MAJ 16h47 ; L’assemblée générale a voté ce jour (plusieurs milliers d’étudiants, mais toujours une minorité d’inscrits) et l’université Rennes 2 devrait être débloquée. Ce jeudi en fin de matinée, environ 2.000 étudiants se sont rassemblés devant le bâtiment B du campus de Villejean à Rennes pour une assemblée générale.

À l’issue de ce vote, la direction de l’université a annoncé que « les bâtiments seront accessibles dès demain matin » et que « toutes les activités de l’établissement reprendront normalement ».

 

C’est reparti pour un tour ! L’Université de Rennes 2 fait à nouveau face à une grève et à un blocage, qui perturbent la vie étudiante et qui menacent les partiels, une nouvelle fois.

Cette grève est votée par une petite Assemblée générale de 400 étudiants à peine sur 21 632 inscrits au 1er janvier 2018, à main levée. Cela ne provoque aucune réaction de la direction de l’Université. Ceci amène l’UNI, le syndicat des étudiants de droite, à dénoncer cette inaction, et à accuser la présidence de confier le maintien de l’ordre public aux étudiants.

« À Rennes, les blocages et les dégradations des facs et des lycées se poursuivent. Depuis le 13 octobre, la situation ne s’améliore guère et fait monter, une fois de plus, les tensions au sein des établissements.» écrivent les membres de l’UNI Bretagne.

Il faut rappeler que les blocages sont interdits par la loi. Nul n’a le droit d’empêcher les étudiants et le personnel d’aller sur leur lieu de travail et de circuler librement. Les barrages pénalisent et mettent en danger les études. L’UNI demande que ces libertés soient respectées.

Malgré de nombreux mails, il apparaît que le président refuse de faire intervenir les forces de l’ordre, en prétextant notamment un contexte national tendu. Ainsi, il se réfugie derrière des événements nationaux et indépendants pour justifier sa position. En effet, au printemps 2018, sa posture avait été la même face aux blocages. Il multiplie les déclarations floues dans une position d’équilibriste, mais aucun acte : la paralysie se poursuit, étudiants et lycéens paieront le tribut.

Afin d’assainir la situation, le président a invité les étudiants à se rendre à l’Assemblée générale. De cette manière, il confie le maintien de l’ordre public à l’Université aux étudiants. En se déchargeant de la responsabilité des événements, il néglige la mission dont le charge la loi.

L’UNI demande la mise en place d’un vote électronique sur une motion contre les blocages et pour l’intervention des forces de l’ordre. En outre, nous invitons les étudiants à se rendre et à s’exprimer à « l’Assemblée générale » prévue ce 13 décembre à 10h. Nous invitons également les étudiants à dénoncer les blocages par tout moyen, notamment sur les réseaux sociaux, afin de sensibiliser l’opinion.»

La petite minorité d’étudiants grévistes dénonce notamment le logiciel Parcoursup ainsi que la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers, qui permet pourtant de récupérer de l’argent pour les étudiants européens.

Une Assemblée générale se tient depuis 10h ce jeudi .

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