Nantes. L’Évêché favorable au maintien du squat de son gymnase par des migrants illégaux ?

Du nouveau dans l’affaire du gymnase de Saint-Herblain réquisitionné vendredi soir par des militants d’extrême-gauche pour installer 60 à 70 migrants principalement issus du Soudan (nord), de l’Érythrée et de l’Éthiopie : l’incertitude demeure car le diocèse, favorable à l’occupation de son bien, serait soumis aux pressions contraires des services de l’État.

Engagé depuis longtemps aux côtés de ce que certains appellent l’invasion migratoire… par des migrants principalement musulmans, le diocèse serait favorable à l’occupation de son gymnase. « Le gestionnaire du gymnase qui représente le diocèse […] a reçu de nombreux appels de prêtres qui revendiquaient le maintien de l’occupation », selon des voisins soutiens de l’occupation cités par le CRAN (comité de réquisition et d’action nantais) constitué par des militants d’extrême-gauche.

Un soutien sans failles à la cause des migrants

Un autre militant indique qu’au « sein du comité de suivi convoqué par la mairie. qui rassemble entre autres organisations, plusieurs collectifs et associations, le diocèse et les associations chrétiennes (cathos et protestantes) sont d’un soutien sans failles à la cause des [migrants] ».

De l’autre côté, des pressions seraient exercées par la municipalité – de Saint-Herblain – et la Préfecture, selon les militants. « Le diocèse par l’intermédiaire d’une SCI qui est la gestionnaire du gymnase n’a pas encore acté une éventuelle expulsion. Malheureusement la Mairie et la Préfecture mettent une pression énorme sur l’évêque nantais pour qu’il fasse intervenir la police ». Ceux-ci appellent à une mobilisation sur place ce lundi matin, sous couvert cette fois d’un « déjeuner solidaire ».

Les Érythréens et Éthiopiens présents dans le squats seraient chrétiens

Il se trouve en effet que les militants pro-migrants, pourtant hostiles en principe au fait religieux – surtout s’il est chrétien – ont trouvé la corde sensible et la font jouer : les Érythréens et Éthiopiens présents dans le squats seraient chrétiens – deux églises orthodoxes autocéphales sont présentes dans ces deux pays. « Les Érythréens en particulier sont mal vus car ils sont orthodoxes », nous précise une militante pro-migrants nantaise. « Ils sont obligés de se mettre à part dans les campements et subissent des brimades de la part des autres [migrants] de la région, musulmans ».

Cependant, en Érythrée, la moitié seulement de la population est orthodoxe – l’islam sunnite représente l’autre moitié. En Éthiopie, 45 millions d’Éthiopiens sont orthodoxes (43.5%), 19.5 millions protestants (18.6%) et 735.000 catholiques, le reste pratiquant l’islam – ce sont surtout les populations du sud et de l’est du pays. L’assimilation que font les militants pro-migrants et certains prêtres – peu pressés de s’occuper de leurs églises de plus en plus vides – n’a donc guère de sens.

Une migration au motif purement économique

Bien entendu, ces considérations religieuses n’enlèvent rien à la présence illégale de ces migrants en France, et au caractère purement économique de leur migration : l’Érythrée et l’Éthiopie ont signé la paix récemment et mis fin à un conflit vieux de vingt ans. Les deux pays réalisent une forte croissance économique, surtout l’Éthiopie – 10% de moyenne depuis 2004 –  qui a lancé maintenant un plan ambitieux de développement de l’industrie et des infrastructures, aidée par des investissements croissants de la Chine.

Pendant ce temps la mairie de Nantes a mis en place un gardiennage du jardin des Fonderies – occupé par des migrants début octobre puis évacué à la demande des riverains – et du square Vertais évacué ce vendredi matin. Ces gardiennages s’ajoutent à la déjà très longue liste des lieux gardiennés, mis sous alarme et surveillés pour éviter toute occupation ou réoccupation par les migrants et l’extrême-gauche. Le contribuable nantais, lui, paie. En attendant les élections.

Louis Moulin

Crédit photo : Breizh-info.com
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