez à une session du conseil régional ce WE. Qu’est-ce qui s’y dit ? Qu’est-ce qui s’y décide ? Le fonctionnement du conseil régional de Bretagne semble en effet assez opaque…
Patrick Le Fur : Au Conseil Régional nous sommes confrontés à une majorité hétéroclite puisque composée de communistes, de socialistes, de radicaux de gauche, de régionalistes et bien sûr de macroniens.
Concernant le dossier immigration, ils sont tous favorables sans aucune retenue ! Nos compatriotes souffrent d’un poids fiscal jamais atteint, mais il en faut toujours plus pour les migrants. Les caisses de l’État sont vides, qu’à cela ne tienne, le gouvernement macron taxe encore plus pour accueillir toutes la misère du Monde. Pour la majorité régionale de gauche, il en va de même, taxe maximale sur les carburants, carte grise des véhicules la deuxième plus cher en France. Nous avons demandé pour la énième fois l’allègement de la fiscalité régionale, peine perdue !
Breizh-info.com : Parlez-nous de votre département d’attache, le Finistère. Quelles sont les grandes problématiques que vous souhaitez défendre ? Qu’entendez-vous au sein de la population que vous rencontrez sur le terrain en tant qu’élu ?
Patrick Le Fur : Au Conseil Régional, j’interviens régulièrement pour demander la rénovation des voies ferroviaires secondaires. Les TER sont empruntées chaque jour par les Bretons pour aller au travail et leur état est extrêmement critique.
J’ai défendu le lycée de Plouhinec, nous étions les seuls d’ailleurs à vouloir le conserver, la droite et la gauche main dans la main l’ont enterré !
L’apiculture est aussi un problème qui m’est cher. D’ailleurs je prête des terres à un apiculteur qui veut s’éloigner des pesticides. J’ai également demandé des aides financières pour l’achat de pièges à frelons asiatiques.
Je suis petit fils de marin pêcheur, donc vous pouvez sans peine imaginer que le sujet de la pêche est pour moi primordial. Marine Le Pen dans son programme des présidentielles avait intégré un grand ministère de la mer, avec une part importante pour la pêche et les métiers de la mer. Elle s’en était entretenue avec les professionnels du secteur lors de sa visite à Erquy.
Les personnes que je rencontre me parlent de leurs problèmes pour finir le mois, qui survient de plus en plus tôt. Les taxes et impôts sont bien trop lourds pour les ménages.
L’immigration est aussi une question qui les préoccupe, d’ailleurs je crois que près de 65 % des Français s’y opposent. Les Finistériens sont inquiets pour nos anciens et pour nos enfants. L’avenir est bien gris à leurs yeux.
Breizh-info.com : La situation de Brest semble par ailleurs se dégrader à vitesse grand V en matière d’insécurité, pouvez-vous revenir là dessus ?
Patrick Le Fur : Il y a plusieurs mois nous avions demandé une vidéo surveillance des endroits dits « chauds ». Peine perdue là aussi ! Le maire, M. Cuillandre est aux abonnés absents et l’insécurité devient permanente dans la ville du Ponant. Le communautarisme règne en maître dans certains quartiers et la Police ne peut l’endiguer faute de moyens humains et matériels, mais aussi par un manque de volonté politique. Nos dirigeants achètent la paix sociale, mais couvent en leur sein une bombe à retardement.
Breizh-info.com : La campagne des Européennes va être lancée prochainement. Quelle type de campagne allez-vous mener en Bretagne ? Est-ce que (si oui pourquoi) nous nous dirigeons selon vous vers un référendum sur l’immigration ?
Patrick Le Fur : La campagne des européennes va commencer officiellement très bientôt. Mais en fait elle est déjà ouverte depuis l’élection de monsieur Macron ! En effet les Français se sont très rapidement rendu compte de leur erreur, ils ont élu un homme au service de Bruxelles et des banques.
Ils ont cru que ce candidat allait changer leur dur quotidien, il l’a effectivement changé par un quotidien encore plus compliqué ! Nous allons faire campagne pour expliquer notre projet d’une Europe des Nations et des Libertés, une Europe non technocratique qui sait écouter et soutenir les peuples souverains au lieu de leur imposer plus de règles, plus de taxes, plus de paperasse et bien évidemment plus d’immigration. Je pense que le vote des Français et des Européens sera aussi un référendum pour ou contre l’immigration. Mon sentiment est que nous serons vainqueurs et que nous pourrons ainsi reconstruire avec nos alliés européens une Europe plus juste et plus humaine.
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